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CEIAPITRE II US GRANDES MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES

La lhftrapeuti(]uc peut être symptcmalique, étioloijlque, pathogénique, natwUle, physiologique, empiriq^i.

A une thërapeuLique empirique, unique el \-ague en son objcl, la maladie, la médecine actuelle a substitué une thérapeutique raisonnée & double but: pathogénique, lorsqu'elle vise la cause de la maladie, symptomatique, quand elle s'adresse aux effets mor^ bides c'est-à-dire aux symptômes et aux lésiooi alors se pose le grave dilemme de ropporlumtô'j l'acLiou ou de l'abstention.

La (hêrapaulique étiologiqae supprime la CftSl H Sulilata causa tolHtvr effeclus ». Elle agit auti' dans les maladies parasitaires, infectieuses, stu ' si elles sont localisées au début; elle peut % arrêter l'inrection à sa période prodromiquB et i son évolution et sa génèralisalion. Elle médication antiseptique de la peau ou des muquH au moyen d'inhalations pour les voies respîrati^ de désinfectants peu solubles (naphtol, benzoDapn s'il s'agit du tube digestif. Elle combat les dîaUia elle expulse, neutralise les poisons chimiqueep' vomitifs, purgatifs, lavages de l'estomac et a et favorise leur élimination par la peau el Ità i au moyen des diaphoréliques et des diurélM Elle a transformé la chirurgie en chassant les.oT nocives et en laissant à l'organisme le soin ' gaérisoa. (Lislei.)

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La tliérapeiilique pathogènique s'attaque aux conditions de la genèse des maladies ; elle agit siirtoul, quand la causa est durable et persistante, dans la

I cure des maladies chroniques, c'est-à-dire dans les dystrophies autonomes, dans les troubles de la nutrition générale, dans les diathèses. dans les infections cl dans les maladies par réactions nerveuses centrales ou périphériques. Dans le premier cas, la thérapeutique palhogénique essayera d'atteindre la cause avec les antidotes; dans le second, elle ramènera à leur type normal les métamorphoses accélérées, ralenties ou perverties; dans le troisième, elle emploiera des substances susceptibles de détruire ou d'atténuer la virulence des agents pathogènes et de leurs produits toxiques, enfin dans le quatrième, elle amoindrira l'excitabilité nerveuse excessive et relèvera l'activité YÎtale de tout l'organisme. Elle a encore pour but, dans les cas d'empoisonnement, de favoriser l'élimination et de neutraliser les substances toxiques.

I Lorsque l'organisme est infecté, elle doit encore provoquer la destruction ou la transformation en substances inoffensives des toxines microbiennes provenant de l'agent pathogène, des poisons putrides qui existent dans l'intestin, des poisons cellulaires résultant d'une désassimilation exagérée ou déviée. Elle augmentera l'élimination parles divers émonctoîrcs, aura recours & la saignée dans l'urémie, l'éclampsic, aux injections de sérum artificiel qui accélère le passage des substances crislalloïdea au travers du filtre rénal, accroîtra l'activité des organes destructeurs des microbes et des poisons au moyen de l'administration de sucre, d'éther, etc., et d'oxydants qui rendent les toxines plus solubles et plus dialysables.

Elle fera également appel k \n. thérapeutique phijaiolor/ique préconisée par Claude Bernard qui disait : « [I faut que la médecine ait recours à la physiologie soit pour comprendre le mécanisme des maladies,, soiL

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pour expliquer l'actiOD des médicaments». Celte thérapeutique physiologique oppose aux troubles morbides les agents thérapeutiques possédant une action iorerse, sans B'iuquiéter de leur cause, de leur pathogénie. ni des indications vraiment médicales. Elle a oéanmoias le mérite de préciser l'action physiologique de chaque remËde et d'enrichir ainsi la matière médicale. Elle cherche non seulement l'action du médicament sur l'élément anatomique mais aussi l'électÎTité de celle action et fournit son indication physiologique.

La prédominance de l'action physiologique deti substance chimique sur cet élément anatomique el sur ses fonctions est l'indice de son applîcatioQ médicamenteuse rationnelle. La parenté chimique n'impli' que cependant pas l'identité d'action physiologique ou thérapeutique. << C'est en solidarisant, dit Laborde, les résultats de l'observation expérimentale avecceui de l'observation cliniqne qui n'est, en somme, quels première continuée dans le domaine de l'applicatioD, que l'on parvient à constituer la thérapeutique rationnelle et scientiQque, but suprême de la médecine. N L'expérimentation sur tes animaux est fort utile à condition qu'on tienne lieu de la différence qui existe eulre i'état de santé et de maladie, de la variabilité avec laquelle chaque espèce animale réagit visà-vis de certaines substances toxiques et de l'exag^ ration des doses d. laquelle expose la comparaison qiu l'on établit entre la résistance d'un animal sain et !« effets présumés sur un organisme humain plus moins débilité par la maladie. Ici le pourcenttgt toraparalif par kilogrammes de matière vivanU expose à de regrettables excès thérapeutiques.

En clinique, en cITet, il ne s'agit pas d'obtenir action thérapeutique absolument contraire symptûmes observés. On risquerait de ne provoquai ces effets qu'avec des doses trop fortes, capables di pruiluire des IrotibYes ïonii\;v(io.n«\s iîHii^iMe,u,x q^ ijy

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phénomènes toxiques dont Is gravité augmealerait avec le défaut de résislance ou l'insuffisance d'êlimlnalion de l'organisme malade.

Telle est la principale cause des effets toxiques de certains antipyrétiques nouveaux, tels que lepyramidon, la cryogénine donnés à de trop fortes doses dans le but de faire revenir d'emblée à la normale une température de 40'. Assez souvent le collapsus cardiaque est la conséquence de ces exagérations thérapeutiques. Des doses moyennes, fractionnées, répétées au besoin, sont préférables.

Ces remarques sont souvent applicables au traitement de l'asystolie. Il faut soutenir le cceur et ne pas le surmener ; il convient de le ménager et de ne lui imposer ni travaii inutile, ni augmentation de contractilité exagérée. On évite ainsi les risques et les dangers d'une thérapeutique intensive dont les résultats, parfois momentanément brillants, durent peu. Le même reproche fut formulé par Peter à propos des excès thérapeutiques dans l'infection. « On vise le microbe et on atteint le patient. »

« La thérapeutique physiologique, dit Bouchard, s'attache à reconnaître les perturbations apportées par la maladie aux fonctions des organes et à provoquer des phénomènes inverses pour rétablir l'état normal. Elle procède directement de la physiologie pathologique. C'estune thérapeutique symptomalique, mais plus fine et plus pénétrante. C'est elle qui a déterminé l'action physiologique des médicaments et a arraché la thérapeutique des mains de l'empirisme pour l'élever k la hauteur d'une science. A ce titre toutes les autres méthodes sont ses tributaires ; c'est à sa source qu'elles doivent s'alimenter. »

" En résumé, conclut Bouchard, l'avenir appartient à la thérapeutique pathogênique dont les indications seront réalisées par la thérapeutique physiologique avec le contrôle de la thérapeutique slalisti<itie. >>

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