XII AVIS PRELIMINAIRE
divers qui m'en ont valu la possession ; je me bornerai donc à faire connaître en peu de mots l'historique des circonstances qui ont fait tomber entre mes mains le manuscrit dont j'offre aujourd'hui la traduction.
Parmi les principaux personnages du Raire avec lesquels je m'étais lié , et dont mon habitude de la langue arabe me permettait de cultiver l'amitié , celui avec lequel j'avais des relations plus fréquentes et plus familières , entretenues par le voisinage, était le cheykh Mohammed êl- Mohdy, jouissant depuis long- temps dans la ville d'une haute considération , qu'il a conservée sous les divers gouvernemens qui se sont succédé en Égypte.
Né au Raire , de parens cophtes , et par conséquent chrétiens , il se nommait d'abord Hebat-Allah {Dieu-donné ou don de
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Dieu); il avait pour père un intendant des biens de Souleymaw-K achef. Celui-ci, ayant vu le jeune Hebat-Allah, le prit en amitié, et voulut en faire un des mamlouks de sa maison ; le jeune-homme , se sentant peu de goût pour les armes , en avait au contraire beaucoup pour l'étude. Ses dispositions ne changèrent rien à l'affection du kachef : et, par ses soins et ses libéralités , le jeune Hebat- Allah devint musulman, prit alors le nom d'ÉL - Mohdy ( le bien conduit), et fut attaché à la célèbre mos* quée ftêl-Azhar (des fleurs), en qualité d'étudiant.
Personne n'ignore que cette mosquée, la plus considérable du Raire , est le siège d'une université* musulmane, dont la réputation a toujours été florissante, et s'est
répandue dans tous les pays où règne Fis* i b
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