A M. RACINE
Du 6 Juin 16SG. Château-Thierry.
Poignan, à son relourde Paris, m'a dit que vous preniez mon silence en fort mauvaise part : d autant plus qu'on vous avait assuré que je travaillais sans cesse depuis que je suis à Château-Thierry, et qu'au lieu de m'appliquer à mes affaires je n'avais que des vers en tête. Il n'y a de tout cela que la moitié de vrai : mes affaires m'occupent autant q-ielles en sont dignes, c'est-à-dire nullement ; mais le loisir qu'elles me laissent, ce n'est pas la poésie, c'est la paresse qui l'emporte. Je trouvai ici, le lendemain de mon arrivée, une lettre et un couplet d'une fille âgée seulement de huit ans ; j'y ai répondu ; ça été ma plus forte occupation depuis mon arrivée. Voici donc le couplet^ avec le billet qui l'accompagne.