Voir mon Histoire de la Restauration
M DIPLOMATES CUBOPtBITS.
même France, à la lotte des partis vivaoei et acharnéi : de tous côtés circulait le tmiit que Cliarles K arni?arait à d£B coups d'État, et cette résolutîon étonnait ptamean cabin(Bts et en effrayait beaucoup d'autves ; non |^, je dois me hAter de le dire, qu'il y edt répugnpnœ parmi les murs pour une vésotution de fermeté qui aurait domé pins de fonse, pins d^énmgie au principe monareiiîque; mais toutes ces eouFs savment également que Charles X était fiiUe, sans eouvage peroonnel, que s'il osait un coup d'État, œ serait avec imprudence, pans moyens d'eiéoution ; que dès lers il y aurait danger pour lui et son pouvoir , sli s'abindonnait k des tendances trop en dehom des idées et des besoins de son époque. En plusieurs cireonstances Pemperenr Nicolas avait eu à ^expliquer tnrec le due de If ontemart sar les deux points dont je viens de parler : la question d'Orient et les coups d'État. Sans doute ia question d'Orient le préoccupait comme cdté diplomatique, mais m même temps ta pensée d*U9 owip de folie, épaané de Charles X, arrêtait les meilleures combinaisons , parce qu'nn td événement pouvait jeter l'Europe dans des difficultés infinies; tout échec en pareil cas est si pMUeipLi
C^est sous ces imprassions d'une eanserîe sérieuse avec remperenr de RiKsie, que le duc de Mortemart eut A s'exprimer aupféa du roi Charles X, et il )e §t avec la respect profond d'un geatHhomme , mais anssi aftc me loyale sincérité ; de là, un peif de froideur de la part du vieux roi,
IS WQ PB ifOllTBIlAET.- «»
im» m vpiMait pw Mre cwtrtrié iJmg^eg dp9S9l06 pi»p c§ qu'il WPeblit IMiq résiiteiwe Ubérule, ^ |9 duc de Mortemart pe retîm raoïq^ntonéiiiept dapp h torr9 de N^updle, 9 (B^ifiqm distance de ||«i|p(ei}OD et Doa Ipip de S^nfr^^loiid où r^d^H le vieux roî,
La dve y arri?aU à pei^e, lorsque le» Qrdomiaqqep de juill^ PMWW^ 4aDS te ItomUmr et provequèrent la timuln t^eiwe ré«w^ffpe; bw évépemeiits merchèrent »vee t^ni de F^îillt^ que le 97 juillet M. de If orteniert put epprendr^ la laite fataje de Péris s il (crut deP9 la i^arge et le» devoirs de aqn lervioe de 9e rppdre k gajpit-Ctoud ppiir prendre le oopuuaudeiBeiit des Ceut-Suisses de la garde, qui ne de- Taieut PM 9m^ (4 ro| et M'éaerver 9» persQooe sacrée, lei ^mpKSRpe nue pouvelle 9itp0oi| poi^r M. de MortfH mart : opoune im dîgi^ pfQcier |) 3e serait fftjt tuer pour sauver le p)i de Fr>^ûes tpps ctmx qui approcbeieqt pe noble prîace trouvaient ep lui up cliarme ludioiUp qui cofooMiidait le ^voqement* Ce dévoucuneut «liait imposer de grande devoirs au duc de Blortemart, et cses devoir» imineffgee enirait<-il le p^Dr^ge de les remplir dans tpute leur élpndpe? Qp étai^pu 38 juillet, et Paris était au pouvoir de llnsurrectioq; la girdp royale s*était retirée à SaipfrCloud. U y avait eucMp eeptainement des laoyens de transactioD ; le groupe de députés tremblants » réunis chei M. Laffitle» semUaieut s'être arrêtés sur le nom d*nn président du con»ei) conppe garantie, en même temps qu'ils
56 DIPLOUATES EUROPÉENS.
demandaient la démission de M. de PoUgnac et le retrait des ordonnances; soit spontanément, soit par insinuation, le duc de Mortemart M désiré par la réunion LafBtte, car il jouissait d'une certaine popularité. Le bmit s'était répandu que M. de Mortemart avait plusieurs fois refusé le ministère, parce que la part faite aux libertés du pays ne lui avait pas paru assez large; j'ajoute que, par M. de Forbin Janson * , il était très-avant dans le parti libéral qui, presque toujours, l'avait souhaité pour président dn conseil en remplacement du prince de Polignac.
