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LES NOUVELLES CONQUÊTES THÉRAPEUTIQUES

mètres cubes), jusqu'à ce que les fausses muuibranes se détachent. Le chauffage du sérum à 58 degrés évite la plupart des accidents post-séro thérapeutiques. Employé à la dose quotidienne de 20 à 40 ceûLÎ-— ' mètres cubes, il dotiue de bous résultats dans les pneumonies graves. 11 agit vraisemblablemeut comme autïLoxique et comme excito-phagocytaire.

Sérum antipesteus. — Son action préoenlive est indiscutable. Sur 500 individus vaccinés et vivant en plein foyer pesteux, 5 seulement ont contracté la peste (Yersin). La proportion relevée par Simond n'est que de 9/1160". Ces injections préventives de 10 cenliraèlres cubes de sérum doivent être renouvelées tous les 15 jours, li n'existe pas de relation absolue entre le pouvoir immunisant et curateur du sérum antipesleux. Le sérum obtenu avec des cultures contenant des bacilles vivants, est bien plus actif rjue lorsque les microbes sont morts. D'après deux statistiques de Yersin, la mortalité qui n'était dans le premier cas que de 7,6 "/<> s'éleva, dans le second, à 72 %■

Les effets curateurs de ce sérum augmentent lorsqu'il est injecté sous la peau hâtivement, à fortes doses (de 40 à 80 centimètres cubes), jusqu'au moment où la température tombe. Dans les cas graves de peste bubonique ou dans les pneumonies pesteuses, on doit recourir aux injections intra-musculaires et même intra-veineuses.

Le sérum de Lustig est obtenu en injectant au cheval une substance vaccinante retirée des cultures de bacilles pesteux au moyen d'une solution de potasse au 100°". Il est moins efficace que le précédent, car il n'abaisse pas la mortalité au dessous de 40 "/,. 11 n'a pas été employé à litre préventif.

^^^^^^HfeJiAFi'KJME. — 11 consiste on cultures de

bacilles pesteux sur bouillon, datant d'ua mois el chaulTées à 70* pendant une heure.

Il est inoculé sons la peau à la dose de 3 centimètres cubes. Il détermine pendant 13 heures des symptômes locaux et généraux qui rappellent ceux de la peste. Une seconde inoculation est faîte 8 jours plus tard. Ce vaccin confère une immunité active de plus longue durée que celle que donne le sërum. Il a Pinconvénient de favoriser l'infection pesteuse pendant les quelques jours qui précèdent le développement de l'immunité. De plus son action préventive est plus tardive, mais plus prolongée que ceite qui est fournie par le sérum. Aussi dans une localité déj& infectée,, vaut-il mieux commencer par une injection de séruOid antipesteux et n'injecter le vaccin que 48 heures ploj tard et à deux reprises séparées par des intervalle^ de 10 à 12 jours.

Ce vaccin peut être préparé facilement, rapidemeid et en grande quantité. 11 diminue la réceptivité vis-&^ vis de la peste, dès que l'immunité est acquise et ■• maintenue par des revaccinations et il amoindrit la gravité des atteintes. Ainsi, A Hubli, dans l'Inde, grèce à ce sérum, la proportion de décès par la peste serait tombée de 52,50 à 5,82 %■ A Dharwar, la mor^ tallté des pestiférés qui était de 93,3 % est descendoj à 29,4 '/o chez les vaccinés et à 28,3 "/• chez 1 revaccinés.

Sébum antistheptococcique. — En cultivant des streptocoques dans du sérum humain, Marmorek Iqui adonné une virulence énorme, conslanle et déliai^' au point qu'un cent milliardième de centimètre « de ces cultures eu série suffirait à tuer un lapin, ^

L'inoculation de doses progressivement croissB de ces cuUures au cheval et è. l'&ne donne au e de ces animaux des propriétés curalivcs contre près toutes les modalités cltn\(\aes de la streptococcie,:!!

LES HOnVKLLES CONQUÊTES THÉBAPEUTLQUES £89

Ce sérum diminue la gravité, la durée et la fréquence des rechutes de l'érysipôle; il donoe de bons ril^sultats dans l'iEfection puerpérale, les septicémies [(ost-opératoires. La mortalité de la fièvre puerpérale traitée par ce sérum est tombée de 42,56 à 35,20.

