‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvellesChapitre 65 sur 84 · LXX MANUSCRITS · texte numérisé non relu

LXX MANUSCRITS

— Les mêmes. Cologne fSuisse\ '786, 4 toI. gr. in- 12, avec les fig. de Romain de Hooge. (Réimpression littérale des éditions de Hollande.)

— Les Cent Nouvelles nouvelles , édition revue sur les textes originaux, et précédée d'une introduction par Le Roux de Lincy. Paris, Paulin, 1841, 2 vol. in-12.

Cette édition, dont il y a une réimpression identique chez Charpentier, sous la même date, a paru en concurrence avec celle que nous avons publiée nous-méme dans les Vieux Conteurs français de la collection du Panthéon littéraire; elle se recommande surtout par les travaux historiques de Le Roux de Lincy (son excellente Introduction, ses Notices sur les conteurs des Cent nouvelles, etc.), que nous avons mis largement à contribution. Quant au texte, que l'éditeur s'est appliqué à reproduire, d'après les deux éditions de Vérard, dit-il, avec une scrupuleuse exactitude, ayant soin de suivre, dans l'orthographe du même mot, toutes les variations alors en usage; nous regrettons que ce texte soit peut-être trop conforme à celui des premières éditions ; car l'éditeur ne s'est pas même permis de corriger les innombrables fautes qui le défigurent et qui rendent parfois le sens peu intelligible. Nous reprocherons aussi à Le Roux de Lincy l'accentuation toute moderne et la ponctuation très-imparfaite, qu'il a cru devoir ajouter à l'exacte reproduction des originaux, sans s'apercevoir qu'il donnait

ET EDITIONS LXXl

souvent aux mots une physionomie et une consonnance arbitraire; aux phrases, un sens erroné et inadmissible.

— Les Cent Nouvelles nouvelles, dites les Nouvelles du roi Louis XI ; édition publiée avec l'orthographe moderne dans le recueil intitulé : Les Vieux Conteurs français, revus et corrigés d'après les éditions originales, accompagnés de notes et précédés de notices historiques , critiques et bibliographiques, par Paul L. Jacob, bibliophile [Paris, Aug. Desrez, 1841). Gr. in-8 à 2 col.

Cette édition, qui fait partie du Panthéon litiéraire, rempUt les cent quatre-vingts premières pages du volume, « Notre intention, disions-nous dans la préface, a été de faire une édition, sinon populaire, du moins mise à la portée de tous ceux qui sont en état de juger et de goûter les fruits, un peu crus, il est vrai, mais savoureux et succulents d'une littérature, que nous devons conserver, sans nous préoccuper, dans notre travail, des routines trop respectées d'un petit nombre d'adeptes qui bornent à des servitudes d'orthographe la fidèle reproduction des anciens textes ; nous avons appliqué l'orthographe moderne à ces contes du XV'-* siècle. »

Nous ajoutions, cependant, cette réponse indirecte aux critiques de Le Roux de Lincy sur le rajeunissement de l'orthographe dans la réimpression des vieux écrivains. « M. Le Roux de Lincy, disions-nous, reproduit, avec une fidélité dont nous ne pouvons lui savoir gré, jusqu'aux fautes

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