‹ Les diverses méthodes de traitement des sinusites maxillaires chroniques: étude critiqueChapitre 28 sur 36 · C. — AUTRES MÉTHODES IMITÉES DU CALDWELL-LUC · texte numérisé non relu

C. — AUTRES MÉTHODES IMITÉES DU CALDWELL-LUC

Les méthodes que nous allons simplement mentionner ne sont que des modifications sans grande importance de celle de Caldwell-Luc. Le grand mérile de cette dernière a été, en effet, de substituer au drainage buccal gênant pour le malade et dangereux au point de vue de la réinfection un drainage nasal avec fermeture de la plaie buccale par première intention.

Denker résèque l'angle antérointerne de la cavité sinusale, établissant ainsi une communication entre la brèche canine et la brèche nasale.

Solenberger (de Berlin) fait à peu près la même opération que Denker, mais au lieu de perforer à la fois, au moyen d'une pince emporte-pièce, l'os et la muqueuse de la paroi interne du sinus, il pratique une résection sous-muqueuse de l'os. Il ménage ainsi

dans sa muqueuse un lambeau à charnière inférieure quil rabat ensuite en dehors et en bas pour lui venir faire tapisser le plancher de l’antre et hâter ainsi après le curettage la restauration de son revêtement interne.

Sturmann (de Berlin), fait à peu près aussi-la même opération que Denker au point de vue du résultat final, c'est-à-dire fait communiquer la brèche canine avec la brèche nasale. Mais son manuel opératoire est différent. Il commence par une incision nasale située en avant du cornet inférieur. Il écarte à la fois la muqueuse buccale et la muqueuse nasale et enlève à la gouge, en ménageant ces dernières, les parois osseuses qui entourent l'ouverture piriforme.

Cohn, enfin, adopte aussi la méthode de Denker, mais demande qu'on garde le plus possible du cornet inférieur. Dans les cas où, par la méthode de Denker, il ne pourrait être respecté, il préférerait alors à cette dernière la méthode de Gerber qui, abordant le sinus par le méat moyen, permet de le conserver intact.

D'autres auteurs allemands cherchent à épidermiser le sinus. Ils ne peuvent admettre qu’une cavité suppurante à parois solides puisse guérir spontanément à la suite d’un simple curettage.

Aussi après avoir curetté, essaient-ils de combler la cavité en rabattant à son intérieur des lambeaux empruntés soit, nous l’avons vu, à la muqueuse nasale, soit à la face interne de la joue.

Ils surveillent et tamponnent le sinus jusqu’à épi-

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dermisation complète, ce qui demande parfois deux ans.

Grossmann (de Vienne) propose de plomber le sinus au moyen d'une masse solide et antiseptique, de même que dans certaines cavités osseuses.

Ce dernier procédé, rarement employé, n’a jamais donné que de mauvais résultats.

M. Durand, chirurgien des hôpitaux (Soc. de Chirurgie, Lyon, 19 nov. 1908), déclare : « Je pense que le plombage de Mosetig trouve son indication dans les cavités qui doivent se clore complètement. J'avais pensé à l'utiliser dans l’obturation des sinus maxillaires, j'y ai renoncé parce qu'il m'a semblé que dans cette cavité qui doit rester en communication avec les fosses nasales, qui ne peut et ne doit pas se combler, le plombage ne donnerait pas de satisfaction. » ,

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