JUSQU'A CB JOUR
M. Hospitalier (i), doolil n'est pasbesoin de faire l'éJogo comme électricien, prit part à ces essais.
Pendant toute la durée de l'exposition d'iïleclrïcité qui eut lieu du i^^r août au r'"" décembre i88i, un petiL aérostat (a) semblable à celui décrit, fonctionna au Palais de l'Industrie ; lors de la séance d'ouverture, W
Fig. 67. — Dirigeable des frères Tissendifr.
painLillÉ repritseatn la modidcalioa apportée
1 1 août, le petit aérostat dirigeable, guidé par un fil métallique, put traverser la grande nef de ce Palais construit pour l'Exposition de i855.
|i) Noire camarade, M. E. Huspilatier 11 (uujours pris pa manifestât ions scienliRques de ce genre, el nctucllement il e jours prêt uti des premiers : tes questions de locomotion a
automobile lui sont chères.
(2) La première noie sur l'opplication des moleurs éleclriqueB â la '
ces diias la séance du 1" août 1881. L'illuslre el regrcllé secrétaire perpétuel J.-U. Dumas, avait vivement encouragé l'inveuleur et voulut voir foDClionner le pelit moteur de l'aérostal minuscule pendant là séance.
Les VIRICEABLES
(•uiiféK par cm première!» expériences, les deux frères firenl d'abord conslrtiire un motenr éleclriqoe 1res léi^er. de i ch. 1/3, et ëttidi^reol ud i^énératenr d'électririté.
Il* inttallj'renl ensuite un atelier aérostatique dans un terrain de 1. 100 mèlreH. »ilué avenuede Versailles, dans le voininaj^e du Point-du-Jour, et s'occupèrent de la constnirlion de leur premier dirigeable, M. Albert s'occupa du ballon proprement dit qui fut exécuté d'après ses plans aux ateliers de M. H. Lachambre, pendant que (iBBlDn étudiait le moteur, les piles et l'appareil à l'hydmij^ne.
Un petit module de i5 mèlres cubes fut d'abord exécuté et ce n'est qu'après en avoir étudié le fonctionnement A l'état captif que la construction du çrand fut commencée (I),
Le ballon, représenté par la Bg. 67 était un fuseau ' ft^mélrique de uS mètres de longueur et de 9 m. 20 de rlinmètre ait milieu, ce quî correspond à un allong'e- ' ment dn 3. Il cubait 1.060 mètres, et à sa partie inférieure il était muni d'un cane d'appendice terminé par une KoupapG aulomalique.
Ln liotiH.se de suspension qui le recouvrait était terminée par deux brancards latéraux flexibles qui épou- J Haient iromplélenient la forme, de pointe à pointe, paHsanl par l'équatuur. Les cordes de suspension partant \ de ces brancards étaient reliées par une couronne cordages ayant pour but de répartir également la traction ; ce dispositif ne donne certainement pas une répartition absolue mais il otl're une certaine efficacité. La nacelle avait la forme d'une cage, elle avait été construite • li l'aide do bambous a.ssemblés, consolidés par des cor-
uino Hisloirede me il)rc-jft>iis(i887).
ic emprunls ont élè faits !
de G. TÎBsandier. EditioaJ
des et des fils de cuivre recouverts de gulta-percha. La partie inférieure de celle nacelle, formée de traverses en bois, servait de support à un fond en osier ; les cordes de suspension enveloppant enlièrement la nacelle, tressées dans la vannerie inférieure avaient été préalablement entourées d'une gaine de caoutchouc afin de les préserver du contact du liquide acide destiné à alimenter les piles.
Le gouvernail, formé d'une grande surface de soie non vernie, étail maintenu .1 l'arrière par un boulon.
L'ensemble destiné à la propulsion ; moleur, piles et hélice, était composé ainsi qu'il suit ;
i" D'un propulseur à deux: palettes hélicoïdes, construit d'après les plans de M. V. Tatin, qui a construit le II. Andké. — Les Uiri^enbles. i;i
dirigeable La Ville de Paris dont nous parlerons piij loin;
2° D'une dyniinio i^leclrique Siemens, nouveau typ réduit à son minimum de poids ;
3° D'une batterie de piles légères au bichromate potasse.
L'hélice, formée d'un moyeu métallique creux, et deux longues tiges de sapin reliées par des lattes et recouvertes de soie vernie à la gomme laque. Cette hélice, confectionnée avec beaucoup de soin, ne pesait que 7 kg. et avait 3 m. 85 de diamètre.
La dynamo, construite par la maison Siemens de- Paris, donlle directeur d'alorsélait M. Boistel,iie p«sait que 55 k. et pouvait fournir loo kilogrammèlres, soit I ch. 33 (i).
La batterie était formée de quatre auges d'ébonile à 6 compartiments de 24 couples zinc et charbon. Quatre seaux d'ébonite très légers contenaient la solution acide de bichromate de potasse (3o I. chacun), alimentaient les. batteries.
Les éléments étaient montés en tension, et leur ensemble pesait 225 k. ; ils pouvaient, avec la solution debichromate, fonctionner pendant deux heures et demie.
La dissolution de bichromate, très concentrée et trèsacide, était versée dans les seaux à une température de 35 à 4o degrés.
Le ballon était gonflé à l'hydrogène. Pour obtenir cegaz dans des conditions pratiques et à un prix de revient peu élevé, les deux frères Tissandier avaient eu recours, au procédé analogue à celui de GifFard, lors de l'installation du grand captif de l'Exposition de 187S, dans lai cour des Tuileries.
L'hydrogène, dans cet appareil, comme dans celui de-
(.) Celte n
iayee