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ce sont des dyspeptiques chroniques aux sécrétions gastriques ou hépatiques déficientes ayant un intestin fragilisé. Or les accidents observés se voient surtout avec l’œut cru ou peu cuit ; nous avons déjà vu la lenteur d’action des ferments digestifs sur l’atbumine crue il y a donc passage en nature du bol gastrique dans le duodénum et l'intestin grêle où la barrière intestinale sera facilement forcée, étant données les lésions digestives et la grande facilité d’absorbtion de cette portion du tractus
digestif : c’est d’ailleurs quelques temps après lin-
gestion que se produisent les accidents que nous
pouvons apparenter au choc.
Il est logique d'admettre que, ce Re produit, l’organisme se trouve sensibilisé.
Nous citerons ici une observation personnelle
recueillie auprès d’un de nos amis :
B. P..., antécédents du côté paternel intolérance nette aux œufs ; du côté maternel, les œufs sont parfaitement supportés.
Dans la petite enfance aucun trouble digestif, le lait est parfaitement digéré. On donne des œufs à l'enfant, ils sont bien supportés, toutefois, il n’a jamais pu être donné deux œufs à la coque dans la même journée'sans qu’il soit éprouvé des malaises. A cette époque les omelettes sont parfaitement tolérées. |
Les malaises se caractérisent ;
19 Parfois par des vomissements survenant la muit 5 à
6 heures après l’ingestion ;
7 Ve
2° Parfois diarrhée le lendemain, vite jugulée par les médicaments, mais persistant parfois pendant 5 jours ;
30 Le plus souvent 24 heures après l’absorbsion d'œuf, mauvais état général, bouffées de chaleur, légères poussées de température 37°7-37°8. Accélération du pouls 90-100 anorexie, langue sale, sialhorrée, cet état de malaise persiste 7 à 8 jours.
Ces troubles qui apparaissant à intervalles éloignés tous les 3 à 4 mois sont rapportés chaque fois à l’ingestion, d'œufs.
À 20 ans lors d’un surmenage on a tenté une suralimentation avec des bouillies de farine préparées avec des œufs, alors se déclare un embarras gastrique fébrile, 38°5 pendant quatre jours, anorexie absolue, point vésiculaire, température entre 37° et 3708 pendant des mois.
Jusqu'à 25 ans les troubles n'apparaissent qu'avec les œufs à la coque, mais à partir de cette date avec des omelettes et des œufs très cuits, ce quifit supprimer complètement les œufs de l’alimentation.
Mais en 1930 à la suite de l’absorbtion de sauce mayonnaise, brusque sensation de malaise, accélération du pouls,
bouffées de chaleur. Anorexie qui persiste six jours,
Cette observation résume à elle seule les divers troubles que l’on peut observer.
Les premiers accidents produits seulement avec les œufs crus ou peu cuits correspondent au choc protéinique, puis s'installent des phénomènes de petite anaphylaxie ou anaphylaxie chronique, enfin, à la suite d'erreur alimentaire, œufs en excès, nouvelle
Loue
sensibilisation qui déclanche à cinq ans d'intervalle une crise anaphylactique véritable.
Signalons enfin pour terminer qu'il existe des cas d’anaphylaxie héréditaire, tant du côté paternel que du côté maternel ; l'interprétation de ces faits est des plus délicates nous avons vu comment on pouvait expliquer l’anaphylaxie héréditaire transmise par la mère, elle est depuis longtemps démontrée expérimentalement. Mais la transmission, de cette susceptibilité, par les hommes, rend le problème difficilement soluble : ce serait sortir du cadre que nous nous sommes tracé que d’entrer dans les discussions sur l’hérédité humorale ou de terrain.