Il est utile dans les diphtéries associées à la streptococcie, dans cerlaînee broucho-pneumouies, dans la scarlatine dont il a diminué la mortalité de iO "/g, dans la variole continente.

En pratique, il faut recourir à un sérum antistreptococcique polyvalent, qui accroît les chances de succès.

SÉBUM ANTivENiMEux. — Il existe de grandes rea- \ semblances chimiques et biologiques entre les toxines ' microbieuDes (du tétanos en particulier), et celle du ^ venin des serpents.

Elles sont analogues par l'accoutumance de la vaccinalité, par la complexité de leur constitution, par leur résistance aux agents chimiques. Calmetto compare le venin aux diastases, aux toxines microbiennes ou végétales, aux enzymes.

L'immunisation contre les morsures de serpents était connue des Psylles, au dire de Lucain, des Indiens, des indigènes de la Guyane qui obtenaient une immunité soit en s'inoculant du venin, soit en appliquant sur les plaies, le foie, le fiel de serpent ou les poches à venin séchées au soleil et pulvérisées. Certains charmeurs de serpents mangent on outre des serpents entiers, dans le but d'augmenter leur immunisation. Nous avons communiqué en 1903 à l'Académie de Médecine, le cas d'un chasseur de vipères à qui de nombreuses morsures avaient conféré l'immunité. Ces faits ont servi de base à Vlsolhéva, dont le principe se trouve dans cette phrase d'U crate : « Ce qui fait la maladie, la guérit a

Le sérum des animaux immunisés agit sur le venin \tro\ il est préventif et thérapeulif^ue couU^ Wâ.%

Il coniere i olhévapie\ d'Hippo- \

^^bnl

UËDICALEB

les venins des serpents et même des scorpions. Catmette a remarqué que le pouvoir toxique du sang de l'ophidieo ne varie guère suivant le serpent qui Ta fourni, tandis que les venins, au contraire, présentent entre eux de grandes différences de toxicité.

Pour obtenir un sérum autivenimeux en quantité suffisante, on immunise un cheval avec des doseE progressivement croissantes de venin mélangé à une quantité graduellement décroissante d'hypocfalorite de chaux {l/60«).

Ces injections sont renouvelées tous les 4 à 5 jours, pendant 6 mois et on emploie successivement les venins appartenant à plusieurs espèces de serpents..!

le sérum du cheval immunisé doit avoir une actî^ vite d'au moins 1/10,000".

Après avoir lavé la plaie, au-dessus de laquelle q a placé un lien constricteur, avec une solution réceot d'hypochlorite de chaux (dilué à 1 gramme pori 60 grammes d'eau bouillie) ou de permanganate i potasse, il faut injecter, le plus tdt possible, dans 1 tisBu cellulaire sous-cutané, au niveau du Osni de 10 à 20 centimètres cubes de sérum antivenimeiq suivant l'intensité du venin et la date de la morsnl

Tentatives sérothérapiques. — Parmi les tentatM

sérothérapiques se rangent : la vaccinalion antickoî

rique (Ferran 1885, Halfkine 1892, 1895) la têrotké' rapie antickolérique que HafTkine associait au vaccin, afin d'éviter l'infection cholérique pendant le temps nécessaire è. l'immunisation du sujet ; la sérothérapie antiiijphilitique provenant d'animaux réfractaires à la syphilis auxquels ou inoculait tantôt du sang de syphilitiques, tantôt des fragments de chancre. De plus, le aérum de syphilitiques a été injecté sans succès À des malades atteints de chancre ou de syphilis secondaire, et, d'après Neisser, U est incapable de transmettre la syphilis et ue possède aucun pouvoir

lÔUVELLES CONQUÊTES THÉRAPEUTlOnES 291

imiDunisant. Les dernières recherches de MetchnikofT ont prouvé que la syphilis était Iransmissible et inocuUble aux siDg;es anthropoïdes et que son microbe immobile appartenait à la catégorie des microbes invisibles comme celui de la fièvre aphteuse et delà iièvre jaune : aussi est-ce parmi les virus vivants, mais atténués, qu'il faut chercher le vaccin syphihtique. Seule, d'après MetchnikofT, l'espèce macaccus atténue le virus syphilitique. Cependant, si avec le virus i ces singes, la lésion primitive est iasignihante et n'est pas suivie d'accidents secondaires de la peau ou des muqueuses, il se produit une adénopathie généralisée, indice d'une infection de l'organisme.

