‹ Les divers Modes d'Intoxications par l'Œuf de PouleChapitre 14 sur 26 · VOIE RECTALE · texte numérisé non relu

VOIE RECTALE

Par voie rectale Chiray obtient facilement de l’albuminurie, mais de façon plus tardive autant chez l’animal que chez l'homme particulièrement chez les sujets convalescents de maladies infectieuses.

Les sujets qui, par voie gastrique, ne présentent

cr DD des pas d’albuminurie, peuvent en présenter par voie rectale. Si l’albumine est additionnée de trypsine : pas d’albuminurie, On a cherché des tests des effets nocifs de L in mine de l’œuf ainsi injectée dans les réactions san-

guines et les lésions histologiques du rein.

Modification du sang.

On constate une augmentation des globules rouges et une diminution des albumines du sérum dans les cas où on arrive à produire de l’albuminurie. Cette diminution des albumines du sérum peut s'expliquer par suite de l'élimination urinaire des albumines du sérum, la quantité d’ovalbumine urinaire étant très réduite pour Linossier. Pour Chiray, toutefois, l’albumine trouvée dans l’urine serait surtout de l’oval-

bumine, il n’y aurait, par cette élimination rénale,

qu'un très léger phénomène d'entraînement des

albumines sanguines. d

Lésions histologiques du rein après ces albuminuries expérimentales provoquées.

Lecorche et Talamon constatent des lésions évidentes dans les reins d'animaux devenus albuminuriques à la suite d'injection sous-cutanée de blanc d'œuf.

Pour Chiray il y aurait des lésions électives sur les épithéliums des tubili contorti,lésions d’ailleurs parcellaires c’est-à-dire qu'on trouve des zones absolument intactes, ces lésions correspondant au

type anatomo-pathologique que Castaigne et

.Rathery ont décrit sous le nom de cytolyse protoplasmique du premier degré. C'est le processus lésionnel qu’on constate au cours des intoxications légères.

Chez les lapins guéris de leur albuminurie on ne trouve pas de lésion, il s'agissait donc plus haut de lésion curable siles injections ne sont pas souvent répétées.

Les lapins qui ont reçu de très nombreuses injections d’ovalbumine présentent deslésions beaucoup plus avancées de néphrite interstitielle parcellaire donc pouvoir toxique certain. |

Nobécourt et Paisseau, en 1909, chez un certain nombre de lapins ayant recu des injections répétées de blanc d'œuf, par la voie gastrique ou la voie rectale ont trouvé à l'examen histologique du rein de ces animaux des tubes contournés remarquables par leur aspect clair et transparent dû à la cytolyse protoplasmique des cellules de Heidenhain.

Cette lésion leur semble fugace et facilement réparable, n'ayant été trouvée que chez les lapins sacrifiés au moment où ils étaient encore albuminuriques. Quand l'albuminurie avait disparu les reins étaient sains.

On peut donc, d’après les recherches de ces divers expérimentateurs, conclure à une néphrotoxicité de l’ovalbumine capable d'entraîner des lésions rénales durables de néphrite interstitielle, parcellaire il est vrai, si les ingestions ou les injec-

tions d’ovalbumine ont été longtemps poursuivies.

Toxicité du jaune d'œuf.

Loisel étudie la toxicité des œufs de canes.

1. - Par injection intraveineuse : a)de jaunes décortiqués et émultionnés dans l’eau distillée chez le lapin il détermine la mort en quelques minutes ; l'animal présente une contracture de tout le corps de la dyspnée avec paralysie des membres. Est-ce un phénomène d'intoxication nerveuse ou bien dû à une ambolie graisseuse ? En somme cette expérience a peu d'intérêt.

) Par injection d’extraits salés les résultats sont moins sujets à critique. D

Par injection intraveineuse à la dose de 7 à 8 gr. par kilog. Loisel arrive à provoquer chez le lapin de Ja dyspnée, des mixtions abondantes (urines blanchâtres), parfois diarrhée, convulsions puis paralysie et mort en deux heures, Des expériences de contrôlefaites avec des émulsions salées d’huileà volumes égaux ne provoquent aucun trouble, sauf de la polyurie.

IT. — Par injections intra-péritonéales : La mort est plus tardive et il faut employer des doses beaucoup plus élevées.

Remarquons que des résultats analogues ont été obtenus avec des œufs de poule et de tortue.

La toxicité est plus grande pour les ovules pris dans l'ovaire que pour les œufs pondus.

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