POSTES ET TÉLÉGRAPHES
son, sont pendants”"auprès des tribunaux de presque tous les États étrangers, depuis l'Amérique jusqu’à la Russie; si l’on nous demandait de soutenir chaque prétention de ce genre par des vaisseaux de guerre ou des bataillons, cela nous mènerait en réalité très loin.
Observations et critiques sur diverses branches de l’administration fédérale. — Le député de Wedemeyer se plaignit de ce que la Poste continuait d'être affranchie des péages sur les routes, bien*que l’on eût supprimé la franchise de port pour la correspondance des autorités. — Le Chancelier fédéral répondit :
Je me permets de répondre à M. le député que c’est tirer l'argent d’une poche pour le mettre dans l’autre. Si la Poste faisait réellement pour 600 thalers de dégâts sur les chaussées du Cercle d’Arnswald, — ce que je laisse à décider, car habituellement les voitures de la Poste sont légères, comparées à celles du roulage, — et si l’administration de la Poste devait contribuer aux péages (institués pour l’entretien des routes), alors il faudrait une élévation du contingent matriculaire, qui atteindrait aussi, dans la répartition, le Cercle d'Arnswald, et à laquelle on devrait faire face par d'autres impôts. La Poste ne peut employer d'argent que pour remplir son service.
Quant aux objections faites par l’avant-dernier orateur, qui prétend que la diminution des écritures (administratives) inutiles n’est pas sensible, je réponds qu'il est, à mon sens, beaucoup trop tôt pour asscoir de telles convictions. Je me promets cependant une diminution des écritures comme effet, à la longue, de ces nouvelles dispositions que vous critiquez. Si les autorités supérieures viennent à constater que, dans une Régence, je suppose Danzig, ayant tel ou tel chiffre d'habitants, il aurait été dépensé pour ports de
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lettres (par l'autorité) le double de la mème dépense dans une autre Régence dont la population est plus nombreuse, — certainement elles demanderont à M. le président (de la première de ces Régences) comment il se fait quil y ait ainsi excès d’écritures. Mais une réforme de pareils abus exige plusieurs années, — pour qu'on ait le temps d'avoir des aperçus comparatifs, — et je suis convaincu que nous finirons par arriver à ce que chaque chef des autorités se fasse un point d'honneur de réduire le plus possible sa dépense de ports de lettres.
Dans la même séance, le député Lasker fit la remarque que les plus hauts emplois du service de la télégraphie étaient donnés à des militaires, qui avaient peut-être une moindre aptitude pour les remplir que les employés civils. — Le Chancelier fédéral releva, comme il suit, cette observation:
Je ne puis admettre la conclusion que les orateurs ont tirée de cette discussion, savoir que la télégraphie va devenir une institution essentiellement militaire. L’administration des télégraphes est subordonnée au Chancelier ou à la Chancellerie fédérale, qui, bien que je porte dans ce moment l’habit militaire, sont pourtant une fonction et une institution essentiellement civiles. Le préopinant pourrait tout aussi justement conclure de ce que le Chancelier actuel porte l'uniforme, circonstance purement fortuite, que la Chancellerie fédérale va devenir pour toujours une institution militaire. Je remarque d’ailleurs que, sil est dit dans l'exposé des motifs (du projet qui vous est soumis) qu’en vertu d’une ordonnance royale la place de directeur des télégraphes est occupée par un officier supérieur, cela ne veut pas dire qu'il y ait pour l'avenir une ordonnance royale d’après laquelle ce poste devra toujours être conféré à un officier supérieur, mais seulement que le fait de l’occupation actuelle par un militaire de haut grade repose sur un ordre du Roi. Du reste vous pouvez être assurés que ce choix n'est pas décidé par une prédilection pour une classe quel-