‹ Les diplomates européensChapitre 93 sur 117 · LE OOMTE DE SAINTE-AULAIRE. M · texte numérisé non relu

LE OOMTE DE SAINTE-AULAIRE. M

Comme toute cette bonne noblesse, les Sainte-Aulairese vouèrent à la vie de soldat ; un gentilhomme devait tout ce qu'il avait d'existence au roi et à la patrie. Sous Louis XIV , qui versa sur tant de champs de bataille le plus beau sang de la noblesse , trois Sainte-Aulaûe furent tués dans une seule journée de gloire; sous la Régence, nous retrouvons un Sainte-Aulaire trësHrattaché an vieux parti du testament de Louis XIV , le courtisan assidu et un peu le poète de cette duchesse du Haine » femme si active , si aimable, qui réunissait dans le jardin féerique de Sceaux les parlementaires mécontents, les gentitehonmies soulevés contre le régent. On y faisait de l'esprit et des complots , des tragédies et des protestations , des madrigaux et des manifestes, des rébus et des arrêts. Le marquis de Samte-Aulaire, à plus de quatrevingts ans, s'était fait le chevalier de la duchesse du Hafaie, et lui adressait des vers d'une galanterie raffinée :

La divinité qui s*ami]se

A me deviner mon secret.

Si fêtais Apollon ne serait point ma muse ^ Elle serait Thétis, et le Jour finirait '.

La spirituelle duchesse du Maine recevait ces galanteries da vieux gentilhomme, « trës*embarrassé, disait^Ue, si elle l'avait pris au mot ; r> mais, à ce moment décisif, elle préparait , avec une ardeur indicible, ses projets contre le régent ; elle avait besoin des parlementaires, de la noblesse et

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