De nombreux essais ont été tentés contre la tuberculose. On a employé successivement, Vhélérosérothérapie (sérum d'animaux immunises contre la streptococcie) ; la toxinothérapie (lymphe de Koch). En 1894, j'ai montré (1) que le sérum de chèvres auxquelles j'injectais des doses progressivement croissantes de tuberculine, était capable de ralentir et même d'enrayer la marche de la tuberculose chez l'homme, et possédait une action immunisante pour le cobaye.

Plus tard, le 13 août 1895, Uahaoliano, de Gènes, faisait au Congrès de Bordeaux une communication sur uasémm anlilulierculeux, obtenu en injectant àdes chevaux des cultures de bacilles tuberculeux, chauffées à 100° et filtrées, ainsi que des cultures non chauffées, filtrées et concentrées dans le vide. Les premières renferment des protéines, les secondes des toxalbumines. Un centimètre cube de ce sérum pos' sède 1,000 unités antitoxiques.

D'après Landouzy, il n'a qu'une action antidotiquc, antiluberculineuse; il agit contre la toxinémie tiibcrcnlineuse et non contre l'infeclion tuberculeuse L'ile-niëme. 11 n'est pas spécifique.

~d2 LES DOCTRINES MÉDICALES

Les mêmes remarques ont été formulées contre 1g

nduveau sérum antituberculeux de Marmorek.

Le sérum anlitypkolde de Chantemesse provient de chevaux immunisés par des injections de toxine typhoïde Boluble. Il a réduit à 4 % 1^ mortalité par lièvre typhoïde. Il exercerait une stimulation spécifique, rapide et énergique sur les organes et appareils de défense de l'organisme.

Cette action serait d'autant plus salutaire et manifeste que la première injection de sérum est faîte à une période plus rapprochée du début de la fièvre typhoïde. Les doses doivent être d'autant plus faibles que la maladie'est plus grave.

Enfin le sérum antkancéreux, que le docteur Doyen obtient au moyen du micrococcus néofurmans, est encore k l'étude et a été accueilli avec une certaine froideur, justifiée par l'absence de preuves expérimentales en faveur de la spécificité de ce microbe et par le souvenir de l'inefilcacité soit du sérum anticancéreux préconisé par Richet et Hèhicourt (1), soit des injections de cultures atténuées de sérum streptococcique (Lasaar, Coley, Kocher, etc.).

La poudre de cancer desséchée à 150° et injectée à un Ane, a donné au sérum de cet animal certaines propriétés thérapeutiques permettant d'améliorer des cancéreux inopérables.

Lœffler vient de faire connaître ce nouveau procédé de préparation des sérums actifs, antitoxiques, mïcrobicides et même aulicellulaires. 11 est basé sur cette constatation que, desséchée, puis chaulTée à 120 ou 150° et flnalemoiit réduite en poudre, toute matière infectieuse ou virulente est capable, lorsqu'elle est injectée sous cet état à un animal, de provoquer la formation d'un sérum actif et spécifique. Avec ce procédé, Lœffler a pu immuniser les animaux con-

1. BoiNBT. CongrèH de Médpcino de Bordeïui, août 1! Traiie de Tltéiafeutiipe. uri'lliiifo ûaftoara, U'jwtiVe-iw, \|,

iaœ,Bj

LES NOUVELLES CON(JL-ÉTEB THÉRAPEUTCQDES 293

tre les microbes pathogènes : bacille typhique, colibacille, vibrion cholérique, bacille tuberculeux, et leur sérum était spécifique et agglutinait les microbes dout les cultures réduites en poudre avaient servi à la vaccination, Certains sérums exerçaient même une action bactéricide et bactérioly tique, D'autrea sérums actifs ont été préparés avec des organes entiers d'animaux auxquels on avait conféré une inTection spécifique (charbon, rouget des porcs, septicémie).

