‹ Les diplomates européensChapitre 88 sur 117 · LES COMTES DE LOBVBNHIELM · texte numérisé non relu

LES COMTES DE LOBVBNHIELM

de dét)OQché maritime à la Russie et à la Prusse ; les esprits sont tellement engourdis pour toutes choses que la noblesse flnlando-soédoise est devenue exclusivement russe de mœurs et de manières; la Finlande s*est séparée de la Suède sans espoir de retour, presque avec la joie de devenir russe, tandis que la fusion de la Norvège dans la Suède s'opère lentement, avec un esprit d'opposition hostile, tracassier, parce que le gouvernement suédois n'a ni la force, ni la grandeur des destinées de la Russie.

A répoque de la restauration du droit public européen, Charles XIII (le duc de Sudermanie), déjà vieilli et sans consistance, laissa tout le poids des affaires à Remadotte. Le prince royal, dans Finmiense tâche qu'il avait à remplir, déploya une dextérité incessante et une Ûnesse toute méridionale; il n'avait plus à craindre cette noblesse naguère si fière et aujourd'hui corrompue, assouplie , qui adhérait au gouvernement du prince royal comme elle aurait adhéré à tout autre, sans amour, sans dévouement , parce qu'elle avait abdiqué son caractère chevaleresque depuis la chute de la maison de Gustave-Adolphe. Remadotte n'eut pas à craindre de faire un peu de libéralisme à l'égard des paysans; cet ordre ,^ dans l'État, n'est pas redoutable; sur ce vaste territoire, coupé de lacs et de montagnes, il n'y a nul moyen de se grouper, de se réunir, pour préparer une révolution ; les paysans agrestes et rudes ne tuent pas leurs princes au milieu des flambeaux et de

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