‹ Les diplomates européensChapitre 48 sur 117 · LE MARQUIS DB NORMANBT · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DB NORMANBT

n'avait pas de chances , ou que son habileté a fait fausse route. Si donc M. Bulwer à Madrid avait remporté la victoire et conclu les mariages dans sa pensée , nul n'avait à s'en plaindre , chacun usait de son privilège d'ambassade et de sa légitime action.

11 était incontestable qu'après Tévénement des mariages espagnols , les dissidences qui s'élevaient entre lord Palmerston et M. Guizot, devaient bien embarrasser la position de lord Normanby à Paris. Dès les premiers pas on le voit timide , hésitant et sans parti pris ; l'homme de bon goût, le gentilhonmie va rendre ses hommages à l'infante duchesse de Montpensier, et pour se justifier il établit la distinction un peu subtile entre la double qualité d'infante d'Espagne et de duchesse de Montpensier. Lord Normanby, toujours à l'imagination un peu romanesque, refuse de voir l'une et salue l'autre^ dans la gracieuse et jeune princesse. Il parait à la cour sous un aspect et ne veut pas qu'on l'aperçoive sous un autre, comme ce masque à deux visages qu'il avait admiré à Pomper. Ces subtilités rentrent-elles dans l'esprit de notre temps sérieux? On les dirait empruntées à la scolastique, aux thèses d'université.

Cette petite afiaire prend bientôt des proportions plus graves; les choses s'enveniment, K pourtant sur les faits les plus simples, dans un pays de parlement et de

1. rai mité toutes ces questions dans un livre spécial sur les mariages espagnols.

a DIPLOMATES EDlOrtEas.

(ord nr reoMidiie de k politii|ae-, e'étùt une d« pin gnodesdineattés, piroe queles deniàtnalioDS s'eidoùent rnne par l'aotre; on devait s'entendre cordialement et manher dans des bats divers. Voilà œ qui expliqneconnent des caractères évidemment loyaux ont pu snivre one ligoe de conduite secrète et séparée, et ceh parla force des choies, irailiears, et il faut bien admettre ceci en diplo- Ditie, c'est que suivre et développer un système partialier utile »»n pays et chereberàle faire triompher p» des moyens de finesse et d'habileté, ce n'est que de M ,gri. atois, recoMiu. U loyauté dans ces sortes d'alhi- « né consiste qo'à tenir la parole donnée, les engagements

pris- sur tout le i«te , on demeure Ubre de sa ligne, de SI ^^, et rhaWleté consiste à U faire triompher. Ainsi h France a pu trèsJibwment soutenir et développer ce -riDdpe • .qu'elle n'admettait pour le mariage de Urdne Liequ'un membre de lamaison de BourtKm..Ceprin-

^^deUdi^tie;iddterest«t^t riit-elle n'eût trompé qu'an cas ou elle aonrf

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30 DIPLOMATES EUROPÉEHS.

paroles, à la puite des eiplicatîops d^ M. GujiKit h 11 Chambre des députés I )| est ipcoopeYUbie qn'Qii hoipind comme lord Normapby , Qoj appurtîen^ ^ ao pays oà In ministre^ chaque jour expliquent ^\ 4^veloBP§Qt lev situation, racontent les affaires (|e I9 4iR|oipatie 4v» le parlement, quelquefois i|¥0c aigreup pu ÎQcqQv^iafice epvers les gouYernçmepIs étranger, pulMp s'irfitpr ({0 quelques paroles nfoiqs ipsultimtes que len plipas^ ?iiigt fois jetées par lord Castlepeagb, M* Qaimiiig pu lord Palmerston lui-même sur I9 politiqqp de la Frapee, Cepepdant, par uo mouvement <}e colère né de l9 situation mômp, oi| par une suseep^ilité par trop ctipvaleresqqp à» Y^UÙiMr sadeur, ce qui est un simple accident 4e¥ippt upp grow affaire ; lord Norman)iy s'en affi^te comme s*il était pfjpsppé persopnellempnt, comfpe n PPUT contester pp point, nn^ opinion, un fait, on lui doppa|t up ^émppti ; opiprap si ijim les affaires publiqpes, ^n$ les procès, il p'y avait pv toujours deu^ parties pp cause qui afgrmenl depx choses différentes, sans pourtant se pfoire offensées jusqu'à ramasser une épée pour croiser le fer, conuqe un mousqpetaire aux temps de Louis W\l et de la Propre.

Il fallait que ces irritations fussent bien vives « puisque le marquis de Normanby eut la faiblpwe de faire que questiop personnelle d'une dissident momentanée des deux gouvernements ; il perdit même en cette circonstance le sang-froid nécessaire à uu homme d*État. Il se comporta en a^t^lir

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