‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvellesChapitre 69 sur 84 · ET EDITIONS LXXV · texte numérisé non relu

ET EDITIONS LXXV

que l'éditeur avait cru devoir faire, en attendant la mise en lumière de ce fameux manuscrit de Glasgow, sur lequel on fondait de grandes espérances, que la publication de la Bibliothèque elzevirienne n'a pas trop réalisées :

« Les Cent Nouvelles nouvelles^ depuis la pitoyable édition de lySS, n'avaient été réimprimées qu'une seule fois (en 1786), et avec une monstrueuse augmentation de fautes grossières, lorsque nous réimprimâmes, en 1 841, ce chef-d'œuvre de notre ancienne littérature gauloise, dans le recueil des Vieux Conteurs français ^ qui fait partie de la collection du Panthéon littéraire. « On vante sans cesse les Conteurs italiens, disions-nous en tête de ce recueil ; on ne parle pas des nôtres, du moins en France, où c'est un parti pris depuis longtemps de déprécier autant que possible la littérature nationale, au profit des littératures étrangères. Nous n'avons jamais partagé, Dieu merci, cette injuste indifférence à l'égard des précieux monuments de la langue des XV^ et XVP siècles; nous accordons même une sorte d'admiration à ces récits pleins de grâce, de finesse et de naïveté, dans lesquels brille de tout son éclat le véritable esprit français.

« La réimpression des Cent Nouvelles nouvelles était, on peut le dire, une tentative assez hasar-

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