SN CP
main. L'index vient le second, puis le médius; enfin d’annulaire et l'auriculaire jouent un rôle souvent effacé.
La perte d'un doigt vaut souvent mieux que son ankylose en situation vicieuse. L'adaptation sera d’autant plus rapide et d'autant plus complète que le doigt amputé intervient moins dans la SAC du mutilé. Il n'y à que des cas d'espèces.
Le port d’un appareil de prothèse peut se discuter lorsque , a) seul le pouce reste ;
b) les quatre derniers doigts, ou trois, ou encore index et médius subsistent.
Dans le premier cas, pour utiliser le pouce resté mobile et opposable, il faut trouver un appareil permettant d'employer cette opposition pour la préhension. Pour de petits travaux, des doigts artificiels rigides, de parade, fixés sur un bon gant moulé, peuvent rendre des services, mais la force est nécessairement minime. Lorsqu'il s'agit de travaux agricoles, il sera préférable de ne pas utiliser le pouce et d'employer tout simplement la gaine antibrachiale. Lorsque, au contraire, ce sont les derniers doigts qui restent, si le blessé n’a perdu qu'une partie de son pouce et garde encore au moins le premier métacarpien mobile, la préhension, la traction, et même en partie l'opposition sont possibles; un appareil ne pourra pas ajouter beaucoup, mais si le pouce -et son métacarpien sont entièrement perdus, l’opposition n'étant plus possible, la traction par préhension pourra en être gênée. Aussi, la gaine antibrachiale avec crochet pourra être utile.
. À noter le gant de travail avec courroie palmaire,
pour un cas d'amputation des trois premiers doigts; il se compose d'un demi-gant de cuir gras, maintenu par un laçage au poignet, et qui porte à la place du pouce une courroie sur laquelle on peut assujettir le manche de l'outil, qui est, dès lors, fortement tenu par les autres.