LE DARWINISME
Le darwin: est une autre for:e d'évolution, et c’est la plus séduisante. Darwin, au milieu du dernier siècle après s'être assimilé les idées de Lemarck, d’Isidore Geoffroy, de Saint-Hilaire, de Wallace »t d‘Huxley, a su donner expression la plus complète des systèmes évolutifs. Dans son livre “L’origine des espèces,” il enseigna l’évolution passive, en méconnaissant la main de Dieu dans la formation et l'apparition successive des espèces vivantes.
Pour ne parler que des espèces animales, Darwin soutient que leur évolution, leur développement progressif, leur épanouissement harmonieux, l’adaptation de leurs organes de plus en plus parfaits à des fonctions de plus en plus élevées, s’explique par le concours fortuit de forces aveugles, de causes inintelligentes, d’influences extérieures. Les moyens proposés par Darwin pour son système d'évolution sont de prétendue: forces de la nature, à savoir: loi de l’hérédité, sélection naturelle, lutte pu: l'existence, adaptation au milieu, usage ou non usage des facultés.
Tandis que les physiologistes mettent l’hérédité en relations sente.
ment avec les caractères spécifiques ou principaux, Darwin fait porter cette loi sur la transmission des faits accidentels, insignifiants ou sur des modifications insensibles. Mais comment ces variations se produisent-elles? Darwin en trouve la cause efficiente dans la sélection nuturelle qui se réalise et se continue au moyen d’un procédé apparaissant dans la lutte pour l'existence. Farges considère avec raison que tout cela devrait aboutir naturellement à conserver des ‘pes les plus beaux et à les empêcher de dégénérer, en un mot, à maintenir les espèces, plutôt qu’à les faire varier et disparaître graduellement.
Quant à l'adaptation aux milieux, il est indén‘able que le climat, la température, la lumière, etc...ont une certaine influence sur les êtres, et causent des changements dans leur organisme. Mais ces résultats ne se sont jamais traduits autrement qu’en des races nouvelles ou en des variétés. Les milieux n’ont jamais la puissance de déterminer le passage ou la transition d’une espèce en une autre, même par des modifications insensibles après des millions d’années.
Farges fait justement remarquer que nous recontrons facilement les types les plus divers dans le même milieu, et aussi des types identiques dans les milieux les plus différents.
Derwin fait valoir un autre argument de l’évolution des espèces dans l’usage ou le non usage des facultés. Farges jette le sarcasme sur l’inanité de ce moyen: lorsque Lamarck et Darwin nous racontent que les ruminants ont acquis leurs cornes dans un accès de colére, que le long cou de la girafe résulte de ce que cet animal habite un pays où les feuilles sont portées aux sommets des troncs élevés, que les boeufs ont fait pousser leurs queues pour se défendre contre les mouches, que les échassiers ont dû allonger leurs pattes pour courir facilement dans les marais, tous ces récits fabuleux nous paraissent extraits des contes de fées plutôt que des archives de la science.