Donc lorsque, par les conseils de M. de Vitrolles, le roi Charles X se fut décidé à renvoyer le ministère Polignae, le choix de M. de Mortemart pour la présidence du conseil fut définitivement arrêté. Le roi s'y résigna difficilement, puis il en comprit l'importance ; il ne s'agissait plus que de déterminer le duc de Mortemart à l'acceptation de cette charge si délicate , et mmns militaire que politique. Le roi fit rédiger l'ordonnance de nomination , appela auprès de lui le duc de Mortemart. J'ai raconté avec détail, dans an autre livre ^ , cette scène historique de royale insistance et de refus persistants. Le duc se sentait-il insuffisant pour la situation, ou bien redoutait-il les périls? Il fallut que le roi Charles X le poussât à ce point de l'acculer raatérielle-
i. Je crois que ce marquis de Forbin Janson est le même qui eosuite, raflineur de sucre , a lait une faillite colossale à Marseille. S. V Europe depuis Vavénement du roi Louis-Philippe,
ment presque dans une embrasure de croisée» et qu'il lui mit rordoDuanoe de nomination dans le ceinturon de son cépée. C'était, disait le roi , un service personnel , un acte de défouraient à la dynastie et, s'il était besoin, il lui ordonnait à'mxeçter. » Leduc de Hortemart s'inclina et dés lors l'aeceptation fut donnée ; il y eut donc nouveau contrat de fidébté conclu entre le prince et le sujet. Ici commence la flifaiatton la plus délicate , la plus exposée, et qui appelait la fermeté la plus grande, unie à la plus haute habileté.
Le duc de Hortemart, président du conseil, avait d'abord dioisi des collègues ; dei^x furent désignés parfaitement en haimonie avec la situation des esprits : M. Casimir Périer ponr l'intérieur et le général Gérard pour la guerre. Les éléments du ministère une fois arrêtés , que devait faire le duc de Mortemart? Se rendre en toute hâte à Paris , voir ses deux collègues si avant dans le parti libéral et s'entendre avec eux sur les premiers actes du gouvernement (M. de Mortemart avait carte blanche) ; faire insérer les ordonnances dans le Moniteur, réunir les deux Chambres, lutter enflo d'une manière efficace avec l'esprit révolutionnaire encore hésitant et qui eflhiyait les plus fermes cœurs. C'était difficile, périlleux, je le saisie l'avoue sans peine; mais, ponr un digne soldat comme le duc de Mortanart, qui avait aflronté les boulets et la mitraille, pour un gentilhomme dévoué au roi de France, ce n'était qu'un devoir impératif: mieux valait succomber quç d'abandonner ce terrain. Au
«4 PlPW^MATI» PI»0?|t|Iie,
liep fl^ cela qo9 fait le due de Mortaniart? à toi|0 lai pis U 9'arrète, à chaque obstacle il béûta ; il 86 d(6gitisa et se oaûlie m^me ; imî# il cenQe iee ordonnaoees à son eecréteire qiif ae 9âpare da loi. Au milieu dee Faes de Paria, il s'anète, cause» eonanlte tout le monde; et eourt ae téfogier à la GtoPhra dei iiairB, Dans cette espèce de favi^preaee, il QOitf titne une ferme de goiiveniei|ieDt dmt l'HMel de ¥ille devait bien ee rqiller < £taitrea là yraimeiU oe qpe le due de Mortemart deirait faire f Tant il est ?m qn'U est des jeaif dans la vie de3 bommes de grand Ptenr qu'on ne s'eipliqoe lesl II r avait évidemineot de la doa|oar et de la fatigue dans toutes les démarobes du doe de Mortemart; il épnmr vait ce sentipoeiit profond que tont s'en aHait, et dans cette sorte de désespoir on ne garde pas tonjonas la fennelésDfT Séante et un juste esprit de direotiou. Nnl ne nie qne Hm, h ce moment , ne fût hiH}levaraé paa la gnenop civile ; toutefois il était pessUde de circuler à travers des péiiis bieo minimes , quand on les compare aux grands jours des ha» tailles : la rente était large depuis SaînUloud jusqu'à Paris. Puisqu'il avait pris un déguisem»t populaùre , qu'avaitJ à vedouterf Le peuple des barricades était certainement Usa despote, capricieux, mais enfin tMt d'aulnes allaient, ms^ ohaient dans les mes de Paris, qu'un soldat ai brave, ua gentilhomme de ouiur si haut ne devait pas hésiter qaaod il s'agissait de sauver la monarchie.
