ET EDITIONS LXXIII
Glasgow, sauf quelques rares exceptions. Le manuscrit est, en général, très-correct, mais de temps en temps l'écrivain a fait des omissions de quelques mots et même de deux ou trois lignes, en passant, par négligence, d'un mot dans une ligne, au même mot répété dans la ligne suivante ou deux ou trois lignes plus bas. J'ai été obligé de suppléera ces lacunes, d'après le texte de Vérard, qui a été reproduit avec soin, dans l'excellente édition de M. Le Roux de Lincy. »
L'erreur la plus grave de M. Thomas Wright est d'avoir voulu voir, dans ce recueil de cent nouvelles, racontées, à table ou au coin du feu, dans le château de Genappe, par le Dauphin Louis et les personnes de sa suite, ainsi que par le comte de Charolais et ses grands officiers, un ouvrage composé probablement par Antoine de La Sale, « en imitation des conteurs italiens, dont il avait eu connaissance dans son séjour à Rome. » M. Thomas Wright paraît ignorer que la vieille traduction du Décaméron deBoccace, par Laurens du Premier-Faict, était alors dans les mains de la noblesse lettrée, à la cour de France comme à la cour de Bourgogne. En outre, M. Thomas Wright s'est donné un démenti à lui-même, en cherchant à établir que le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et non son fils Charles, était un des conteurs de ces Cent Nouvelles nouvelles.
Nous ne sommes, d'ailleurs, nullement édifiés