La sérothérapie préventive joue un grand rûle dans la prophylaxie des maladies infectieuses en introduisant dans l'organisme un sérum bactéricide qui gêne te développement de l'agent pathogène et un sérum antitoxique qui augmente la résistance des cellules aux toxines. L'action préventive des sérums spéciaux s'exerce utilement contre la diphtérie, le tétanos, la peste, la streptococcie, la fièvre typhoïde. L'immunité conférée, en pareil cas, n'est que passagère.

Vaccinations préventives. — Los vaccinations préventives ont également une grande importance au point de vne prophylactique. La variolisation ou variole inoculée, importée de Chine en Turquie, en 1675, et préconisée en Angleterre, en 1721, par lady Montagu, est abandonnée.

Le vaccin de Jenner préserve de la variole, qui est presque inconnue en Allemagne depuis l'époque où la vaccination dans la première année et la revaccination dans le cours de la douzième année sont devenues obligatoires. Des dispositions analogues se trouvent dans la loi française du 15 février 1903.

Les vaccinations pastoriennes, pratiquées avec des virus atténués, sont employées avantageusement en médecine vétérinaire contre le charbon et la clavelée. Celte vaccination contre le charbon a fait tomber la mortalité de 10 à 0.94 "/o chez les moutons et de 5 à 0,34 % ^^^^ ^^^ bovidés.

29\ LES DOCTRINES UEDICALKS

La damnation antirabique de Pasteur a abaissé 11 mortalité de 16 & 0,25 •/>- En injectant des fragments de moelle de lapin rabique.de plus en plus virulenle, on crée un élat n'-Fraclaire qui se développe pins rgpidemenl que la maladie. L'immunité apparaît assez toi pour empf^cher la propagation do virus actif et mettre l'organisme en état de le détruire. Dans la méthode de Pasteur contre la rage, le vaccin^est introduit en même temps qu'un virus renforcé. I) se servait d'un virus de lapin â courte incubation, à évolution brève, permettant d'obtenir l'immunité après morsure avant que le virus rabique naturel ne commence à évoluer.

La sérothérapie et les vaccinations préventives constituent avec la désinfection et l'isolement les principaux moyens prophylactiques à opposer au (iévelo}>ï peraent et à l'extension épidémiques des malad^H infectieuses.

Les doctrines microbiennes ont donné naissance t d'autres tentatives thérapeutiques, basées sur J'actîol antagoniste de quelques microbes et de certainj toxines.

Bactériothérapie. — Pasteur avait rendu des poi£

les réfraclaires au charbon en leur inoculant des cuT tures de choléra des poules.

Ces données furent appliquées à la thérapeutique par Cantani qui utilisait l es pro priétés antasonistes de certains microbes. En 1889, nous avons remarqué que la levure de bière modiflait la morphologie du bacille typhique et atténuait sa virulence ; elle nous donnait de bons résultats dans les diarrhées typMques, chroniques des pays chauds, dans le muguet.

La toxinotkérapie, La toxibacténotkérapie (!) sont aussi & l'étude.

\. Voir Thérapealiqve généraU, i» Palhologie générale, de

lâ^

LES MOUVELLES CONQUÊTES THÉBAPEtTIQUES 295

Sérums cytolytiques. — La découverte des poisons I rullulaires ou cylotoxines a ouvert à la thérapeutique i quelques applications pratiques. Ces cytotoxines n'agissent que sur les éléments qui leur ont donné naissance. Des lésions lépreuses ont été heureusement modifiées avec des injections de sérum de chèvre contenant de l'hémoloxine, qui avait été obtenu au moyen d'inoculations préalables de sang humain défibriné. Le sérum kémoloxique de Metchnikoff a amélioré l'anémie.

Ces notions de spécificité cellulaire pourront sans doute être utilisées en thérapeutique. Le sérum leuco' toxique que MetchnikoiT voulait opposer à l'envahisse- i ment des leucocytes mononucléaires, ces macrophages j ennemis des éléments nobles, est également toxique J pour les polynucléaires : aussi y a-t-on renoncé. I La quinine eicagëre et prolonge la mononucléose.

