‹ Les diurétiques: À travers les âgesChapitre 25 sur 29 · ENT · texte numérisé non relu

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Les racines de pissenlit, auxquelles Zimmerman eut recours pour guérir Frédéric Il, roi de Prusse, et qu'Alibert conseillait contre les hydropisies, les ictères, les affections de la peau. Il regardait comme équivoque l’action de la racine de fraisier dans les gonorrhées. k

Rue (Ruta graveolens, Rutacée).

N'oublions pas, non plus, la rue dont Hippocrate disait : « La rue ne lâche pas tant le ventre qu’elle fait uriner » et Dioscoride : « La rue échauffe, ulcère et provoque les urines ». Pour Pline « Urinam quoque vel cruentam pellit ». Depuis la rue n’est plus employée comme diurétique.

Pareira Brava (Chondodendron tomentosum, Menispermacée).

La découverte de l'Amérique provoqua l'apparition d’un grand nombre de remèdes exotiques. Sans parler du cainça et du bois néphrétique (Guilandivaa), qui furent éphémères, il faut attribuer une certaine importance au Pareira Brava qui est encore usité de nos jours. Il fut apporté en France par Amelot, en 1688, retournant de l’ambassade de Portugal et vulgarisé par Lochner, en Allemagne Desbois de Rochefort, le recommande dans le spasme des voies urinaires, mais le déconseille dans l’inflammation. Alibert lui attribue une action particulière qu'il ne définit pas et lui conteste l’action lithontriptique.

Cardio-toniques Digitale (Digitalis purpuréa, Scrofularinée).

C’est comme diurétique que fut tout d’abord prônée la digitale, par Withering, en 1775, mais jusqu'à ces dernières années on n’admettait pas que la digitale eut d’influence sur l’épithélium rénal et c’est le mémoire de Jonescu et Lœwi qui, en 1908, a fait voir que la diurèse digitalique était due à une vasodilatation rénale directe, sans cependant négliger le facteur cardiotonique. Le genêt fut aussi préconisé par Lieutaud. Des diurétiques ont aussi été regardés comme expectorants : Lieutaud classait ainsi la scille, de même la bourrache, remède populaire contre les affections pulmonaires.

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