La Vie {Éfudes et problimes de Bîotogic géitèrale
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mile les globules sanguins à des cellules, Wagner conclue que l'œuf est une cellule. L'histologie, mot créé par Mayereu 1819, montre que les oi^anismes sont constitués par ces cellules. Muller (1801-1858), dont l'œuvre a été bien exposée par Verworn, établit que la vie réside dans les éléments organiques et que la cellule est l'élément fondamental où se passent les processus vitaux. --i
H admet une force vitale soumise aux lois physico- l chimiques, n Psychologue nemo, nisi pk'jsiologus. >i,J
U soutient que Vanatomie comparée est le plus sûr soutien de la physiologie et que la physiologie ne saurait ëlre que comparée. C'est dans les organismes uaicellulaires qu'il conseille de chercher la solution des questions physiologiques des éléments, et les déconcertes de MetchnikofT, Leber, Massart, Buchner, sur les cellules libres de l'organisme, les leucocytes, ont confirmé ces prévisions. La physiologie géné^ raie étudiant les phénomènes vitaux élémentaires \ de la cellule devra donc être une physiologie cel- ' lulaire, puisque la cellule est l'élément fondamental de toute substance vivante et le siège du processus vital.
Après la mort do MuUer la physiologie générale suivit une double direction : l'une chimique (WOhler, Liebig, Voit, l'Iliiger, puis Mulder et Lehmann, fondateurs de la chimie physiologique, lloppe, SeyJer, Bunge, Robin, etc.); l'autre physique (Weber, Yolldmann, Ludwig, Helenhots, Du Bois-Keymond).
La cellule est étudiée au point de vue de la reproduction, de la fécondation, du développement, de l'hérédité par 0. Hertwig (1892), W. Roux (ISffi), Yves Delage (1895).
L'évolution de la doctrine cellulaire comprend une première période correspondant au démembrement de l'organisme en cellules et une seconde dans laquelle on assiste au démembrement de la celinlc
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(cytoplasme et noyau), et on trouve latbëorie micellaire de Naegeli, la loi de la constitution des organismes et l'étude do l'unité chimique des âtres vÎTaats. Les anatomistes et zoologistes modernes ont constitué une physiologie cellulaire, une cytologie physiologique que Pllûger a reculé jusqu'à la Physiologie moléculaire. Le protoplasme dans sa totalité et le noyau avec ses difTérenciatioas sont les seuls éléments généraux de la cellule participant d'égale manière au fonctionnement cellulaire. C'est la physiologie cellulaire qui peut expliquer les phénomènes vitaux élémentaires et généraux, u Omni/ cellula e celluta. a La Tje totale de l'individu est la somme f des vies partielles des éléments des tissus. Les I nécessités de la vie cellulaire dominent Fôrganisa- I tion de l'agglomération. C'est ce qu'exprime la loi de constitution des organismes. La vie est dans ' les éléments anatomiques de l'être vivant. Les cellules en sont le siège; elles vivent dans le milieu intérieur.
« Tous les êtres vivants, a dit Claude Bernard, sont aquatiques. Le siège de la vie n'est nulle part, il est partout. 11
Pathologie cellulaire. — Virchow {185S) étudia les lésions des cellules et les considéra comme le fondement de toute la médecine organique qu'il révolutionna. Pour lui, l'inflammation consiste en dégénérescences et prolifération des eellules fixes des tissus atteints. Le noyau, puis la cellule se divisent pour former du pus. Virchow décrivit soigneusement l'embolie et la Irombose, les tumeurs, etc., et transforma la pathologie qui devint cellulaire, après avoir été soit humoriste, soit solidiste. C'est le règne du microscope qui prend une influence prépondérante. La
llule est considérée comme l'élément actif, l'unitâ vitale. La théorie du développement continu est
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opposée à celle du blastème et de l'exsudation (1). L'étude de la leucocytoee pathologique fait faire ud grand pas à l'Hématologie. Virchow insiste sur l'irritabilité fonctionnelle, nutritive, et sur l'irritation formatrice avec la nouvelle formation des cellules par division. Le tissu coujonctif et ses équivalents eoul considérés comme le germe le plus général des néoplasies. La division des cellules est envisagée comme le point de départ ordinaire des néoplasies normales et pathologiques. La théorie de la néoplasie substitutive est opposée à l'exsudative. Virchow distingua les néoplasies en homologues et bétérologues. Le parasitisme est le propre des formations bétérologues. Cette histologie pathologique fondée par Virchow eut le tort de négliger la notion de spécificité bien mise en relief par l'Ecole française, Laennec, Bretonneau et Villemin, démontrée par la bactériologie, et qui déIrAna la pathologie cellulaire dont la portée médicale fut considérable avant l'ère pastorienoe,
11 n'y a pas deux sciences de la vie ; ses lois sont les mêmes à l'état physiologique et à l'état pathologique. La pathologie et la physiologie suivent une marche parallèle dont l'étude constitue une de^ grandes parties de l'œuvre de Claude Bernard qui imprima h la médecine une direction physiologique.
î. ViBCHOW. La Pulhologîe edMaire basée si logique et palbohgiqve des Tiasui. tTracluctioo Parï». BailliËre. ISËIJ.
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