‹ Les diurétiques: À travers les âgesChapitre 26 sur 29 · IV. — Les raisins et le vin · texte numérisé non relu

IV. — Les raisins et le vin

Il est naturel de consacrer un chapitre exclusivement à ces aliments qui ont de tout temps été considérés comme des diurétiques puissants. C’est une bien vieille tradition qui ne repose sur aucun fait bien précis. Les auteurs anciens ont parlé souvent des vertus diurétiques du vin blanc. Pline regardait le vin vieux comme diurétique. Hippocrate disait « Les vins blancs qui sont rudes échauffent et lâchent moins le ventre qu'ils ne font uriner. De tous les vins, ceux qui sont noirs et rudes sont les plus secs, ils ne passent pas et ne s’en vont ni par les selles, ni par la salive, ni par les urines, et ils dessèchent le

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corps parce que par la chaleur ils conservent son humidité ».

Ambroise Paré recommande le vin blanc avec baies de lierre. Les auteurs qui l’ont suivi se servirent aussi souvent de vin blanc comme véhicules de leurs médicaments.

Lieutaud, à ce sujet, dit : « Les vins blancs portent peu d’eau, ils se distribuent promptement dans tout le corps et font uriner, on les croit utiles aux gens de lettres et à ceux qui se plaignent de douleurs de tête, mais leur usage journalier et excessif affecte ordinairement les organes de la digestion ».

La décoction d'oignons dans du vin blanc a aussi été remise à la mode ces dernières années. |

La cure de raisins est aussi un remède populaire très ancien, et il y a cinquante ans elle était fort à la mode en Allemagne. Galien les tenait pour un des meilleurs laxatifs. Dioscoride, Dodonée, Hoffmann, Desbois de Rochefort, ont obtenu de nombreux cas de guérison par ce moyen.

Trousseau et Pidoux recommandaient la cure à la campagne, avec exercices en plein air. La cure de raisin (cura dell’uva, en Italien, Traubenkur, en Allemand) a joui d’une grande vogue dans le Tyrol et en Bavière, soit sous forme de jus de raisin, soit sous forme de raisin lui-même, à la dose de 1 à

4 kilogs par jour.

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