‹ Les disciplines de la FranceChapitre 3 sur 20 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

complices, une force morale imposante est ofiferte aux réacteurs.

Seuls les bourgeois en armes, suivis par les malandrins, firent toutes les émeutes victorieuses. Les ouvriers ne réussirent jamais. Sous un ministère inspiré par la Confédération générale du Travail, ces bourgeois seraient fort capables de dresser à nouveau les barricades, et de fatiguer la troupe, avec succès final.

Après les vieilles propositions chrétiennes sur la vertu . spécifique du pauvre, après les principes égalitaires de la Révolution française, telles déductions de la biologie et de la chimie, relatives à la solidarité, à l'affinité, furent les principaux motifs qui déterminèrent nombre de possédants à tenir pour normales les aspirations des disciples formés par la théorie marxiste. Les « Intellectuels » lièrent leur cause à celle du Prolétariat et à celle de la Justice parce qu'ils crurent aux ascendances expérimentales et philosophiques de la démocratie. Auguste Comte, son positivisme, synthèse incomplète des sciences, avaient alors inspiré les opinions de ceux qui vérifièrent, comme Berthelot, un parentage entre les concepts de pitié, de générosité, de fraternité sociales et les lois de la chimie, de la physique, de la mécanique, de la physiologie.

A la lumière de cette vérité beaucoup se persuadèrent qu'il seyait, avant tout, de favoriser la vie par l'amélioration du sort dévolu aux travailleurs de l'usine, de la terre et du bureau. Sort misérable et léthifère. Les mauvaises conditions de logement, de nourriture et de labeur abrègent des existences précieuses pour la production, c'est-à-dire pour la richesse et l'aise générales. La tuber

Page 1