LE BARON DE THUGUT ET LE CX)MTE DE STADION
système de paix qui devait suivre le mariage avec l'archiduchesse Harie-Loaise. Dans cette circonstance, le comte de Stadion fut remplacé par H. de Hettemich, alors fort aimé de Napoléon : et ici je ne pais résister au désir d'établir le parallèle entre ces deux hommes d'État, qui différaient plus encore dans leur àituation que dans leur caractère.
Le comte Metternich , comme le comte de Stadion , élevé dans les bureaux du prince de Kaunitz , avait plus de tenue et d'esprit, un grand fonds d'études politiques ; mais quelque temps ambassadeur en France, empreint des idées diplomatiques de Talliance, il se sentait pour l'empereur Napoléon une dévotion admiratrice * qu'il ne déguise même pas encore aujourd'hui. Je crois qu'au fond, le comte Stadion ne différait pas de H. de Metternich sur le but définitif de la politique ; tous deux voulaient faire sortir l'Autriche de la situation abaissée dans laquelle elle se trouvait ; tous deux avaient souhaité de la voir se relever dans le système général de l'Europe. Mais ik. de Metternich s'était moins compromis avec Napoléon , il avait moins agi , moins négocié dans le sens européen, et il croyait relever l'Autriche en l'associant au système français sans manifester encore le caractère hostile qu'il déploya au milieu des circonstances futures. Dans le comte Stadion l'empereur Napoléon poursuivait l'alliance au^tro- anglaise, comme dans H. de Metternich ii voyait le triomphe de l'alliance austro-française. C'était cal^