SOLITUDE
A M. Germain BeauHeu
Dans les bois, le lac bleu rayé de nues, Ouvre une orbite où brille un globe d'or, Comme au fond de pupilles ingénues, Luit l'etincelant disque où l'amour dort.
Le soleil mourant laisse dans les choses, Sa chaleur, comme un tendre souvenir, Eeste de ceux dont les bouches sont closes, De ceux qu'en pleurant on a vu partir.
Par des points d'orgue l'angélus prélude, Et son 'adieu suprême au jour lointain Se perd dolemment dans la solitude, Comme un rêve enfui qu'on recherche en vain.
Puis c'est l'universel silence oii l'homme Délivré de l'illusoire destin.
Se isent soudain calme, libre et pur comme La nature à l'aube d'un clair matin.