‹ Les doctrines évolutionistes [microforme]Chapitre 2 sur 29 · PT · texte numérisé non relu

PT

Mais, faites-vous observer à ces amis du singe, il est bien d’autres animaux qui ont des analogies avec le corps de l’homme: ainsi les or- &anes internes de celui-ci ont plus de points de contact avec ceux... du porc (excusez) qu'avec ceux du singe; le chien, sans singer l’homme, semble plus intelligent souvent que tout autre animal; et le perroquet a même sur le chimpanzé l'avantage de pouvoir parler, — Concluez-vous de ces analogies que ces an'maux ont quelque chose à faire avec os origines?

Si encore, nous connaissions une espèce de singe tellement voisine de la nôtre que nous puissions en conclure que nous tenons notre ancêtre, le singe-anthropomorphe? Mais, hélas? on a eu beau chercher, depuis Darwin, et on n’a pas trouvé, mais pas du tout, ce spécimen merveilleux de singe, et la science, j'entends celle qui ne se paie pas de mots, prononce catégoriquement qu’aucune des espèces connues de sin- 8e ne peut être considérée comme l’espèce ancestrale de l’homme: il manque absolument l’anneau, le point de jonction entre les deux.

Tout le monde savant se rappelle encore l'éclat de rire universel qui accueillit, il y a quelques années, la découverte d’un certain docteur parti pour les îles de la Sonde où il était sûr, au dire des naturels du pays, d’avoir retracé l’ancêtre de l’homme dans un squelette trouvé dans les bois!

Le singe-anthropomorphe n’ayant jamais été trouvé, il semble qu'on devrait en conclure sagement que c’est un signe qu’il n’existe pas, et que, par conséquent, on ne saurait scientifiquement démontrer la descendance simiesque de l’homme. — Mais non; nos bons matérialistes ont la foi robuste: si l’on n’a pas encore découvert le singe-homme, on le trouvera un jour, ce cher ancêtre; il faut qu’il existe à tout prix; car autrement, nous ne descendrions pa” du singel.….… et ce serait grave ! Tout plutôt que cela!

On a beau, du reste, prouver à ces braves transformistes que, malgré certaines analogies, il y a entre le singe et l’homme de telles différences physiologiques qu’on ne saurait faire dériver l’un de l’autre ; n'importe: ils tiennent pour le singe, ils sont toqués du singe, et rien ne les en fera démordre. Plutôt avaler toutes les absurdités, que d’admettre que l’homme puisse venir de Dieu!

On le voit, nos matérialistes qui n’ont qu’un sourire de mépris pour la foi si raisonnable du chrétien, ont eux-mêmes une foi bien pius robuste, mais aussi bien moins raisonnable aux folles affirmations de leurs systèmes. Foi pour foi, j'aime mieux la nôtre, notre belle foi chrétienne qui nous explique d’un mot le mystère de nos origines: “Dieu forma l’homme d’un peu de matière à laquelle il insuffla la vie avec une âme.” C’est si simple!

Oui, dans l’homme il y a une âme: et voilà surtout ce qui le différencie du singe et de tout autre animal. L'homme a un corps; et en cela il doit offrir avec les animaux des analogies. Il n’est donc pas étonnant que le corps de l’homme ressemble plus ou moins au corps de certains autres animaux, car Dieu a voulu dans sa création une harmonieu-

Tu

te 5

Page 1