L'ORGANE DU PARTI -CENTRE
rectifier ceci^ afin que dans les discussions ultérieures il ne subsiste point de mal- entendu dans cette Chambre ni, je pense, dans l'autre.
Ensuite le précédent orateur a adressé une question à M. le ministre des cultes et Ta prié d'y répondre, (*) — question à laquelle le ministère, d'après la réserve qu'il s'est imposée dans cette phase de la discussion, n'a pas l'intention de donner une réponse. D'ailleurs, lors même que cette réserve n'existerait pas, le ministère ne croit pas qu'il lui appartienne de soumettre, de son côté, à telle ou telle interprétation les vues et les intentions de la Curie. Le ministère, si des dissidences devaient s'élever sur une telle interprétation, aurait à traiter ce différend et à procéder d'après sa propre manière de voir.
Je ne crois pas que les desseins et les intentions que M. Torateur redoute chez le Pape, soient exacts; je suis plutôt disposé, sous ce rapport, à considérer les membres épiscopaux du Landtag^ qui tiennent de près à la Curie, comme les viritables interprètes des intentions du Pape.
(Approbation,)
Aussi peu que possible regarderais -je une feuille telle que la Germania comme un semblable interprète.
{Bravo!)
Si ce journal était un véritable interprète des intentions de la Curie, l'idée alors ne serait venue ni à moi ni à n'importe quel ministre prussien de tenter même un essai pour parvenir à faire la paix avec la Curie;
(Applaudmements,)
nous aurions été persuadés que si nous l'obtenions, on ne l'observerait pas envers nous. La Germania est l'organe de gens qui ont besoin du mécontentement et de la discorde dans le pays, et qui en conséquence fomentent la dissension autant que possible, sans avoir toujours, dans cette tâche,
(^) V. ranalyse du discoars de M. Struckmano.
324 CHâMBRBS PRUSSIBNNES. — SESSION DE 1886.
les égards désirables pour la vérité. La Germania vent la
brouille, le Pape vent la paix; ils sont à mille lienes Tnn
de Tantre.
(Vifs Applaudissements.)
La clôtare do la discussion ayant alors été prononcée, les propositions de Mgr. Ropp furent saccessiyeinent adoptées à la majorité de 123 Toix contre 46, pais de 116 contre 49.
(Le prince de Bismarck avait voté, comme memhre de ta Chamhre des
Seigneurs^ avec la majorité.)
La projet de loi toat entier, tel que la commission Tavait amendé, fnt ensuite voté à une grande majorité.
Préalablement avait été rejeté Tamendement - de Zôltowski. — Quant à la résolu tion-Beseler, comme elle n^était présentée que pour le cas où le projet serait rejeté, — par suite du vote de la Chambre elle se devenait sans objet.
Texte de la loi
votée par la Chambre des Seigneurs,
Art, Uf, Pour être revêtu d*un emploi ecclésiastique, il n'est pas nécessaire d^avoir passé un ezamon-d'Ëtat scientifique. Les dispositions contraires dans les §§ 4 et 8 de la loi du 11 mai 1873, ainsi que dans Particle 3 de la loi du 31 mai 1882, sont abrogées.
Art 2. Au § 6 de la loi du 11 mai 1873 sont substituées les dispositions suivantes Q) :
L^étude théologique peut aussi être faite dans les séminaires religieux — ayant existé jusqu^en 1873 — destinés à Téducation scientifique des ecclésiastiques.
Pour la réouverture et la continuation d^exercice de ces établissements:
10 seront présentés au ministre des cultes les statuts et le programme d^études, et communiqués les noms des directeurs et professeurs, lesquels doivent être allemands;
0) Les dispositions essentielles des lois de mai 1873 ont été données textuellement dans le Volume V des Discours, pp. 41-46. — Il est utile de 8^ reporter pour se rendre compte de Pimportance des diverses modifications introduites par la prosente loi.