Sérums artificiels. — La sérothérapie artificielle j qui comprend le sénim artificiel, les injections salines , ou alcalines, les lavages du sang ou he'matocatharsie l associés aux saignées-transfusion, le sérum de Truneseck, le sérum gélatine, etc., est étudiée avec détails ' dans notre article déjà cité de « Thérapeutique générale » oîi l'on trouvera aussi l'exposé des médications spécifiques (paludisme, syphilis, goutte, rhumatisme): des médications symptomaliques, du traitement des j troubles par altération de la nutrition, etc., etc. I

Opotbérapie. — Comme la sérothérapie, l'opothérapie, ou la thérapeutique par les extraits d'organes, dérive de la thérapeutique naturiste et emprunte à l'organisme vivant les agents médicamenteux destinés à solliciter et à soutenir l'effort delà (• nature médicatrice ».

L'utilisation thérapeutique des divers organes était , connue d'Bippocrate, de l'Ecole (l'M%^a.'n&'^>s^.t ^^

LES DOCTBINES Ut-DICALKS

Galien, de l'Ecole de Salerne, et le Codex do xi siècle préconisait encore l'huile de cr&ae bomain, mumie retirée des tombeaux, la graisse bumaioe, le bouillon de vipères, la bile d'ours. En 1685, M"* de Sévigué prend avec succès huit cultes d'essenc« d'urine contre ses vapeurs. Au xvm* siècle, on admel que « les mêmes parties d'animaux conviennent aux mêmes parties de l'bommc •>. lirown-Sëquard donne â l'opothérapie sa coasécration scientiOque ea montrant, en 1859, que la transfusion de sang d'animaux rappelle à la via un animal décapsulé à l'agonie, el en prouvant, eu 1809, que toutes les glandes u qu'elles aient des conduits excréteurs ou non, d< nent au sang des principes utiles dont l'absence fait sentir quand elles sont extirpées ou détruites pi une maladie». Enfin, enl8S9, ces constatations pi Biologiques reçoivent leur application pratique conduisent à l'opothérapie génitale qui avait été honneur, quinze à dix-huit siècles avant.

Les résultats de ces injections confirment les idéas de Brovrn-Séquard et de Claude Bernard sur les sécrétions internes et montrent l'efRcacit é des extrai ts organiques dans l'insuffisance des o rgan es ^imi 1 aires .

Celte opolhérapie directe ou de substUulion prend une nouvolleexteusion, et l'ingestion de corps thyroïde (Howitz, Foa, Mackcnzie) consacre l'opothérapie " recte ou de corrélation. Pois l'opothérapie substitutive est employée dans l'insuffisance fonctionnelle des capsules surrénales, du foie, des reins, des ovaires, etc. L'atténuation de la toxine tétanique par son mélange à la substance nerveuse est le point de départde l'utilisation del'opolhérapie dans les maladies infectieuses. Les recherches de MetchnikotTqui attribue cette neutralisation de la toxine aune excitation générale de l'organisme, k un accroissement de la phagocytose, rapprochenll'opo thérapie delà sôrothé-'' "«pj'e. L'opothérapie îa.\ot\sa avivlout la défense

