‹ Les diplomates européensChapitre 49 sur 117 · LE MARQUIS DE NORMANBT. SI · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE NORMANBT. SI

susceptible et irrité , en artiste plein de rancune de ce qu'aq dontait de la valenvde son œuvre; il mêla dope }es irritatiops de sa personne aux difBcqttés déjà si grandes de la position; le iparquis de Normanby fut en cette circonstance au Biûins aussi personnel que lord Pabperston. On vit, chose assez étrange, des fiomnies d*État gâter les affaire de leur * gouyemement à cause d^ leqr amour-pr^pre,

J*ajonter4i, que daq^ la singulière voie de susceptibilité irritée que le mardis de No{tnffnb y avait choiiie , il recevait les conseils» les ^yiSt les encouragements ))ipnveillai)ts des hommes et ^es journaq^ qui occupent le monopole du pa-triotisme. Tw^e ^ croire pour l'honneur du journalisme, qa*il était plutôt inintelligent que sciemunent aoupable ; il serait trop déplorable de penser qu'il était en rapport réel avec Vamb^ssadeur. Cependant les faits sont là, les articles subsistent; Ip parti qui se disait national se faisait apglais ; « tous les torts étaient à H. Guizot, toutes les gloires pour lord Palnierston et le marquis de Normanby, qui seuls araient bien agi ; nous avions manqué à la France dans la question des mariages, nous avions tort dans nos formes avec l'Angleterre» ; on aurait dit que la polémique des journaux était datée de Londres et que les articles étaient écrits à l'ambassade du faubourg Saint-Qonoré. Ceci flattait lord Nonnanby ; il aspirait h devenir un chef politique et parlementaire à P^ris ; il se vit déjà je protecteur d'un nouveau ministre i|ui succéderait à M- Guixot; conune TAugleterre

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avait fait à peu près ce qu'on avait voulu avec M. Thiers, et que celui-ci à toute phrase faisait Téloge de rallianoe anglaise» on espéra à l'ambassade anglaise un cabinet de centre gauche. Dans cet état il fallait frapper fort sur M. Guizot» qui avait eu le tort de rester français. De là, ^^tte invitation de bal envoyée par erreur au nom de Tambassade anglaise, et désavouée avec affectation.

Le marquis de Normanby fait bien de se défendre de toute intention dans cette conduite d*un homme qui n'aurait passa vivre; boutade d'unbravo de Florence ou d'un artistede Calot à longue rapière. Entre certaines gens, nous concevons qu'il y ait des impertinences qui ne vont pas loin, parce qu^elles ne portent pas haut. Mais les honunes importants doivent toujours se traiter au sérieux , et ne pas user entre eux de ces mauvais airs de matamore qui ne vont bien à per^ sonne; alors môme quMl y aurait des griâCs considérables entre eux, ils doivent toujours être placés à leur rang, à leur dignité ; et ceux qui les insultent se blessent eux-mêmes profondément. Le marquis de Normanby put le voir à ce bal de son ambassade, sorte de manifestation qu'il avait préparée, où un si petit nombre de notabilités vint assister; on y compta, sans doute, quelques noms honorables , mais que Taigreur, ou les prismes de l'opposition, aveuglaient à ce poifit de ne pas leur laisser comprendre qu'ils commettaient une faute. Les chefs et les adeptes du parti national y assistèrent avec une extrême complaisance, tandis que la

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