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L'ETUDE DES SCIENCES NATURELLES S’IMPOSE

Si les oeuvres néfastes de Haeckel, si l“origine des espèces” de Darwin ont réussi à donner à l’évolutionisme une orientation telle que des savants dignes de la science se virent obligés de le confondre, de le combattre et de le ruiner, il ne faut pas cependant croire que l’évolution ne compte plus de partisans, de défenseurs.

Les matérialistes en ont longtemps imposé parce qu’'iis se croyaient les maîtres de la science. Mais, comme la science n’est l’apanage d’aucune école, il est bon que les savants catholiques ne s’en désintéressent pas. C’est un puissant moyen d'empêcher les interprétations scientifiques abusives qui sont souvent formulées pour mieux servir le matérialisme et l’athéisme.

L’opportunité de telles études a été affirmée par Sa Sainteté Pie X dans son Encyclique du 8 septembre 1907 sur le “modernisme” : “Appliquez-vous avec ardeur à l cude des sciences naturelles: les géniales découvertes faites de nos jours sur ce terrain, qui provoquent à juste titre les applaudissements des contemporains, seront aussi à la postérité un sujet “’admiration et de louanges.”

N'en doutons pas, il y a à l'heure présente une belle phalange de savants catholiques qui ont répondu à . -pel des Papes Pie IX, Léon XIII et Pie X et qui jettent les lumières de la vérité dans le domaine des sciences naturelles. Leur Premier souci est de ne rien affirmer au hasard, et de ne pas prendre l'inconnu pour le connu.

Monseigneur d’Hulst disait au Congrès catholique de Paris en 1891: “L'orthodoxie rigoureuse n’impose d’autres limites aux hypothèses que le dogme de la création immédiate de chaque âme humaine par Dieu : hors de là, s’il y a des témérités dans les hypothèses, c’est par des arguments scientifiques qu’il faut les combattre.”

Le cardinal Gonzalès parlant de Monseigneur Mivart disait: “Je ne me permettrais pas de censurer l'opinion du théologien Mivart aussi longtemps qu’elle sera respectée, ou du moins tolérée par l'Eglise, seul juge compétent pour déterminer et qualifier les propositions théologico-dogmatiques, et décider si elles sont en harmonie ou en désaccord avec la Sainte Ecriture.”

Ces remarques sont faites pour mieux montrer combien l'étude de la nature est voilée de mystères et que l’évolutionisme n’est qu’une hypothèse à laquelle certains catholiques ont incliné, comme à savoir que le corps humain aurait bien pu avoir été formé par l’évolution. Il est bien plus raisonnable de dire avec Guibert:

10 “Il est indubitable que l’homme à été cré par Dieu en vertu d’une intervention spéciale. Quoi qu’il en soit de l’évolutionisme au sujet des espèces animales et végétales, l’homme n’est pas le fruit de l’évolution.

20 Etant donné que l’homme est spécifiquement homme par son âme, c’est cz créant l’âme humaine que Dieu a créé l’homme.

30 Sans sortir des données scientifiques, nous pouvons présenter comme la plus fondée l'opinion de Ceux qui font intervenir le Créateur, même pour façonner le corps de l’homme et lui donner les traits qui caractérisent son organisme, de sorte que, même au point de vue du corps, l’homme ne descendrait ni du singe ni d'aucun autre animal.

40 Quant à savoir quel “limon” Dieu prit pour former ou pour achever l’organisme humain, s’il était préalablement organique ou inorganique, animé ou inanimé, c’est un point sur lequel nous n’avons aucun document.”

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