‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvelles (volume 3)Chapitre 22 sur 28 · PAR MONSEIGNEUR DE VILLIERS · texte numérisé non relu

PAR MONSEIGNEUR DE VILLIERS

ffin que je ne soie seclus du tresheureux et haut mérite deu à ceux *MM> qui travaillent et labeurent à l'augmentation des histoires de ce présent livre, je vous racompteray en brief une adventure nouvelle, par laquelle on me tiendra excusé d'avoir fourny la nouvelle dont j'ay nagueres esté sommé.

Il est notoire vérité qu'en la ville de Hostellerie , en Castelloigne , arrivèrent plusieurs frères mineurs, qu'on dit de l'Observance, enchacés et déboutés par leur mauvais gouvernement et faincte devocion du royaulme d'Espaigne. Et trouvèrent façon d'avoir entrée devers le

seigneur de la ville, qui desja estoit ancien ; et tant firent, pour abréger, qu'il leur fonda une belle église et beau couvent, et les maintint et entretint toute sa vie le mieulx qu'il sceut. Et après régna son filz aisné , qui ne leur fist pas moins de bien que son bon père. Et, de fait, ilz prospérèrent, en peu de ans, si bien qu'ilz avoient suffisamment tout ce que on sçauroit demander en ung couvent de mendians. Et, affin que vous saichiez qu'ilz ne furent pas oiseux, durant le temps qu'ilz acquirent ces biens, ilz se mirent au prescher, tant en la ville que par les villaiges voisins, et gaignerent tout le peuple, et tant firent qu'il n'estoit pas bon chrestien qui ne s'estoit à eulx confessé , tant avoient grant bruit et bon los de bien remonstrer aux pécheurs leurs defaultez. Mais qui les louast et eust bien en grâce, les femmes estoient du tout données, tant les avoient trouvez sainctes gens, de grant charité et de parfonde dévotion.

Or entendez la mauvaistié, déception et horrible trayson que ces faulx ypocrites pourchassèrent à ceulx et celles qui tant de biens de jour en jour leur faisoient : ilz baillèrent entendre généralement à toutes les femmes de la ville

qu'elles estoient tenues de rendre à Dieu la disme de tous leurs biens : « Comme au seigneur de telle chose et de telle, à vostre paroisse et curé de telle chose et telle, et à nous vous devez rendre et livrer la disme du nombre des fois que vous couchiez charnellement avec vostre mary. Nous ne prenons sur vous aultre disme, car, comme vous sçavez, nous ne portons point d'argent; car il ne nous est rien des biens temporelz et transitoires de ce monde. Nous querons et demandons seulement les biens espirituelz. Les dismes que nous demandons, et que vous nous devez, n'est pas des biens temporelz: c'est à cause du Sainct Sacrement que vous avez receu, qui est une chose divine et espirituelle; et de celuy n'appartient à nul recepvoir la disme que nous seulement, qui sommes religieux de j'Observance. » Les povres simples femmes, qui mieulx cuidoient ces bons frères estre anges que hommes terriens, ne refusèrent pas ce disme à payer. Il n'y eust celle qui ne la payast à son tour, de la plus haulte jusques à la moindre ; mesmes la femme du seigneur n'en fut pas excusée. Ainsi furent toutes les femmes de la ville appaties à ces vaillans moines ; et n'y avoit ce-

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luy d'eulx qui n'eust à sa part de quinze à seize femmes la disme à recepvoir ; et, à ceste occasion, Dieu sçait les presens qu'ilz avoient d'elles tout soubz umbre de devocion. Ceste manière de faire dura longuement, sans ce qu'elle vint à la congnoissance de ceulx qui se fussent bien passez de ce nouveau disme. Il fut toutesfois descouvert en la façon qui s'ensuit :