LES KOaVELLEE CONQUÊTES THÉRAPEUTIQUES

[ t'orf^nisme . Ses principales voies d introduction sont : les injections hypodermiques parfois intra- veineuses des extraits, surtout l'ingestion alimentaire et, exceptionnellement, la greffe péritonëale ou sous-cutanée. I Les résultats thérapeutiques peuvent être améliorés ( au moyen des prépa rations ph i / stologiques^eianin î flif^ ' 1îi^X55-5^îiËftt;^'''k5? hyper trÔ£hiant lii glandej soit ' en,£xalt»ntji.a fonction des organes (avec du glucose pour le foie, ou des "înjecilons de sérum d'ànrmaux décapsulés pour^ les capsulés surrénales), Boît"en recueillant les organes à l'état d'activité. 11 est encore avantageux de rechercher un accouplement fonctionnel des glandes ou de leurs extrafts éifinjectant de l'extrait pancréatique, par exemple, aux animaux dont on veut utiliser opothérapiquement le foie ; de l'extrait splénique à ceux dont on veut augmenter les efTets thérapeutiques du foie. Enfin l'opotké rapie o iMiâge emploie des mélanges de pancréas et de foie, des extraits de foie digérés dans de l'extrait pancréatique. L'opothérapie augmente l'énergie des fonctions des organes à sécrétion antiloxique qui jouent un râle de protection dans les auto-intoxications, qui accroissent la résistance de l'organisme dans les infections et qui constituent, comme les humeurs antitoxiques, des facteurs d'immunité. On a attribué à l'extrait orchidique une influence favorable dans le traitement de la tuberculose, de la morve, du charbon, du choléra. La résistance des chiens contre le colibacille, le streptocoque, le bacille de la diphtérie, augmente si on leur injecte certains extraits organiques (foie, intestin, thymus). Les recherches de Wassermann et Takuki, de PeiiTer et Marx font espérer que l'opothérapie donnera des résultats dans la cure des maladies infectieuses.

L'opothérapie est surtout indiquée dans l'insufli- , gance fonctlunoelle des organes, dans les auto-inloxi- ■^IjJMSi dans les maladies par ralentigsetaea.i. À«^ 'v^

29S VES DOCTRINES HËDICALES

nulrition. dans certains trouUes nerveux. Elle établit, [jour ainsi dire, une sorte de transition thérapeutique rend ces agents biologiques utiles dans la plupart des troubles morbides.

L'opothérapie spéciale des diTerses orgaoes que nous avons étudiée longuement dans notre Thérapeutique générale {loc. cil.) peut être résumée ainsi :

Upothérapie thyroïdienne. — Elle est tantAt directe (athyroïdisme et dysthyroïdisme) ; tantôt indirecte [obésité, fractures non consolidées, fibromes) taoUF empiriqve (tétanie, sclérodermie, psoriasis.) Elle t indiquée dans le maladies du corps thyroïde (myi démes de l'adulte, opératoire, infantile ; crétinism goitres simple et exophtalmique) ; dans les arriti « croissance (nanisme, infantilisme, athrepsie, rachi tisme, retards dans la consolidation des cals); dans' les maladies par ralentissement de la nutrition (obésité, diabète); dans certaines affections cutanées [psoriasis) ; dans quelques variétés de rhumatisme, dans la maladie d'Addison. Elle expose é. des troubles caffjij

OpoTHÉRAPtK 0RGRID1BNNE. — Elle conTient et l'épid sèment nerveux, à la neurasthénie, à la sénilité pré coce, aux névropathies chroniques, au diabète ; elEs a étéutiliséedans l'impuissance, l'aliénation mentalta le labes, le cancer, la tuberculose.

Opothërapie ovarienne. — Elle est avantage usem.ei employée dans les troubles cuusÉcutifs à la castraticH ovarienne, k la ménopause et daus la chlorose.

Opothérapib thymique. — Les suppléances foD^ lionnelles qui existent entre le thymus et le < thyroïde, les glandes parathyroïdiennes, le corps pituitaire et les capsules surrénales (1) expliquent

1. Bointi. Congrus intornaiioDil de Uodecinc (SectioD de P logie iateroe), août 1900.

^^^^^ LES NOUVELLBS CONgUÈTEB THÉRAPËUTiguES 299 ^^^|

l'action de cette médication dans le goitre, le goitre ^^H

exophtalmique, la cblorose, l'athrepsie, la maladie ^^H

d'Addison. ^^H

Opothérapie nerveuse. — Les extraits de substani^e ^^M

cérébrale et médullaire ont été donnes dans des cas ^^j de rage, de neurasthénie, d'épilepsie, de mélancolie, de manie.

