TROUBLES DE LA MOTILITE
En ce qui concerne les paralysies, nous aurons spécralement en vue iei Les trois nerfs, radial, médian, eubital, dont la physiologie a été expliquée précédemment.
Paralysie radiale. — Nous rappellerons que le nerf radial innerve les extenseurs du poignet, les extenseurs communs et propres des doigts, le long abducteur et le court extenseur du pouce, il envoie parfois un rameau à l’éminence thénar : c’est le rameau de Lejars. La paralysie radiale est caractérisée par la chute du poignet, la chute des premières phalanges et l'impossibilité d’écarter le pouce en abduction. Elle peut atteindre, comme l’a signalé Froment, l'opposition à l'index (parésie du court abducteur). La main paralysée voulant saisir un petit objet manque de précision et de promptitude. Le malade atteint de paralysie radiale « prend à la traîne ». Si l’objet est plus volumineux, la difficulté est moindre. La chute de la main, en relâchant les tendons des fléchisseurs, leur enlève de la force, le malade y remédie en renversant la main en supination, pour qu’elle s’étende sous l’action de la pesanteur. En ce qui concerne l’utilisation professionnelle de la main paralysée, on peut dire qu’en règle générale et en l'absence de tout appareillage, elle s’adaptera mieux, malgré la diminution de la force qui tient à l'attitude défectueuse de la main aux travaux de force du forgeron et du menuisier qu'à des travaux plus délicats, tels que ceux du verrier, pour lesquels elle manque trop de fixité et de précision.
Divers appareils de prothèse ont été imaginés pour corriger l'attitude vicieuse de la main.