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siens et de leurs employés; j'aurai peut-être l’occasion de m'expliquer à ce sujet, dans l’examen de l’état spécial (au budget). Aujourd'hui, je puis me contenter de répondre à la question posée par l’orateur dans la conclusion de son discours, que le Chancelier de la Confédération est sans aucun doute l'unique fonctionnaire responsable de l’administration fédérale, comme cela ressort évidemment de la Constitution. Quant à savoir comment il s’accommode et s'entend avec ses collègues du ministère prussien, c'est là une question délicate, et je ne sais pourquoi M. le préopinant, — ni quel intérêt il peut y avoir, — crée des difficultés à cette entente par cela même qu'il veut m'obliger à m'expliquer publiquement sur la manière et la forme dont elle s'obtient.
L'administration des Postes et des Télégraphes sera prochainement distraite du ministère du commerce, et en tant qu'elle devient service fédéral — l’orateur doit se rappeler que la Constitution trace une limite à ce sujet — elle passera dont les attributions de la Chancellerie fédérale. Pour ne pas rompre l'unité de l'administration prussienne, il sera nécessaire de soumettre également cette partie de l'administration des Postes et Télégraphes, qui constitutionnellement reste dans le ressort de la Prusse, — à ce fonctionnaire prussien qui est en mème temps Chancelier fédéral, c’est-à-dire au Président du Conseil des ministres, et le travail de ce service sera fait effectivement par l'Office de la Chancellerie fédérale.
Sur les autres questions je me réserve, comme je lai dit, d'entrer dans plus de détails lors de l'examen de l’état spécial. Je puis, en attendant, assurer à M. le préopinant que la grande confiance mutuelle de collègue à collègue qui règne parmi lesmembres du ministère actuel, estunélémentessentiel et indispensable pour l'expédition des affaires sous cette forme; en outre, j'ai antérieurement exprimé déjà, dans le Reichstag constituant, que le Chancelier fédéral, puisque la responsabilité, l’unique responsabilité ministérielle pour tout l’ensemble des affaires, lui incombe, doit,
à mon avis, nécessairement être en même temps le Président du Conseil des ministres de Prusse, parce que celui-ci, grâce à sa position, exerce une influence plus HEURE dans le ministère prussien.
Le député Twesten ayant modifié, dans le cours des débats, l'opinion
d'abord exprimée par lui, — et dit que les Résolutions ne devaient être considérées que comme des vœux, — le comte de Bismarek reprit la parole:
Je n'aurais pas dit un mot contre la première Résolution, si elle rendait les pensées que l’orateur vient d'exprimer. Mais, à mon avis, elle n’est point d'accord, dans la forme, avec ces pensées; les expressions que M. le préopinant a employées dans son premier discours pour motiver cette Résolution, étaient essentiellement plus fortes, plus absolues, et paraissaient même attribuer au. Reichstag le droit de fixer lui-même l’époque de sa réunion, car le mot «se réunir» et non celui de «convoquer» avait été employé. Je prends la parole, encore une fois, pour me déclarer satisfait du sens que M. le préopinant donne maintenant à la Résolution, pour émettre de nouveau le vœu que, dans la rédaction de celle-ci, ce sens soit exprimé d’une manière plus précise, et enfin pour rectifier l’assertion de l'orateur, suivant laquelle j'aurais déclaré être d'accord sur ce point que six mois au moins devaient être nécessaires pour achever les travaux du budget dans les deux Assemiblées, au Reichstag et au Landtag (Chambres Prussiennes). Ce n’est pas ce que j'ai dit; je n'ai fait qu'appeler l’attention sur les inconvénients des sessions d'été. J'ai une plus haute opinion du zèle et de la capacité de travail des deux Assemblées, et je crois que l’une et l’autre peuvent achever régulièrement leurs travaux dans un très bref délai.
La Chancellerie fédérale, — Dans cette séance l'assemblée discutait le budget de la Chancellerie fédérale. Le député Dr Waldeck, dans un long discours, prétendit que la nouvelle institution n’était pas encore mûre et prête à fonctionner; il proposa d’ajourner la discussion sur ce point jusqu'à ce que les autres titres du budget fussent votés. Cette motion fut combattue par le député Lasker, qui se prononça, en même temps, pour l'adoption du budget de la Chancellerie fédérale.
Le comte de Bismarck prit ensuite la parole :
Je puis m'accorder, dans leur partie essentielle, avec les déductions de M. le préopinant, et je le constate avec satisfaction. Quant au discours de l’avant-dernier orateur, ce n’est pas à moi à revenir sur la discussion du ÆReichstag constituant, — ni à examiner si Ce qu'on à institué est aussi parfait que possible. Il suffit que ces questions aient été résolues temporairement; nous n'avons plus qu'à régler notre manière d'agir d’après les prescriptions de la Constitution.
En réponse à la proposition qui à été faite de renvoyer à une commission la discussion et les questions relatives à la Chancellerie, je ne puis que poser cette contrequestion : la Chancellerie est-elle, oui ou non, une institution nécessaire pour l'expédition des affaires? (C’est là ce qui me paraît importer uniquement, et non pas de savoir si la Constitution, sur ses bases actuelles, s'accorde avec les désirs de ceux qui en ont voté le rejet.
En ce qui concerne la nécessité de la Chancellerie fédérale, je déclare qu'il me serait impossible de continuer l'expédition des affaires si l'Office de la Chancellerie n’était pas doté d’une élite de capacités aussi nombreuses que distinguées. C’est le rouage le plus indispensable pour faire fonctionner toute la machine telle qu’elle est construite présentement. — Si le premier orateur que nous avons entendu demande à ce sujet des explications plus précises, je le renverrai à ce qui a été dit par le préopinant: savoir que nous ne pouvons en toutes ces questions mettre, quant