‹ Les doctrines évolutionistes [microforme]Chapitre 24 sur 29 · EVOLUTION RESTREINTE · texte numérisé non relu

EVOLUTION RESTREINTE

Parmi les savants qui défendent l’évolution restreinte aux limites des deux règnes, animal et végétal, il y en a qui comprennent l’homme, d’autres qui l’excluent. C’est le transformisme.

Dans l: monde des plantes, la grande variété des formes r‘sulte, disent les transformistes, du développement progressif de quelques prototypes végétaux. Pour les animaux, l’homme compris ou non, ils les font descendre d’un élément primitif qu’ils appellent la monère.

D’après Cartaz, la monère est formée d’une cellule contenant u.e sorte de liquide gélatineux, tr-nsparent, incolore, protégée par une sorte d’enveloppe et nommée protoplasma. On ne trouve aucun noyau à l’intérieur, et c’est un des signes différentiels entre la monère et les cellules organiques.

Disons de suite que la science ne reconnaît pas de cellule sans n.. yau, et que la monère est créée de toutes pièces par l’imagination de certains transformistes aux ‘bois.

Un même protoplasme constitue la substance vivante dans le végétal et dans l’animal. Mais celui du végétal s’enveloppe d’une gaine de cellulose, et chez l’animal l'enveloppe est albuminoïde. L'identité du protoplasme n’est pas absolue. Car des protoplasmes de composition chimiques absolument identiques ne pourraient produire des êtres di semblables de formes et d'opérations, qui font les espèces. Il y a certaipement des différences, mais si légères et subtiles qu’elles échappent à l’analyse.

La théorie transformiste attribue aux grmes primitifs une virtuosité intrinsèque égale et radicalement indéfinie pour l’apparition et 14 succession ascendante des formes vitales, dont les deux règnes présentent une variété si admirable. Elle rejette toute distinction des espèces vivantes. C’est là une doctrine arbitraire et opposée aux saits observés. Il y a certainement dans les organismes vivants une différence dans leur composition chimique, une virtuosité spécifique qui tient à la formation et à la fixité des espèces.

Ne vaut-il pas mieux reconnaître à l’origine la variété des espèces comme un fait établi? Ne vaut-il pas mieux admettr eavec Linnée que le semblable engendre toujours son semblable? Avec Cuvier, que l’espèce est représentée par des êtres nés les uns des autres ou de parents communs se ressemblant entre eux?

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