‹ Les discours de M. le comte de Bismarck: avec sommaires et notesChapitre 99 sur 175 · LES PRETENDUS DROITS DES SUJETS POLONAIS · texte numérisé non relu

LES PRETENDUS DROITS DES SUJETS POLONAIS

dances, — une telle possibilité n'est pas évidente pour moi. En tout cas, je suis dans la nécessité de combattre aussi énergiqaement ce démembrement légal qu'un acte de violence.

M. le député dit ensuite:

cLes Polonais sont des sujets prussiens jouissant de tous leurs droits.»

Je ne le conteste nullement; les démocrates- socialistes

le sont aussi. Hais les Polonais sont des sujets prussiens

Tjfial surSj

(Très juste! et hilarité à droite.)

et jusqu'à quel point un sujet prussien mal sûr, qui avoae lui-même, comme je disais hier, être un sujet prussien pouvant donner journellement congé (0, — jusqu'à quel point celuilà possède-t-il tous ses droits et peut-il les revendiquer, c'est ce qui mérite examen de la part du gouvernement. Vous le voyez, nous ne vivons pas dans un Etat absolument régi d'après la lettre de la loi, mais dans un Etat qni est gouverné monarchiquement et raisonnablement, gouverné comme il est nécessaire pour y conserver à ses citoyens le repos et la paix, pour le mettre à l'abri des dangers intérieurs et extérieurs. Et nous ne pouvons toujours laisser s'y exprimer la parité de droits d'un chacun.

L'orateur ajoute:

«S'ils sont lésés dans leurs droits, nous les défendons avec la même énergie que les nôtres mêmes.»

Qu'est-ce que H. le député appelle ses propres droits? Sans doute ce sont les droits des Allemands. Eh bien! je soutiens qu'il défend les droits des Polonais plus énergiquement que ceux des Allemands.

(Très juste! à droite et du coté des libé^aux-nationaua,)

Je n'ai pas trouvé qu'il soutint ici la nationalité allemande avec la même énergie et le même enthousiasme que la na-

(}) suprày p. 226.

tionalitc polonaise et ses prétentions dangereuses ponr notre pays, quMl les soutint avec la même . . .

( Une vota: à la question !) Je crois qu'un de ces messieurs m'a rappelé à la question: je ne sais qui c'était. Je ferai remarquer à celui-là qu'il n'a nullement ce droit de me rappeler à la question; je parle ici comme je l'entends, je parle en vertu du droit constitutionnel que j'ai de parler ici, et si je suis ou non dans la question, M. le député qui a poussé ce cri, no saurait en juger à son point de vue.

(Approbation à droite.) Il me serait agréable que l'interrupteur se nommât; me jeter ainsi de cette place ce rappel par dessus dix têtes, je ne puis concilier cela avec les usages ordinaires de la politesse.

(Vi/s applaudissements à droite et du coté des libérauay

nationaux,)

Le président: Messieurs, je yods prie do yods abstenir de tcllps interruptions; elles ne conviennent pas ici.

Le prince de Bismarck (continuant): Je regrette de ne pas trouver chez monsieur l'interrupteur ce degré de réserve habituelle dans notre pays, que nous ne voyons qu'avec peine manquer chez les personnes avec qui nous sommes en relations

Je reprends. — M. le député Wîndthorst, qui m'a obligé de paraître ici et de prendre la parole, a dit:

cnous avons, il est vrai, entendu ici que la proclamation d'un Roi de Prusse ne vaut pas un pfennig. >(')

Messieurs, je n'ai pas dit cela. J'ai dit: Vinvocation par

ces messieurs de la proclamation d'un Roi de Prusse ne

vaut pas un pfennig.

(Ti'ès wai!)

Or, ce mot-là (invocation) n'est- il pas fort essentiel? M. le

député, avec sa très vive judiciaire, n'a-t-il pas saisi cette

Q) V. le discours précédent, p. 193.

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