‹ Les diplomates européensChapitre 51 sur 117 · IV · texte numérisé non relu

IV

façon absolue toutes les démarches et les étoarderies de l'ambassade de Paris. Ce retour vers les convenances lui paraissait d'autant plus impératif, qu'après avoir consulté tout le corps diplomatique, à Paris comme à Londres, les torts avaient été donnés à lord Normanby, assez léger pour méconnaître et insulter le côté grave et éminent du caractère de M. Guizot ; donc, avec une franchise qu'il faut louer, lord Païmerston écrivit au marquis de Normanby pour Vmviter à sortir d'une façon quelconque de la position délicate et personnelle où il se trouvait, par une démarche qui honorerait son caractère, tout en élevant celui de M. Guizot. Cette démarche était simple; on devait choish* le doyen du corps diplomatique à Paris, le comte Appony, esprit si sage, si modéré, conune souverain arbitre du difTérend entre M. Guizot et lord Normanby, et celui-ci réglerait luimême les formes à suivre et les paroles à échanger pour un rapprochement. Tout cela se fit avec Tesprit de convenance qui distingué le comte et la comtesse d'Appony ; il ne fut dit de part et d'autre que des choses dignes; les querelles personnelles s'effacèrent devant la gravité d'une situation de gouvernement à gouvernement, et lord Normanby put désormais rester dans un poste que son esprit et les grâces de ses manières lui rendent si facile. M. Guizot accepta une invitation à dîner très-empressée, et lord Normanby vint à son tour dîner aux affaires étrangères. Nous avons si peu d'aristocratie aujourd'hui, et un si grand

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