Cette ûiiblesse du duc de Mortemaet asanci considénr
Mement les aflaires de le révolatipo fte JaiUet; un^ fois oalheQreiiseineDt engagé , le p^gociatei»* fit ftoto ftor bote : il laimi échapper toutes les oocasioDs, teintes les drconstanoes d'une trawacUQa possible qu'iiidîqpe encore n eonversatioo avec le prinoe babile et providentiel désigné pour la lientenanee générale dn roTllool^, et qui (i|t révélée avee beauoonp d'indiscrétion : on rapport^ des IMinÉM, des engagements, et en dea terpaei ptaui on qwinB précis, bmits qni devinrent populaires et ne fqrpnt pas démentis* C'est qne pent^tre, très-affecté d^ ce qui ^'était psaié, le duc de If ortemart voulait reconquérir «lors Taliéction des légitimistes qu'il avait perdue, Ito position dovient désormais très-iaittase; il ne veut p«s entper avep netteté dans les combinaisons nouvelles, et il ne peut plus rester dans le parti légitiouste ; de là ses incertitudes, son besoin de retraite et sa disparition subite des affiursa po- Uiques. Le. président du conseil nonné par Charles X, chargé de la formation d'un ministère, abandonne son poste saMdémission^ sans protestatiopi ancune; il se retire dans tes terres, se contentant de inrèler serment à Toodre noufeau aans difficulté , sans conditions, par les m^mes UMljfa qui détenoinent tout le parti politique.
Mainlenant commence une nouvelle phase de sa vie , et DQ lit avec étonnement un article du MimiUur qui annonee la nomination du duc de Mortemart comme ambassadeur eitoapi4inefreà iacQur de Bussie. (Un était en IMS.) Ûm
flO DIPLOMàTES EUROPÉENS.
