MAIS
Nature de la blessure
L'adaptation fonctionnelle d'un membre traumatisé dépend de la lésion, de son étendue et de son siège. Plus une blessure est grande, plus elle risque d’intéresser des organes utiles aux fonctions du membre, plus le tissu cicatriciel, si préjudiciable aux mouvements, est abondant et gênant. La rétraction du tissu inodulaire sera plus accusée et ce fait n'est pas négligeable. Le siège de la lésion est également important. La proximité d’une articulation pourra avoir une fâcheuse influence et si le traumatisme a intéressé un tendon, un gros tronc nerveux ou tout autre organe indispensable au bon fonctionnement d’un membre, l’accoutumance s’en ressentira.
Cette accoutumance ne sera d’ailleurs pas fatalement compromise, mais il est à prévoir qu'elle sera retardée plus ou moins longtemps. L'accoutumance varie aussi selon qu'il y à eu ou non perte anatomique. Lorsque celle-ci n’est pas étendue, qu’elle intéresse seulement un pu deux doigts, on observe en général que l’accoutumance se réalise plus rapidement que s’il persiste une ankylose gênante par exemple. Mais, quand elle est plus étendue, et surtout quand elle nécessite le port d’un appareil de prothèse, l'adaptation sera forcément retardée et plus ou moins compromise.
L'évolution de la plaie, la durée de la guérison, sont autant de facteurs de grande importance dans l’établissement de l’accoutumance. Une plaie qui suppure, qui est le siège de phénomènes infectieux plus ou moins graves, entraîne, dans la région où elle se trouve, et