‹ Les discours de M. le comte de Bismarck: avec sommaires et notesChapitre 116 sur 175 · CITATIONS EXTRAITES DE DISCOURS ANTÉRIEURS · texte numérisé non relu

CITATIONS EXTRAITES DE DISCOURS ANTÉRIEURS

c'est là un des points les pins sensibles sar lesquels la lutte a été engagée du côté de TËglise catholique contre le gouvernement de TEtat; et, sur ce point, tout ministre qui a le sentiment de sa responsabilité, doit veiller à ce que FEtat soit préservé du danger à Tavenir. ...»

cLes plaintes que nous avons reçues contre les inspections scolaires ecclésiastiques (') dans les provinces où Ton parle polonais^ disent que ces inspections ne fout pas donner à la langue allemande ce qui est légalement son dû, mais qu'elles agissent en ce sens que la langue allemande soit négligée, ne s'apprenne pas, que Tinstituteur dont les élèves ont fait des progrès en langue allemande, ne reçoive pas une bonne note de son curé. ...»

Ceci, d*après son contenu, appartient à une autre discussion qui sans doute occupera bientôt cette Chambre (^); je ne le cite ici que pour remettre en mémoire les raisons effectives par lesquelles je fus engagé, moi du moins, dans ce qu'on appelle le Kulturkampf. A côté de cela agissait encore la camaraderie avec mes autres collègues. Tant que l'on est ensemble au ministère, chacun ne peut mettre les points sur les i et critiquer jusqu'en leurs dernières racines les décisions de ses collègues; on n'a pas précisément la liberté d'opinion dont M. le Dr. Beseler a usé; non, vous vous rangez du côté de vos confrères et vous soutenez la lutte commune.

Je prie de m'excuser si je lis encore quelques autres passages d'anciens discours, pour démontrer que l'espérance

(*) Vol. IV, p. 85.

('j c. à d. le projet de loi, déjà voté par Tautre Chambre, concernant la colonisation allemcukde dans les provinces de Posen et de la Prasse-prientale. — Le projet fut effectivement présenté à la Chambre des Seignears le 15 avril 1886; (v. suprà p. 276 et «utr.. Tordre chronologiqoe des séances ajant dû être interverti poar réunir les discours prononcés dans les deux Chambres sur ce même sujet par le ministreprésident.)

de la paix, que le beBoin d'arriver à la paix par les lois de mai, ne nous ont alors jamais quittés, et qu'ainsi c'est dénaturer les faits que de parler de point d'honneur parce que l'on abandonnerait quelque chose qu'on ne s'était proposé en réalité que comme un provisoire. Hais je remarquerai d'abord que je suis parfaitement d'accord avec le précédent orateur sur un point: savoir, que la lutte dix fois séculaire de la prêtrise avec la royauté ne se transformera pas en une paix définitive par telles ou telles résolutions de telles ou telles Chambres (législatives), que la paix définitive — disons: non pas seulement entre l'Empereur d'AHemagne et l'Eglise catholique, mais la paix entre le Prêtre et le Roi, restera toujours la quadrature du cercle, dont on approche, mais qu'on ne peut trouver absolument.

En 1873, je disais à la Chambre des Seigneurs:

cLa lutte du Prêtre contre le Roi, et, dans le cas présent, du Pape contre l'Empereur d'Allemagne, telle que nous l'avons déjà vue au moyen-âge, doit être jugée comme tout autre combat; elle a ses alliances, elle a ses conclusions de paix, elle a ses temps d'arrêt, elle a ses armistices. 11 y a eu des Papes pacifiques, il y en a eu de belliqueux et conquérants » (*)

Vous voyez donc, là aussi, le regard tourné vers l'avenir, où l'on espère arriver à une entente. — La même pensée se trouve exprimée encore plus positivement dans un discours de l'année 1875, alors que déjà on avait apporté au combat une assez vive irritation, mais toutefois sans que les yeux cessassent d'être tournés vers la paix.

Je disais alors à la Chambre des députés: (^)

0) Discours sar des modifications constitutionnelles. Vol. Y des Discours^ p. 31.

(') Discours sur de nouvelles modifications constitutionnelles. Vol. VI, p. 99.

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