Fa déterminé à reprendre la haute position qu'il occnpùt sous Charles X7 A-t-il complétonent calculé les conséquences de cette acceptation sous un nouveau règne, et Taccueil qu'il va recevoir à Pétersbourg? J'établis d'abord que l'acceptation de l'ambassade de Russie par le duc de Hortemart tenait à une cause fort honorable pour luimême, c'est-à-dire aux périls du pays, et au désir d'éviter à l'Europe une guerre menaçante. C'était sur les instances du général Sébastiani , à la suite d'une conversation avec le roi Louis-Philippe et d'après les conseils de l'habile comte Pozzo di Borgo que le duc de Mortemart s'était résoin à accepter la mission de Pétersbourg. On croyait les hostilités imminentes ; la Russie devait former comme l'arrièregarde de l'Europe contre nous, et il fallait éviter les grands désastres de 1813 et 181i. Le patriotisme du doc de^ Mortemart ne vit que ce grand devoir, sans calculer les convenances de sa position personnelle et la manière dont serait interprétée sa démarche : il partit pour Pétersbourg avec cette mission spéciale , et arrivé à son poste , il dut s'apercevoir que mille préventions existaient à la cour impériale contre le pouvoir né en juillet; lui-même, si bien traité conune ambassadeur de Charles X en 1838, n'obtenait pas la même confiance, le même abandon de l'empereur Nicolas. On l'accueillit personnellement, et il parvint à rectifier les idées du tzar et à faire comprendre les sages intentions de la monarchie du 9 août; mais j'ai le devoir
de dire qae pour gagner une meilleure position à Pétersiiourg, ou peut^tre pour reconquérir la faveur des légitimistes, M. de Mortemart s'engagea, je le crois, dans des coQTersations trop développées sur des projets d'avenir, qa'on put supposer un instant comme une chance, mais qui n'étaient pas réalisables au milieu de reffervescence des partis. On prit ainsi à Pétersbourg de simples hypothèses pour des engagements. On crut que les instructions de Tambassadeur allaient au delà des affaires pratiques, si bien que lorsqu^on aperçut le vide de certaines paroles, on s'aigrit et l*on s'irrita, non-seulement contre le cabinet des Tuileries, mais contre le comte Pozeo di Borgo, supposé Tinstrument dans ce qu'on appelait une intrigue. Si donc l'ambassade du duc de Mortemart réussit pleinement sur la question principale et pratique de la paix et de la guerre, s'il parvint à laisser des impressions plus exactes sur les forces, Tesprit et les périls du pouvoir en France ; sous un autre rapport il compliqua les relations personnelles des deux cours; il rendit diflDcile 4ésormais la position d'un ambassadeur sérieux à Pétersbourg. L'empereur Nicolas, à travers les grandes qualités de son éme, la fermeté, le sen* timent de lui-même et de son pays, a un défaut particulier, c'est de revenir difficilement sur une opinion conçue; une fois qu'il a un sentiment sur un homme, sur une question, 8erait*il foux, il le garde fermement, et ses conseillers n'osent pas le contrarier dans ses moindres desseins. Or de
6t DIPLOMATES BiftOPÉBIfS.
rambassade de M. de Mortemart datent ces t>fettti6i^ ^ mauvaises itnpressiotis , (jUi né se sont Jamais eflaeëes dans la pensée dn ttaty bien que le temps Û l'expérience aient pu le détroniper. C'est pttrce qne^ an poiM de ttie dynastique, cette ambëssàde fie fat pas absoltunefat habile ()u'{I en est t*esté du ressentirent.
A son retour H. de MôHemàrt rentra complètement dans la rie privée; ati milieu d'Une fortune Immense, s*abstenàiit de toute démôhsthbtion ActiVe et saillëhte h Têtard dtt principe nouveau. Je crois même que le désir dé se placer iin peu mieux dAns le pàHi légitimiste, qui Teacusait avec ifljustice, renirathii ft de ntisses démarches^ et SiiHoùt I cette lettre de refiis ()u*a écrivit au sujet d'ùtie misêioii d'honneur que le roi désirait lui cohflët^ pour le mariage dtl duc d*Orléans. Le plus gi*and malheur tnmr an homme dU rang, de la fôHUne, de la naissance dti duc de Mortemart, e*est de ne pas savoir prendre une posltton dessinée, et de louvoyer torst^Ue tout doit être net parce que le cœur est bant. On eohçoit parfaitement qu'un homme qtU h*a ni sitiiation soiiiale, ni fortune, et qui veut néanmoins Se maintenir aux affhireB, puisse ainsi abdiquer ou atténuer ses convictions» aBn de conserver une position lucrative ou des honneurs inespérés. Mats M. de Horteniart avait-il besoin de cela? De deux choses Tune : ou il restait légitimiste, ou il S*étatt rallié au fait nouveau. Dans ces dent cas , il lui RnUait tine position nette, la dire et Tavouer; la
