‹ Les diverses mutilations des mains: Leur adaptation aux nécessités professionnellesChapitre 12 sur 42 · TAN · texte numérisé non relu

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met d'obtenir. De plus, il faut une connaissance approfondie de la législation, afin de pouvoir signaler à l’ouvrier timoré ou qui veut abuser du chômage, les garanties que lui offre la loi ou les sanctions auxquelles il s'expose en voulant simuler. Il faut, d'autre part, connaître la jurisprudence des tribunaux. Une erreur de diagnostic, vite exploitée par la’ victime, peut prolonger un chômage en donnant à l’ouvrier une raison de se croire plus malade qu'il n’est. L'action du médecin sur la réalisation de l’accoutumance est énorme, elle a, pour corollaire, celle de toutes les personnes : avocats, conseils, etc., qui donnent des avis souvent intéressés aux sinistrés. Il est des cas, où des hommes de loi, en jetant dans l'esprit de l’ouvrier un doute sur la réalité de la guérison d'une blessure, remettent la défiance dans des esprits tout d’abord bien intentionnés.

Enfin, des sinistrés ont perdu souvent la plus grande partie des chances de s’accoutumer aux conséquences : d’une blessure à la suite d’un procès qui dure longtemps et les oblige à une immobilisation et à un chômage inutile.

Ainsi, l’accommodation ne s'établit pas également vite et également bien chez tous les accidentés. Chacun se comporte vis-à-vis de la lésion, suivant les qualités physiques et morales que le sort lui a départies. Tous les facteurs énoncés plus haut se combinent diversement pour activer ou retarder l’accommodation.

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