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CHAPITRE m LES NOUVELLES COKOUETES THÉRAPEUTrOUES

Antisepsie et Asepsie. — Cette conquête thé»peulique provient des doctrines microbiennes qaî, en montrant le pourquoi, ta cause des maladies infectieuses et épidémiques, ont fait faire un progrès iminense à la chirurgie, & l'iiygidne et & la proplifiaxie.

L'antùepiie chirurgicale a fait disparaître ces gnves complications des plaies (septicémie, gangrené, pourriture d'iiûpital) ; elle permet d'intervenir aïes succès dans les lésions du canal rachtdien, du cerveau, du cœur, donne d'excellents résultats dans les fractures ouvertes, les plaies articulaires. Grâce à elles, le chirurgien peut opérer sans risque dans la cavîlè périlonéaie, cérébrale, rachidienne, etc.

Le périloioe a cessé d'être le grand épouvantail de la chirurgie, et ce n'est guère qu'après une heure d'ouverture, qu'il se comporte mal. On ne le lave plua, ou l'assèche. L'asepsie tend à remplacer l'antisepsie, CBf clic épargne aux surfaces crueotées et aux séreuse! ouvertes les effets irritatifs des antiseptiques ; tVt assure une cicatrisation plus rapide, plus complâK oL plus certaine ; elle dispense du drainage qui s'io- [loso dans les régions et les champs opératoires infectés. Ce sont encore les doctrines pasloriennes qui on! montré que l'infection des plaies provient souvïhI ij'uue faute ctii'utg,Vca.\ft, (\aft l«s eources habit)

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de riofectioD sont la peau du malade et de l'opérateur, les instrumeots, les éponges, les gazes ou l'ouate destinées à assécher, et enôn l'air. Lalimilation parfailemenl rigoureuse du cliamp opératoire évitera la dissémination des germes. Le cLirurgien qui ouvre ou enlève un foyer d'infection, ne doit jamais oublier que ce sont surtout les mains de l'opérateur, et surtout des aides, qui ensemencent les germes infectieux dans les régions voisines et provoquent ainsi des complications redoutables comme celles qui dévastaient les hôpitaux et les ambulances avant l'application de la méthode antiseptique de Lister.

11 faut toujours songer à l'aggravation des inTecliODS par passages successifs. Aussi doit-on éviter, par l'application des méthodes antiseptiques, les infections légères, larvées, frustes, qui peuvent être le point de départ d'épidémies circonscrites ou générales, comme le tétanos, dans les salles de chirurgie, l'infection streptococcique des services d'accouchement, la diphtérie dans les pensionnats, les broDcho-pneumonies ou le choléra infantile dans les crèches.

C'est pour empêcher l'infection des plaies que la chirurgie de guerre et des accidents s'est modiflés- On agit le moins possible sur le terrain, on se contente alors de panser au coton stérilisé, destiné à proléger la plaie contre l'invasion des germes estérieurs, et ce n'est qu'à l'hôpital ou à l'ambulance que sont faites les ioterveations chirurgicales qui doivent être déOoitives, d'emblée. On n'a plus besoin d'y revenir, on gagne du temps, et on évite de nouvelles souffrances aux blessés.

L'antisepsie obuêtrinale a fait disparaître les épidémies meurtrières de fièvre puerpérale qui ravageaient les maternités, et, grâce à elle, la mortalité est tombée de 9,3 à 0,30%.

Vinlisepsie générale permet d'iuftuftivtfctX'iuçi^ïit.i.'s.

des microbes en ralentissant leur pullulation, des

dilierlft nutrition de ces microorganismes, d'attém

ou de supprimer leur virulence. La dirflcalté, dit Bouchard, est de découvrir, pour un microbe infectieux déterminé, une substance qui amoindrisse sa vitalité, et, cela, & un degré de dilution tel qu'elle ne puisse pas incommoder les cellules animales vivantes. On doit rendre l'organisme humain inhabitable pour les agents infectieux en le viciant chimiquement avec une substance antiseptique. Appliquée rigoureusement et à temps, l'antisepsie influe sur le nombre de microbes et sur la gravité de la maladie, comme le démontrent les recherches expérimentales sur U maladie pyocyauique ; elle agit, non seulement sur les manifestations aiguës de l'infection, mais elle évile et écarte les infections chroniques qui surviennent lorsque la cause infectieuse est permanente. Aussi h première précaution est-elte de supprimer d'emblée les points de départ de l'infection (tétanos, pustule maligne, abc6s, tubercule, cancer, etc.).

Comme la temporisation peut être fatale, le médecin devrait savoir pratiquer les opérations d'urgence , Les principaux progrès réalisés en thérapeutique sont relatifs à la thérapeutique locale qui, le plus souvent, vise les maladies infectieuses locales ou localisées, parfois aiguës, souvent chroniques.

