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Déjà, en 1914, le professeur Etienne Martin à proposé un appareil pour corriger la chute de la main consécutive à la paralysie radiale.
Voici la description : « Cet appareil, très simple et peu coûteux, est composé d’une lame légère d'acier, fixée sur la face palmaire de l’avant-bras et de la main par un poignet en cuir moulé, lacé sur la face dorsale. Cette contention de la main en extension permet aux blessés de saisir tous les objets avec facilité, ses fléchisseurs étant indemnes. Un extenseur caoutchouté, surajouté au niveau du pouce facilite l’écartement de ce dernier doigt s'il y a contraction de ses fléchisseurs. Le port de cel appareil empêche le relâchement des ligaments articulaires du poignet, l’allongement des tendons des extenseurs et ainsi facilite le retour des mouvements de la main si la paralysie radiale s'améliore, et corrige partiellement l’infirmité si elle devient définitive. » (Description donnée par le Professeur E. Martin.)
y Ün certain nombre d'appareils de soutien, rigides, basés sur ce principe, ont été préconisés.
Une fois la plaie guérie, il faut tenir compte de la profession du sujet. Si c’est un homme de bureau, n'ayant pas d'effort puissant à faire, il faudra le munir d'un appareil souple, à mobilité complète, permettant l’écriture et le dessin. |
Si c'est un ouvrier devant manier des objets lourds et soulever des instruments pesants, on aura recours à un appareil de grande résistance, bien adapté, que le sujet portera pendant ses heures de travail.
Un bon appareil de travail est celui de Froment et Muller. Il peut être bloqué, la main restant en légère
hyperextension, ce qui permet la préhension d'objets pesants. Les butées sont dissimulées sur les côtés du poignet dans des articulations latérales unissant la tige métallique fixée sur la manchette avee celle qui longe le bord latéral de la main. Froment se demande « si le mieux ne serait pas dans les paralysies radiales définitives, de fixer la main en ankylosant le poignet en extension. Cette ankylose semble peu gênante, d'autant que la plupart des actes de préhension requièrent l'extension. Elle délivrerait le malade de toute prothèse. Mais une telle intervention ne serait légitime que tardivement, lorsque tout espoir de retour de motilité et de régénération du nerf est définitivement perdu. »
Paralysie cubitale. — Le nerf cubital innerve les faisceaux internes du fléchisseur commun profond, destinés à l’auriculaire et au médius, l’adducteur et parfois le court fléchisseur, tous les interosseux et les deux derniers lombricaux. La paralysie cubitale détermine la griffe classique des deux derniers doigts (l'intégrité complète ou partielle des lombricaux de l'index et du médius innervés par le médian supplée, pour ces deux: doigts, à la paralysie de leurs interosseux), elle frappe d’impotence l’adducteur du pouce. Cette griffe apporte une gènc considérable dans la préhension. Tout objet volumineux qu'elle empoigne en faisant étau vient heurter douloureusement les doigts en griffe. De plus, le pouce, ne peut plus constituer, en s'appliquant sur le bord externe de ‘l'index, cette pince puissante à mors plats que requièrent si fréquemment les actes professionnels. Mais, par contre, les actes de préhension délicate (pince longue
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à branches droites, pinces à branches courtes), ne sont pas troublés.
Les griffes cubitales peuvent être souples et facilement réductibles, on peut alors se servir du procédé de Froment qui consiste « à glisser à l'intérieur d’un gant, entre celui-ci et le dos des doigts, de petits ressorts droits, de la longueur des doigts, engainés de cuir, que l'on peut ou non fixer au gant ». D'autres appareils, basés sur ce même principe, peuvent rendre des services. Il n'existe aucun appareil pour remédier à l’impotence de l’adducteur.
Paralysie du médian. — Le médian innerve les fléchisseurs du pouce et de l’index, les lombricaux de l'index et du médius, le court abducteur, l’opposant et tout ou partie du court fléchisseur.
La paralysie du médian au poignet détermine les troubles de l’opposition, or, l'opposition est un des facteurs indispensables à la préhension. Si le blessé doit empoigner un objet de gros calibre, la pince-étau ne peut se constituer du fait de la paralvsie des muscles de l’opposition. La préhension délicate (pince longue à branches droites, pince à branches courtes), est encore plus gênée.
La pince à mors plats est aussi moins bonne qu'à l'état normal. « D'une manière générale, dit Froment, tout métier demandant à la main paralysée des actes complexes et délicats de préhension (ajusteurs, serruriers, horlogers, tailleurs), devient impossible. Certains méliers moins minutieux, tels que ceux de menuisiers, de jardiniers, de cultivateurs, surtout grâce au jeu des suppléances, paraissent relativement compatibles avec cette grave infirmité. »
Huepo:
Le bracelet opposant de Froment permet d'appareiller d'une façon utile ces malades, il rend au blessé une certaine force et une certaine adresse, corrigeant l'attitude vicieuse du pouce.