Ung jeune homme, nouvellement marié, fut prié de souper à Postel d'ung de ses parens, lui et sa femme ; et, comme ilz retournoient, en passant par devant l'église des bons cordeliers dessusditz, la cloche de Y Ave Maria sonna tout à ce coup, et le bon homme s'enclina sur la terre pour faire ses devocions. Sa femme lui dist : « Je entreroye voulentiers dedans ceste église ? — Et que ferez vous là dedans à ceste heure ? dist le mary : vous y reviendrez bien quand il sera jour demain, ou une autre fois? — Je vous requiers, dist elle, que je y aille, et je reviendray tantost. — Nostre Dame! dist il : vous n'y entrerez ja maintenant ! — Par ma foy, dist elle, c'est force; il m'y convient aller; je ne demoureray riens : si vous avez haste d'estre à l'ostel, allez toujours devant, je vous suivray

tout à ceste heure. — Picquez, picquez devant, dist il ; vous n'y avez pas tant à faire. Si vous voulez dire vostre Pater noster ou vostre Ave Maria, il y a assez place à l'ostel, et vous vauldra autant là le dire que en ce monastère, où l'on ne voit maintenant goûte. — Ha dea, dist elle, vous direz ce qu'il vous plaira, mais, par ma foy, il fault nécessairement que j'entre ung peu dedans. — Et pourquoy ? dist il. Voulez vous aller couchier avec les frères de leans ? »

Elle, qui cuidoit, à la vérité, que son mary sceust bien qu'elle payastla disme, lui respondit : « Nenny, je n'y vueil pas couchier ; je vouloye aller payer. — Quoy payer? dist il. — Vous le sçavez bien, dist elle ; et si le demandez. — Que sçay je bien? dist il ; je ne me mesle pas de voz debtes. — Au moins, dist elle, sçavez vous bien qu'il me fault payer la disme. — Quelle disme?

— Ha hay ! dist elle, c'est ung jamais; et la disme de nuyt de vous et de moy ? Vous avez bon temps ; il fault que je paye pour nous deux.

— Et à qui le payez vous? dist il. — A frère Eustace, dist elle. Allez tousjours à l'ostel ! Si m'y laissez aler, que j'en soye quitte. C'est si grant pechié de ne la point payer que je ne suis

jamais aise quant je lui dois riens. — Il est meshuy trop tart, dist il ; il est couchié passé à une heure. — Ma foy, dist elle, je y ay esté ceste année beaucoup plus tart; puis que on veult payer, on y entre à toute heure. — Allons, allons, dist il, une nuyt n'y fait rien. »

Ainsi s'en retournèrent le mary et la femme, mal contens tous deux, la femme pource qu'on ne l'a pas laissée paier son disme, et le mary, pource qu'il se veoit ainsi deceu , estoit tout esprins d'yre et de mal talent : qui encores redoubloit sa peine, qui ne l'osoit monstrer. A certaine pièce après, toutesfoys, ilz se couchèrent, et le mary, qui estoit assez subtil, interrogua sa femme de longue main se les autres femmes de la ville ne paient pas aussi ceste disme qu'elle fait. ccQuoy donc! dit elle : par ma foy, si font. Quel previlege auroient elles plus que moy? Nous sommes encores seize ou vingt qui le paions à frère Eustace. Ha! il est tant dévot! Et croyez que ce lui est une grande pacience. Frère Berthelemieu en a autant ou plus, et, entre les autres, ma Dame est de son nombre. Frère Jacques aussi en a beaucoup, frère Anthoine aussi : il n'y a celui d'eulx qui n'ait son

nombre. — Sainct Jehan! dist le mary, ilz n'ont pas œuvre laissée ! Or congnois je bien qu'ilz sont beaucoup plus devotz qu'il ne semble ; et vrayement je les vueil avoir céans tous l'ung après l'aultre , pour les festoier et ouyr leurs bonnes devises ! Et pource que frère Eustace reçoit la disme de céans, ce sera le premier. Faictes que nous ayons demain bien à disner, car je le ameneray. — Tresvoulentiers, dit elle; au moins, ne me fauldra il pas aller en sa chambre pour le payer : il le recevera bien céans. — Vous dictes bien , dist il. Or dormons. » Mais créez qu'il n'en avoit garde ; et, en lieu de dormir, il pensa tout à son aise ce qu'il vouloit à lendemain exécuter.

