‹ Les Doctrines médicales: leur évolutionChapitre 41 sur 45 · LES NOUVELLES OOSQUÉTEB THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

LES NOUVELLES OOSQUÉTEB THÉRAPEUTIQUES

tire. Pour expliquer le mode d'action des sérums thérapeutiques on invoqua tour à tour l'action bactéricide du sérum chez les animaux vaccinée, l'action du sérum sur la morphologie des microbes, le pouvoir agglutinant des sérums, le phénomène de Pfeifler, l'atténuation de la virulence, les propriétés antitoxiques des sérums, les propriétés bactéricides, les actions antibactériennes, antimicrobiennes, les rapports entre les substances antibactérieuues, antîtosiques et thérapeutiques, le passage des substances actives dans les sécrétions, l'origine cellulaire des substances actives du sang, les substances actives des sûrums telles que les alexines, les protéines défensives, les phylaxines, les stimulines. ^

On admet actuellement que les sérums ont surtout une action antitosique et excito-phagoçytaire.

Les sérums particuliers habituellement employés i ont à la fois une action préventive et curative, comme 7 les sérums antidiphtérique et antipesteux. D'an-' très ont surtout une influence préventive, comme le sérum antitétanique, le sérum antivenimeux. Certains ne s'adressent qu'à la variété de microbes qui a servi à leur préparation, comme le sérum antialreptococcique. Ênlin parmi les sérums encore à l'étude se rangent les sérums anlitypho'i'de, anticholérique, antituberculeux, anticancéreux. Chacun de ces sérums a été longuement étudié dans notre article Thérapeutique générale du Traité de Pathologie générale du professeur Bouchard. Nous nous bornerons t résumer leurs caractères principaux.

Séhum AHTiTÉTANiQUB. — Il est surtout pfévetitif. Il réussit d'autant mieux qu'il est injecté plus tôt et en quantité suffisante (de 20 à 30 centimètres cubes). 3on application h&tive doit être accompagnée de la désinfection ou mieux de l'éradication, du curetage de la plaie, car le bacille du létaiM^ vii.'à^,^ Vwfl^^B

n'agit guère que par ses produits de sécrétion t l'altùDdance et l'activité sont ravorisées par son a ciatioD avec les microbes du pus. La suppression d'emblée du foyer inTectieux peut enrayer ou atténuer la toxi'infectioD tétanique. On a renoncé h l'injectiou inlra-cérébrale du sérum antitétanique qui avait été préconisée parfiouxet Borrel. L'antitorine de Tizzoni et Cattani qui, à poids égal, est dix fois plus aclive que le sérum, n'est pas préférable. Nous coaseillons l'injection hâtive de fortes doses de sérum dans l'épaisseur des muscles de la fesse, chez tout blessa souillé de terre, l'habitai ordinaire du bacille tétanique. Les doses doivent être doublées dans les pays chauds, car, pendant notre séjour au Tonkln, nous avions été frappé de la brièveté de l'incubatioa du tétanos et de la rapidité de son évolution.

Sëhuk ANTinifHTËRtouE. — SoD actioD préoentise wtlm réelle, elle ne se prolonge pas au delà de quativn semaines. La proportion des cas graves est de 40°/. chez les non inoculés et elle devient presque nulle chez les immunisée.

Même dans les cas de diphtérie douteuse, le sérum Behring-Houx doit être injecté h&tivement et les doses doivent être assez fortes, si l'examen bactério logique est positif. Il est utile, le cas échéant, de faire usage du sérum aotistreptococcique. De 56, la mortalilé de la diphtérie est tombée à 16 "/•< ^^ même à 9,6 d'après la statistique de Goodall de Londres. Cette sérothérapie diminue les chances de contamination en atténuant la virulence et en restreignant la durée de la diphtérie. Elle agit non moins sur le bacille diphtérique que sur les phagocytes dont il augmente l'activité cellulaire et dont il diminue l'impressionnabilité à l'action nocive du microbe et de ses toxines. Ce sérum doit être injecté chaque jour à dos4>j variant suivant la gravité du cas (de 10 i 30 ceqj

Page 1