L'ORIGINE DE L'HOMME
Cette étude nous amène à dire un mot de l’origine de l’homme. La foi chrétienne nous dit que Dieu forma son image dans l’homme par une création spéciale. La Genèse nous enseigne que Dieu par un acte spécial créa l’homme.
Avant Lamarck, Darwin et Haeckel, l’origine de l’homme n'avait pas été scientifiquement mise en doute. C’est Lamarck qui, le premier, émit dans le mon® -ientifique l’idée que le chimpanzé aurait bien pu être transformé æganisme de forme humaine. Depuis lors cette idée a germé dat: . des esprits et a donné naissance à bien des hypothèses saugrenues. La doctrine de Lamarck veut que l’animal e transforme pour s'adapter à l’ambiance, selon celle de Darwin, l’adaptation
est passive, c'est-à-dire lente et progressive. Ni l’une ni l’autre n'ont de valeur scientifique.
La théorie des mutations telle que formulée par Darwin est, d’après Le Dantec, presque ruinée de fond en comble par celle de H, de Wries, qui est reçue avec enthousiasme par la plupart des matérialistes. “Les mutations, dit de Wries, sont l'oeuvre du hasard, elles ne résultent p:s du milieu... Les particularités les plus admirables de la coordination des animaux supérieurs ont dû toutes apparaître rar hasard une première fois.”
C'est prêter au hasard un rôle providentiel, qui est un défi à la raison humaine.
Dastres, professeur de physiologie à la Sorbonne, dit que “la doctrine de ue Wries combat celle de Darwin sur tous les points.”
Le Dantec: “La théorie de de Wries qui a vu le jour depuis quelques années...est la négation du Lamarckisme, je dirais presque du transformisme lui-même.” Comme nous le voyons, le mutationisme cest ur nouveau problème qui se pose aujourd’hui devant la science, et se trouve entouré de plus d’une confusion et d’obscurités. Ne serait-il pas comme une interprétation nouvelle de la doctrine des créations successives de Cuvier?
Les évolutionistes voudraient, par le mutationisme, marquer l’apparition de l’homme de leur sceau: “La terre était peuplée quand l'homme est apparu par mutation brusque avec un cerveau hyperirophié, sorte de monstre dont la pensée allait dominer l’animalité.” Vite le darwinisme veut que l’origine de l’homme soit simienne, A Bora de répondre que l’origire simienne de l’homme est une erreur scientifique suffisamment prouvée.
Comme l’évolution matérialiste est une doctrine encore reçue par un grand nombre de savants et qu’elle ne pose aucune distinction entre l’âme animale et l’âme humaine, on <omprend combien l’origine bestiale de l’homme a eu de retentissement. L'accueil que l’on fit au darwinisme prouve que les amis du plaisir trouvent là un prétexte de se soustraire aux lois de la morale et avaient un moyen d'expliquer l’univers sans Dieu et l’homme sans âme spirituelle. “Pour voir, dit M. Guibert, quelles conséquences sociales découlent de ces théories pernicieuses, il n’est pas même besoin de raisonner, il suffit de considérer les faits. N’est-il pas évident que sous l’influence de ces idées nouvelles. la morale publique a baissé, la criminalité s’est développée, l’égoïsme brutal a grandi, etc.?
“Si l’on veut que l’homme garde dans sa vie la dignité et la vertu, auxquelles, malgré tout, la conscience humaine reste invinciblement attachée, il faut lui enseigner sur sa nature d’autres idées que celles de l’évolutionisme.”