Ce disner vint, et frère Eustace, qui ne sçavoit pas l'intention de son hoste, fist assez bonne chiere soubz son chaperon. Et quant il veoit son point, il prestoit ses yeulx à l'hostesse, sans espargner par dessoubz la table le gracieux jeu des piedz : de quoy s'appercevoit bien l'oste sans en faire semblant, combien que ce feust à son préjudice. Après les grâces, il apela frère Eustace, et lui dist qu'il luy vouloit monstrer une ymage de Nostre Dame, et une tresbelle orai-

son qu'il avoit en sa chambre; et il respondit qu'il le voirroit voulentiers.

Adonc ilz entrèrent dedans la chambre , et puis l'oste ferma l'huys dessus eulx, que il ne peust sortir ; et puis empoigna une grande hache, et dist à nostre cordelier : « Par la mort bieu, beau père, vous ne partirez jamais d'icy, sinon les piez devant, se vous ne confessez vérité ! — Helas ! mon hoste, je vous crie mercy ! Que me demandez vous? — Je vous demande, dist il, le disme du disme que vous avez prins sur ma femme. » Quant le cordelier ouyt parler de ce disme, il pensoit bien que ses besongnes n'estoient pas bonnes ; si ne sceust que respondre, sinon de crier mercy, et de soy excuser le plus beau qu'il povoit : « Or me dictes, dist l'oste, quelle disme est ce que vous prenez sur ma femme et sur les autres ? » Le povre cordelier estoit tant effroyé qu'il ne povoit parler et ne respondoit mot. « Dictes moy, dist l'oste, la chose comment elle va; et, par ma foy, je vous lairray aller, et ne vous feray ja mal, ou, si non, je vous tueray tout roide. » Quant l'autre se ouyt asseurer, il ayma mieulx confesser son péché et celuy de ses compaignons, et eschapper,

que le celer et tenir cloz et estre en dangier de perdre sa vie; si dist : « Monhoste, je vous crie mercy ! je vous diray vérité. Il est vray que mes compaignons et moy avons fait accroire à toutes les femmes de ceste ville qu'elles doivent la disme des fois que vous couchiez avec elles; elles nous ont creu : si les payent et jeunes et vieilles, puis qu'elles sont mariées; il n'en y a pas une qui en soit excusée ; ma Dame mesmes la paye comme les autres, ses deux niepces aussi, et généralement nulle n'en est exemptée. — Ha dea, dist l'aultre, puis que Monseigneur et tant de gens de bien la payent, je n'en dois pas estre quitte, combien que je m'en passasse bien ! Or vous en allez, beau père, par tel si que vous me quitterez la disme que ma femme vous doit. » L'autre ne fut oncques si joyeux quant il se fut saulvé dehors ; si dist que jamais n'en demanderoit rien : aussi ne fist il, comme vous orrez.

Quant l'oste du cordelier fut bien informé de sa femme et de ceste nouvelle disme, il s'en vint à son seigneur et luy compta tout du long le cas du disme , comme il est touché ci dessus. Pensez qu'il fut bien esbahy et dist : « Oncques

ne me pleurent ces papelars, et me jugeoit bien ie cueur qu'ilz n'estoient pas telz par dedans comme ilz se monstrent par dehors. Ha ! mauldictes gens qu'ilz sont! mauldicte soit l'heure qu'oncques Monseigneur mon père, à qui Dieu pardoint, les accointa! Or sommes nous par eulx gastez et deshonnourez. Et encores feront ilz pis, s'ils durent longuement. Qu'est il de faire? — Par ma f oy , Monseigneur, dist l'autre, s'il vous plaist et semble bon, vous assemblerez tous vos subjetz de ceste ville: la chose leur touche comme à vous. Si leur declairez ceste adventure, et puis aurez advis avec eulx d'y pourveoir et remédier avant qu'il soit plus tard. »

