‹ Les doctrines évolutionistes [microforme]Chapitre 18 sur 29 · SELECTION NATURELLE · texte numérisé non relu

SELECTION NATURELLE

Darwin vovlait appliquer à l’homme le principe de la sélection naturelle. Cette idée a marché, et le Congrès international d’Eugénique, tenu à Londres en juillet dernier, en est une manifestation. Ce nroblème qui s’agite dan ertain milieu présente un danger. “L’Eugénique est la science qui a pour objet l’étude des causes soumises au contrôle s0-

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cial pouvant améliorer ou affaiblir les qualités des générations futures, soit physiquement, soit moralement. Elle a pour but de régier les unions humaines de telle façon qu'on obtienne la plus grande proportion d’individus jugés les mieux adaptés à la forme considérée comme la meilleure.”

“Le but de ce Congrès était de faire connaître le sens du mot eugénique dans le monde entier et de montrer que ses aspirations sont aussi pratiques que celles des politiciens.”

Un moraliste français disait à ce propus:

“Nous comprendrions fort bien l'importance et l'utilité d’une telle étude appliquée dans le domaine social, économique, politique et tamiliul, à la recherche des meilleures conditions de vie morale et matérielle susceptibles de contribuer naturellement à l'amélioration de la race; il ne s'agit point là malheureusement d'initiatives de ce genre, mais bien de soumettre à notre petit contrôle les lois éternelles de la vie et d'attribuer pratiquement à une commission savante le rôle d’arbitre dans la distribution de leurs bienfaits à la société humaine.”

“A notre point de vue catholique, la doctrine est odieuse, car, outre qu'elle attente à notre liberté, elle prive de leur droit à la vie naturelle et à la vie divine des milliers et des millions d’âmes. Selon les dires du Dr Drysdales, de Londres, qui s’est fait au Congrès l’ardent avocat des doctrines néo-malthusie‘nes, vingt-cinq millions de naissances possibles ont été, durant ces trente dernières années, ainsi empêchées, sinon par décision des contrôleurs officiels, du moins par l'effet de ces théories perverses, D'autre part, au mètre d’une saine logique, cette prétention est absolument anti-scientifique, puisqu'elle s’arroge une autorité qu’en fait elle n’a pas, et, si elle passe aux actes, elle va nécessairement au hasand. Elle est donc danger-use...”

“Le mariage, certes, n'est pas d'obligation, mais, dans le mariage, l'observation des lois naturel: fixées par Dieu s'impose. Ce n’est pa dans le progrès d’une brrbarie pseudo-scientifique, renouvelée du paganisme antique, que nous trouverons les remèdes à une décadence déplorable, mais dans le retou: progressif à la saine morale, ce qui n'exclut pas, bien au contraire, l’application de réformes propres à améliorer les conditions de la vie matérielle.

“Le tit est réalisable: aux catholiques de le prouver. Ils ont la vé ritable doctrine, ils ont la force victo ‘euse du Christ. Ils n’ont qu'à vouloir.”

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