LE DOC m mmTttiAftt. m
monarchie taouvelle méritait un haut intérêt politiqtie, et M. di MorMimrt pmvAi le pi^OlaiMr i et ifii âdétfté à l*àiiitienne de?ën«it dietaleresqae; il Mlait opter aank béBitàiioti ancimei Dans les négociatiotis deci Joiiiliéea de 1680 H. ùt Hlortemart avAit été timide^ idcertain, et inàlhëureli«etiiettt cette ciroDiiftaiice ite sa fie détrëiiipa eût iouto «a carrifirè aitérienrei II art celrtainës actiotaa ^tti^ en tettant toojMr» dans notre niémoire et pesant siir eHe^ donhent è totiteft nos démardieb qUélqae lAoae dlrrésdlUi de matiièrë à de qu'on ne sait jamali te <td'on vent ob même ce qn'on pettêë; tandis 4u'eil se pléfant aveé netteté ou d«&« M t^itièlpè fainen ou dafaé le MgiMë réparateur (}ui lui a succédé, H. de Uortenart aurait eu plus de Jote > pafce qull se serait fait fane religion d'honneur de sa position acceptée^ Rn 1880» s'il anlit serti le rtri Charles X avee fermeté, et prift plaoe au sëlii du parti légitbniste» avec son nom et sa foHune 11 animait au une importance^ uu bonheilr dans la ▼ie, ifU'il n'a pas trbuté au dehors. 6i du contraire il eAt accepté franchement le nouvel otdre de cboses» en se ral*liant au principe eunserfateut*, eu roi si babila qui a préservé le pàfi de l'anarchie, il aurait eu ericoré un motif de satisbitUmi personnelle ^ car un homme appartient à la Fraude avant d'appartenir è une lignée i et tout en * cottsetiraut ses sympathies (et beaucoup les ont comme lui)» il aurait pU loyalement servir le nouvel orch^e de dioseSi Je dis tiue dans l'une ou dans l'autre hypothèse, M vie
64 DIPLCHMATES EUROPÉENS.
da dac de Mortemart aurait été plus complète; od ne peut servir deux idées à la fois, deux aflectioiis; cela produit des déchirements et ces mille douleurs intimes qui arrachent l'âme. On veut préparer son repos par des concessions à tous, et Ton se tourmente. C'est une sorte de faiblesse qui, cherchant la paix de l'esprit, ne rencontre que le trouble. Avec toutes les conditions d'une grande fortune, et tous les nobles instincts, on dit que le doc de Mortemart n'est pas heureux, Hélas 1 nous savom tous qu'il a perdu ses plus chères affections, que le malheor a affligé sa lignée, et que son beau nom peut s*éfeindre. Aussi me suis-je borné , dans cette notice, à juger l'hoonne . politique, à apprécier sa conduite et ses actes; l'homme d'honneur et de chevalerie a été respecté ; je le retrouve encore partant pour Alger avec le vieux duc de Caraman, dans le but de chercher des distractions militaires au milieo de ces soldats, dignes héritiers de l'armée de France. Le courage personnel n'a jamais manqué au duc de Mortemart, mais on peut être brave coàune son épée et n'avoir pas de caractère; on peut être un honmie d'honneur dans toute sa vie, et pourtant s'exposer, par une timidité excessive, à être jugé défavorablement comme esprit politique. ' La modération est une belle chose, le sentiment de conduite une qualité de l'Ame, mais il ne faut pas pousser ces choseslà jusqu'à devenir si incolore qu'on ne sache plus à quel parti vous donner, et sous quelle bannière vous abriter;
c'est là une mauvaise position» elle ne fait ni le bonheur privé ni la grandeur publique d*une maison ; et je respecte trop le nom, les services du duc de Mortemart pour ne pas loi dire cette situation fausse avec l'impartialité de This-
toire.
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LE ÊARON DE THÛGÛT ET LE COMTfe Dfe STAt)îd]^