‹ Les Doctrines catholiques; ou, exposition des vérités enseignées dans l'église réunie, depuis Nicée jusqu'à la ive session du VatinChapitre 2 sur 98 · MONSEIGNEUR LACHAT · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR LACHAT

A l'auteur.

SoLEURE , le 25 mars 1872.

A Monsieur VAbbé Hornstein , ancien Directeur dît Séminaire diocésain.

Monsieur rA])l)é ,

Je vois avec un grand plaisir que vous continuez à employer votre plume si habile à défendre la sainte cause de l'Église catholique.

Après nous avoir donné votre savant ouvrage sur r Eglise enseignante , qui vous a valu un Bref spécial de sa Sainteté le Pape Pie IX , vous venez de composer une œuvre non moins importante : Les doctrines catholiques.

Dans le premier de ces deux ouvrages vous avez établi, par de solides considérations théologiques, la légitimité des prérogatives du Pontife romain , et la mission de l'Église notre Mère , dispensatrice des

bienfaits de la Rédemption et interprète infaillible de la révélation divine.

Dans votre nouvel ouvrage : Les doctrines catholiques, vous nous montrez l'action de l'autorité enseignante de l'Église ; vous déroulez sous nos yeux cet imposant tableau des grandes Assemblées ecclésiastiques, où le chrétien contemple, avec sérénité et confiance au-dessus des flots mobiles de l'erreur, l'arche radieuse qui conserve, pour les générations futures, le dépôt de la foi et toutes les vérités nécessaires au bonheur et à l'existence des sociétés.

Du sanctuaire de la théologie , dont les décisions conciliaires illuminent et vivifient toutes les parties, vous faites , Monsieur l'Abbé , rayonner comme d'un sommet sacré la grande synthèse des dogmes chrétiens, et vous montrez comment, à la lumière des vérités dogmatiques et morales, s'éclairent et se purifient les âmes dociles à l'enseignement de l'Église.

Vous avez parlé, en dernier lieu, du Concile œcuménique du Vatican et vous avez fait connaître à vos lecteurs quels ont été les nombreux et difficiles travaux de cette sainte Assemblée. Les considérations que vous présentez contribueront à dissiper plus d'un préjugé et à favoriser l'avènement d'une période d'apaisement après d'aussi vives émotions. Le caractère aussi calme que profond des discussions que vous établissez ne peut manquer de gagner à la vérité un certain nombre d'esprits hésitants

ou hostiles, et de hâter l'heure du triomphe de rÉghse de Jésus-Christ.

Je suis heureux, Monsieur l'Abhé , de vous voir poursuivre un si noble but, et, en appelant de tout mon cœur la bénédiction du Seigneur sur votre personne et sur vos travaux, je vous prie, Monsieur TAbbé , de recevoir l'assurance de mes sentiments respectueux et très-dévoués.

-j- FiUGÈNE, Evoque de Bàle.

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