Monseigneur le voulut; si manda tous ses subjetz mariez tant seulement; et ilz vindrent vers lui ; et en la grant sale de son hostel il leur declaira tout au long la cause pourquoy il les avoit assemblez. Se Monseigneur fut bien esbahy de prinsault quant il sceust premier ces nouvelles, aussi furent toutes bonnes gens qui là estoyent. Adoncques les ungs disoyent : « Il les fault tuer! » Les autres : « Il les fault pendre ! » Les autres: « Noyer! » Les autres disoient qu'ilz ne pourroient croire que ce feust vérité ,

et qu'ilz sont trop devotz et de trop saincte vie. Ainsi dirent les ungs d'ung, et les autres d'autre. « Je vousdiray, dist le seigneur : nous manderons icy noz femmes , et ung tel maistre Jehan, etc., fera une petite colacion, laquelle enfin cherra de parler des dismes, et leur demandera, au nom de nous tous, s'elles s'en acquittent, car nous voulons qu'elles soyent payées : nous orrons leur response. » Et, après advis sur cela, ilz s'accordèrent tous au conseil et à l'opinion de Monseigneur.

Si furent toutes les femmes mariées de la ville mandées, et vindrent en la salle où tous leurs marys estoient. Monseigneur mesmes fit venir Madame , qui fut toute esbahye de veoir l'assemblée de ce peuple. Puis après, ung sergent commanda, de par Monseigneur, faire silence. Et maistre Jehan se mist un peu au dessus des autres et commença sa petite colacion , comme il s'ensuit :

« Mes dames et mes damoiselles , j'ay la charge de par Monseigneur, qui cy est, et ceulx de son Conseil, vous dire en brief la cause pourquoy estes icy mandées. Il est vray que Monseigneur, et son Conseil, et son peuple qui cy

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est, ont tenu , à ceste heure , ung chapitre du fait de leurs consciences : la cause si est qu 'ilz ont voulenté, Dieu devant, dedans brief temps , faire une belle procession et dévote à lalouenge de Nostre Seigneur Jesu Christ et de sa glorieuse mère, et , à iceluy jour, se mettre tous en bon estât, affin qu'ilz soyent mieulx exaulsez en leurs plus dévotes prières et que les œuvres qu'ilz feront soyent à iceluy nostre Dieu plus agréables. Vous sçavez que , la mercy Dieu , nous n'avons eu nulles guerres de nostre temps, et noz voisins en ont esté terriblement persécutez et de pestillences et de famines. Quant les aultres en ont esté ainsi examinez , nous avons peu dire et encores faisons que Dieu nous a préservez. C'est bien raison que nous congnoissons que ce vient non pas de noz propres vertuz, mais de la seule large et libérale grâce de nostre benoist Créateur et Rédempteur, qui huche et appelle et invite au son des dévotes prières qui se font en nostre église, et où nous adjoustons tresgrant foy et tenons en fermes devocions. Aussi, le dévot couvent des cordeliers de ceste ville nous a beaucoup valu et vault à la conservacion des biens dessusditz. Au surplus, nous voulons sça-

