CHAPITRE II
L'ALCHIMIE AU MOYEN-AGE ET LES DOCTRIKtS CHIMIATRIOUES
L'Alchimie. — L'Alchimie vient de A l-Khémi, Khêmi, nom de l'aDcienne Egyple, où elle naquît. C'est la chimie de la nature, de la vie. Au Moyen-Age, elle était étudiée par les Kabalisles et les Occultistes qui
> cherchaient la transmutation de l'homme animal en l'homme divin ou, pour employer leur langage, la transmutation du quaternaire inférieur en la triade Bupérieure, L'alchimie comparait les quatre états de la matiùre (spirituel, mental, psychique et physique) aux quatre éléments {feu, air, eau, terre) se présentant chacun sous le triple aspect (fixe, changeant, volatil). L'alchimie s'associa à la théosophie, elle essaya de se servir du principe de la vie, et considéra l'âme qui est en l'homme comme un microcosme, se trouvant dans le souffie vital. Elle régit l'esprit et l'esprit régit le corps I La gnose chrétienne s'identifia presque avec la science thëosophique, ésotérique, et l'ésotérisme chrétien se cacha sous le voile de l'alchimie qui employait un langage symbolique et occulte et recherchait en même temps la transmutation des métaux en t de la conscience physique de l'homme en une
, 3orle de conscience divine. La découverte de la pierre philoBophale cachait le secret du véritable dévelop-
t pcment spirituel occulte. Parmi les alchimistes élèbres brillent : le moine Roger Bacon (1214-1:^4)