SELECTION CROISSANTE
Haeckel veut expliquer par la sélection croissante et universelle la complexité actuelle des formes vivantes et la parfaite adaptation au milieu. Après avoir établi la série des monères, celle d’amibes, celle de morule...et, plus tard, la série de vers, celle de lamproies, celle de poissons, de grenouilles, de salamandres, de reptiles, de marsupiaux et de lémuriens ,il arrive à considérer vingt et un stades à l’évolution des singes catarrhiniens dont l’organisation est la plus voisine de celle de l’homme. Par la continuation de cette évolution, ce savant prétend expliquer l’origine simienne de l’homme. Rien n’est moins sûr que cette hypothèse qui veut qu’une telle évolution universelle aurait présidé au déve-
loppement des êtres vivants. Mais, comme le font voir des considérations de plus en plus nombreuses et des plus sérieuses, la réalité des faits est en faveur de la fixité des espèces.