L'antisepsie peut être évacvatrice ; elle a alors pour but de débarrasser l'organisme des microbes soit par ncision (abcès, empyème, etc.], soit par lavages ou injections, soit par l'emploi de vomitifs, de purgatifs, de lavements, de lavages intestinaux, etc.

H Vantisepsie du tube digestif, a dit Bouchard, est la première conquête dans les essais de désinfection du milieu intérieur; elle est utile dans la plupart des afl'ections gastro-intestinales, dans les auto- intoxications, dans les maladies du foie, des reins, de la peau. On combat les fermentations intestinales avec les

rVBCLEB CONQUÊTES TIlÉRAPEUTCQl'Ei

purgatifs salios ou anlÎHepliques (calomel), les anligeptiques intestinaux qui, k doses fraclionnées, gëneat le développement des microbes.

« Ces antiseptiques (salol, bétol, aaphtol, beozonaphtol) doivent posséder les propriétés suivantes : être insolubles et n'être absorbés que graduellement le long de leur parcours, être en poudre ténue pour multiplier les surfaces de contact, être administrés à doses fractionnées et souvent répétées. Ainsi, le beozonapbtol réduit les germes de 50 %•

« La recherche du meilleur antiseptique applicable & chacun des agents pathogènes est l'œuvre la plus urgente qui s'impose aux temps présents, u

A propos de chaque microbe patbogène, il faut déterminer l'équivalent antiseptique de la substance qu'on essaye et mettre en parallèle l'équivalent toxique. A ce propos, il est indispensable de préciser suc- . cessivement la dose qui retarde la germination des microbes, celle qui l'empêche d'une façon absolue, la dose qui ralentit leur développement, celle qui l'arrête complètement, la dose qui stérilise les microbes tout en les laissant vivre, la dose qui les tue. ' Il convient aussi de rechercher les équivalents thérapeutiques qui correspondent aux doses provoquant les premiers symptômes physiologiques, les premiers troubles fonctionnels. De la valeur antiseptique et toxique des corps, on peut déduire leur pouvoir thérapeutique.

Ainsi le sublimé, qui est un antiseptique énergique, est un mauvais médicament, puisqu'il est toxique.

Le naphtol est plus nuisible â la cellule végétale parasitaire qu'à la cellule animale. Il n'y a pas de parallélisme entre la toxicité d'un mélange de substances antiseptiques et la puissance antiseptique de ce mélange. La dilTérence est souvent à l'avantage du pouvoir antiseptique, bans le choix des antiseptiques, il faut tenir compte du genre d'antisepsie que l'on

LES DocrniNcs médicales

1 cherche (antisepsie gâoër&le ou ea surface de la peau, [ des muqueui^cs ou du tube digestif, des voies aârien- ^ nés, des voies urinaircs, etc.).

Sérothérapie. — Ce sont les doctrines pastorienncs qui ont été le point de départ de la sérothérapie préventive et curatiee. Son huturique a été longuement exposé dans le rapport de M. le professeur Roger &a Congrès de médecine de Nancy, en 1896. Il comprend plusieurs périodes:

I. En 1888, Richet et Héricourt eurent le mérite de la découverte et reconnurent que le sang d'un chien guéri d'une inoculation antérieure était plus actif et permettait de sauver les animaux;

II. En 1890, Behring et Kilasato montrèrent que le sang di'S animaux vaccinés contre les bacilles de la diphlérie ou du lélanos a la propriété de neulraliser les poisons produits par ces microbes dans des proportions vraiment extraordinaires.

III. En 1894, Roux, Martin et ChaiUou appliquèrent ces données au traitement de la diphtérie chez l'homme et apportèrent une statistique encourageante basée sur 300 observations. La sérothérapie avait conquis une place brillante dans la thérapeutique. Elle a eu son origine dans les travaux sur le pouvoir bactéricide des humours. Elle fut successivement appliquée à la plupart des maladies microbiennes (charbon, choléra, coli-bacillose, diphtérie, pneumococcie, lèpre, morve, pyano-bacillose, stapbylococcie, streptococcie, tuberculose, tétanos, lièvre typhoïde, rage, variole, syphilis, cancer, etc.).

La sérothérapie se rattache à Visopatltie, C'est l'organisme animal lui-même qui Fournit les remèdes actifs élaborés par le protoplasma de la cellule, sous l'influence de certains germes pathogènes et de leur toxine. L'animal immunisé se transforme ainsi en une sorte d'otticine à'agevi\,a G\3.ïa.V.e.VLïa ou çréven-

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