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d) Anesthésie par infiltration du tronc nerveux. — En l'espèce, c’est le nerf maxillaire supérieur à sa sortie du trou grand rond, nous l’avons vu, qu'il faut chercher à atteindre.
Munch pratique cette infiltration à l'exclusion de tout autre procédé et, de l'avis de tous les témoins de ses opérations, le résultat oblenu comme analgésie est bien supérieur, et, en un mot, dit Luc, parfait.
Les procédés décrits pour aborder le nerf maxillaire supérieur à sa sortie du crâne sont multiples (1)
Le)
1° Le procédé classique de Poirier consiste à enfoncer laiguille perpendiculairement juste audessus du rebord supérieur de l'arc zygomatique, à un centimètre en arrière du bord postérieur de l’apophyse orbitaire externe. On pénètre dans la fente plérygomaxillaire et on cherche à atteindre le nerf au moment où il s'y engage ;
2° Le procédé employé par Munch, pour l’anesthésie régionale du nerf maxillaire supérieur, est le même que celui adopté par Baudouin et Lévy pour la destruction par l’alcool de cette deuxième branche du trijumeau dans les névralgies rebelles.
On implante l'aiguille perpendiculairement à la peau, au ras du bord inférieur de l’arcade zygomatique, sur la verticale qui prolonge le bord postérieur de lapophyse orbitaire de los malaire.
On la fait cheminer ensuite lentement en haut et
(1) J. BRŒCKAERT : Bulletin de la Soc . Belge d’'Oto-rhino:-laryngologre.
un peu en arrière de façon à alleindre le plan horizontal affleurant l'extrémité inférieure des os propres du nez. |
Arrivée à cinq centimètres de profondeur, la pointe touche le tronc du nerf au plafond de la fosse plérygomaxillaire.
C'est ce procédé sous-zy20omatique qui a obtenu Jusqu'ici la faveur des chirurgiens ;
3° Brœckaerdi préfère pourtant la voie orbitaire, préconisée par Chevrier, mais tombée depuis dans l'oubli. L'aiguille est enfoncée immédiatement en dessous du rebord inférieur de l'orbite à un centimètre environ de l'angle inféro-externe. On la fait progresser en ayant soin de racler le plancher osseux de l'orbite et un peu en dehors jusqu'à ce qu'on sente qu'on pénètre en lissu mou.
On est, à ce moment, dans la fente sphénomaxillaire qu'on parcourt alors d'avant en arrière en longeant le tronc nerveux. Îl ne faut, sous aucun prétexte, enfoncer l'aiguille à plus de quatre centimètres, ce qui est d’ailleurs inutile puisque sa pointe dépasse déjà à cette profondeur le ganglion de Meckel et les premières branches collatérales du tronc du nerf maxillaire ;
4° D'autres procédés se proposent encore d’atteindre le nerf par la bouche. Ge sont le procédé d'Oswalt et celui de Baril.
Le premier peut être appliqué, bienqu'il soitmoins pratique que les précédents. Quant au second, qui
utilise le canal palatin postérieur, il ne semble pas