voir se vous acquittez à faire ce à quoy vous estes tenues ; et, combien que nous tenons assez estre en vostre mémoire l'obligacion qu'avez à l'église, il ne vous desplaira pas se je vous en touche aucuns des plus grans pointz. Quatre fois l'an, c'est assavoir aux quatre nataulz, vousvous devez confesser à vostre curé, ou à quelque religieux ayant sa puissance ; et se receviez vostre Créateur à chascune fois, vous feriez bien; à tout le moins le devez vous faire une fois l'an. Allez à l'offrande tous les dimanches, et payez leaulment les dismes à Dieu, comme de fruitz, de poulailles , aigneaulx , et autres telz usaiges acoustumez. Vous devez aussi une autre disme aux devotz religieux du couvent de Sainct François, que nous voulons expressément qu'elle soit payée: c'est celle qui plus nous touche aucueur, et dont nous desirons plus l'entretenance; et pourtant, s'il y a nulle de vous qui n'en ait fait son devoir aucunement, que ce soit par sa négligence ou par faulte de le demander, ou autrement, si s'advance de le dire. Vous sçavez que ces bons religieux ne peuvent venir aux hostelz quérir leur disme : ce leur seroit trop grant peine et trop grant destourbier; il doit bien suffire s'ilz.

prennent la peine de le recevoir en leur couvent. Velà partie de ce que je vous ay à dire : reste à sçavoir celles qui ont payé et celles qui doivent ? »

Maistre Jehan n'eust pas fine son dire, que plus de vingt femmes commencèrent à crier toutes d'une voix: « J'ai payé, moy ! — J'aypayé,moy ! — Je n'en dois rien ! — Ne moy. — Ne moy ! s D'autre cousté, dirent ung cent d'autres, et généralement, qu'elles ne dévoient rien; mesmes saillirent avant quatre ou six tresbelles jeunes femmes, qui dirent qu'elles avoient si bien payé qu'on leur devoit sur le temps advenir, à l'une quatre fois, à l'autre six fois, à l'autre dix fois. Il y avoit aussi, d'autre cousté, je ne sçay quantes vieilles qui ne disoient mot; et maistre Jehan leur demanda s'elles avoient bien payé leur disme. Et elles respondirent qu'elles avoient faict traictié avec les cordeliers : « Comment! dit il: ne paiez vous pas? Vous devez semondre et contraindre les autres de ce faire , et vous mesmes faictes la faulte ! — Dea , dist l'une, ce n'est pas moy; je me suis présentée plusieurs fois de faire mon devoir, mais mon confesseur n'y veult jamais entendre : il dit tousjours qu'il n'a loisir. —

Sainct Jehan ! dirent les autres vieilles , nous composons, par traictié fait avecques eulx, la disme que devons en toille , en draps, en coussins, en bancquiers, en orilliers, et en autres telles bagues; et ce par leur conseil et advertissement, car nous aymerions mieulx la payer comme les autres. — Nostre Dame ! dist maistre Jehan , il n'y a point de mal ; c'est tresbien fait. — Elles s'en peuvent doncques bien aller? dist Monseigneur à maistre Jehan. — Ouy, dist il, mais, quoy que ce soit, que ces dismes ne soyent pas oubliées. »

Quant elles furent toutes hors de la salle, l'huys fut serré; si n'y eust celuy des demourez qui ne regardast son compaignon : « Or çà, dit Monseigneur, qu'est il de faire? Nous sommes acertez de la thraison que ces ribaulx moynes nous ont fait, par la déposition de l'ung d'eulx et par noz femmes; il ne nous fault plus de tesmoings. » Après plusieurs et diverses opinions , la finale et dernière resolucion si fut qu'ilz yront bouter le feu ou couvent, et brûleront et moynes et moustier. Si descendirent en bas en la ville, et vindrent au monastère; et osterent hors le Corpus Dominij et aucun autre reliquaire qui là

estoit, et l'envoierent en la paroisse; et puis, sans plus enquérir, boutèrent le feu en divers lieux leans, et ne s'en partirent tant que tout fut consumé, et moynes , et couvent, et église, et dortoir, et le surplus des ediffices, dont il y avoit foison leans.

Ainsi achetèrent bien chierement les povres cordeliers la disrae non accoustumée qu 'ilz midrent sus. Dieu, qui n'en povoit mais, en eut bien sa maison bruslée.

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