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THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

doses capables de produire l’alcalinité. Dans la gravelle, ce sel peut éviter ou diminuer les dépôts, mais on ne doit pas lui demander de les dissoudre. (Bouchard.)

Les abus de la médication alcaline et les objections formulées contre la théorie de la nutrition retardante par Albert Robin, Lecorché, Guyot, etc., ont conduit à prescrire les acides et de préférence 1 acide phosphorique dans le diabète, la goutte, et quelques autres manifestations de l’arthritisme.

Radiothérapie. — Courants de haute fréquence.

Les courants de haute fréquence ont été avantageusement employés dans le diabète, les troubles de la nutrition, le nervosisme.

Enfin, le rayonnement calorique, les rayons colorés visibles (ultra-violets), les rayons cathodiques, les rayons de Becquerel, les rayons de Rœntgen ont été utilisés en thérapeutique.

Les qualités des divers rayonnements sont différentes, mais les effets produits sont analogues : aussi la photothérapie , la radiumthérapie, la Rœntgenthérapie , peuvent-elles être considérées comme une méthode générale de traitement par les radiations, que l’on pourrait appeler par abréviation ( Radiatio-Thérapie ).

Photothérapie. — En 1894, Finsen démontre l’action des rayons bleus et violets dans la genèse de l’inflammation. Leur suppression diminue la durée et l’intensité des phénomènes inflammatoires. Telle fut l’origine du traitement des varioleux dans la chambre rouge. Les rayons chimiques ultra-violets détruisent les bactéries qui se trouvent dans la peau. Leur emploi thérapeutique a donné des succès dans le lupus, la tuberculose cutanée. Sur 729 lupiques traités par la photothérapie, 689 soit 94 % ont été influencés favorablement et 412 ont guéri. Elle agit fort utilement sur le cancer de la peau, l’acné, les nœvi.

Finsen a recommandé l’emploi des rayons sombres du spectre, les lentilles de quartz, la diminution de l’action calorique par la suppression des rayons rouges, l’augmentation du pouvoir pénétrant de la lumière par une compression soigneuse.

Rœntgenthérapie. — Les rayons X ont donné quelques résultats dans le traitement des épithélioma superficiels de la peau, de la langue, des lèvres. Us sont préférables à l’ablation lorsque le cancer atteint les orifices de la face ou se complique de lésions trop profondes du squelette, ear ils enlèvent ce qui est malade et rien de plus. Dans les cas de cancer du sein, ils entraînent parfois une certaine amélioration, mais nous n’avons jamais observé de guérison réelle.

Radiumthérapie. — Les effets du radium sont analogues à ceux des rayons X Rœntgen. Ils s’en distinguent en ce que les rayons du radium exercent une action plus profonde, plus bactéricide, plus énergique sur les néoplasmes malins de la peau. Ils conviennent aux angiomes cutanés en raison de leurs effets plus considérables sur les vaisseaux.

En résumé, ils n’ont donné qu’une amélioration passagère dans les tumeurs et la tuberculose des viscères ou des tissus sous-cutanés. Les lésions cutanées justiciables de radiothérapie sont surtout celles dans lesquelles l’élément inflammatoire aigu fait défaut; lupus tuberculeux, lupus érythémateux, eczéma chronique, acné, sycosis, favus, épithéliomas de la peau et des muqueuses accessibles (1).

Telles sont les principales conquêtes thérapeutiques que l'on doit aux doctrines médicales modernes. Elles ont eu, encore, une heureuse influence sur la prophylaxie des maladies infectieuses, des maladies évitables et sur l’hygiène publique et privée.

1. Les Rayons de Rœntgen. (Applications chirurgicales.! Loisos. Paris, 11)05.

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