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LE BARON DE TBU6UT «T U CONTE PE STADION

condition nwye% et forteij car les idées 4q la diplp^ matie avaient entièremeiit changé depm« 1907. Eq 1805, TAiitrictie ayait pow elle la Russie , et ces deux pnjssaDcaf marcliaient de concert à Austerlitz; la Prusse seule avait refusé d*agir, on n'avait agi q^Q tardivement. Depuis, les événements avaient changé de naturel L'Empereur des Français avilît eu une entrevue avec Alexandre sur le Niémen, puis à Erfurthi et un prestige immense avait été exercé par Napoléon sur )e tzar; l'Autriche, daqs toutes les conversations intimesj n'avait été considérée que copuuç puissance secondaire dans le partage du monde.

Toutefpis, lesi^nseignemçnts qu'on avait recueillis, soit $ Londres, soit à Pétersbourg, avaient signalé l'existence d'un parti puissant, dirigé par l'Impératrice-mëre, qui p<ius>sait la Russie dans des voies hostiles h la Fraqça. En sup^ posant donc qu'Alexandre f^t tr^s- sincère à Erfurth, n'était-il pas dans toutes les probahilités qu*U serait dépassé par le parti national de la guerre, formidable en Russifi f et dans toute hypothèse, on avait la certitude que l9 promesse qu'il avait (aite de fournir un corps auxiliaire à Napoléon, en cas d'une guerre avec l'Autriche, ne serait pas réfilisée. Instruit de cette situation particulière de la Russie, le comt^ de 3tadion dut examiner également l'atUtude de la Prusse: à Berlin dominaient l'abaissement et la corruption, il ne pouvait donc pas compter sur le concours du gouverne^ méat; mais il aurait l'appui de l'Allemagne en feu, et des

sociétés secrètes qai la travaillaient. Ce soulèvement, TAngleterre Tespérait elle-même ; il était signalé et préparé par la présence de tons les chefs de partisans; Schill parcourait les provinces allemandes, afin de les soulever contre les Français. Ainsi étaient les esprits en 1809.

Quand donc le temps fut venu, le cabinet du comte de Stadion se décida pour la guerre que rAutriche devait faire seule ; seule sans doute matériellement, mais elle avait pour elle les cœurs de la vieille patrie allemande, le concours moral de la Russie , et le mécontentement de la Prusse. Cette campagne de 1809 fut conunencée en vertu d'an véritable esprit national, et conduite par un énergiqae besoin d'affranchissement et de victoire : aussi fut-elle vaillamment dirigée par le prince Charles, le grand capitaine, celui que désignait le patriotisme allemand pour sauver la nationalité. La campagne fut donc belle ; il y eut partout d'héroïques faits d'armes, témoin Essling I Mais la bataille de Wagram, ayant donné une fois encore la victoire aux nobles aigles de France > il fut besoin de traiter de la paix. Comme préliminaires, l'empereur Napoléon exigea Téloignement du comte de Stadion , comme il avait imposé à Lunéville celui du baron de Thugut. Stadion avait en effet pris une part très-active à tout ce qui avait amené la guerre; fort avant dans les intérêts russes et anglais, signataire des traités qui avaient uni ces puissances, il devait nécessairement faire ombrage à Napoléon et an

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