Opothérapie musculaibe ou Zomothérapie. — D'après ^^W

Richet et Héricourt, le plasma musculaire immunise ^^H

contre l'infection tuberculeuse. ^^H

0P0THË»AP1E lymphatique, MÉDULIAIHE et gPT.l^.VI- ^^^1

que. — Les ganglions lymphatiques, la moelle .^^^|

osseuse et la rate (1) qui jouent un rôle considérable ^^^|

dans l'hématopoîëse et la multiplication leucocytaire, ^^H

ont été employés dans l'anémie pernicieuse, la leu- ^^^|

cémie grave, la leucocythémie. La moelle osseuse a ^^^|

été administrée, en outre, dans le rachitisme, l'anémie ^^^|

grave, la chlorose, et l'extrait splénique a donné des ^^|

résultats dans le paludisme, la cachexie palustre, le ^^|

goitre exophtalmique. ^^H

Opothérapie pulmonaire. — Elle date d'Uippocrale ^^H

et fut préconisée par Dioscoride (75 ans après J.-C), ^^^|

Mésué (1015), Helvétius (1727). Elle a été récemment ^^M

recommandée dans la tuberculose pulmonaire peu ^^H

avancée, dans les bronchites et les broncho-pneumo- ^^^|

nies, dans la coqueluche, les pleurésies, les arthro- ^^^|

pathies du type Marie, les ostéo-arthrites consécutives ^^H

à la pleurésie purulente. ^^H

Opothérapie rénale. — Elle est utile dans les ^^|

néphrites chroniques, l'albuminurie, l'urémie. ^^M

Opothérapie surrénale. — Elle est indiquée dans ^^H

l'Addisonnisme, la maladie d'Addison, dans l'insufQ- ^^H

rnational ds Mâdecioe (Section de Pattao* ^^H

300 LES DOCTn[NES MÉDICALES

saoce capsulaire. L'adrénaline, principe actif des capsules surrénales ne doit être employée qu'avec la plus exlrëme prudence. Les injections d'extraits surrénaux déterminent, parfois, un tremblement dont nous avons décrit les caractères et qui est comparable à celui que produit l'hyperthyroïdation. C'est une preuve de plus en faveur des analogies fonctionnelles des capsules surrénales et du corps thyroïde.

Sanq. — L'emploi du sang, cette chair coulante, k, litre opoLhérapiquc, date de la plus haute auLiqulté. Celse raconte que les épileptiques buvaient le sang chaud des gladiateurs. La transfusion du sang se rattache à l'opothérapie. Actuellement, de nombreux anémiques et tuberculeux viennent boire à l'abattoir le sang ruisselant des bœufs égorgés. Ce mode de traitement n'est pas à dédaigner.

Opothébapie pancréatique. — Elle est avantageuse dans le diabète par hyperhépatie,

Opothérapie hépatique. — Elle active la fonction biliaire. On sait depuis longtemps que la bile est un excellent chologogue et, à, ce titre, elle a été donnée contre les calculs biliaires et la Jaunisse.

Elle accroît la fonction uropolétique, l'élimination de l'urée et elle agit favorablement dans la goutte.

L'action c oagula nte in vivo et in vUro des extraits hépatiques explique leur utilité dans les hëmorrhagies survenant au cours d'une maladie du foie. Cette médication augmente l'action glycogénique du foie et convient au diabète par anhépatie en surexcitant le ronctionnement des cellules du foie. Elle est utile dans l'iusufflsance hépatique et dans la nutrition retardante.

CHAPITiîE IV

'ttlËRAPEUTIOUE GÉNÉRALE ET MÉDICATION DES MALADIES PAR TROUBLES DE LA NUTRITION

Les maladies chroniques qui viennent des hommes, dit Sydenham, peuvent être empêchées par l'hommû et ne peuvent être guéries que par l'homme, car, ajoute Bouchard, les maladies chroniques ne tendent pas spontanément vers la guérison et c'est pour cela qu'elles sont chroniques.

Les troubles nutritifs permanents tiennent à l'oscës, au défaut ou à la pen-ersion des .métamorphoses la matière. Ils sont acquit, hérédilaîrei ou diathésiques. -=

Médication des troubles de la nutrition. — La

nutrition peut élre modifiée par le régime et la diététique; elle varie suivant la diatbèae, car le terrain aj^ritiq^ue est surminéralis é, r iche enc hlorures , aux dépens de la soude ei de la magnési e; hyp eracide, tandis que le terrain scrofuleux, au contraire, esî ,t;^ déminéralis6j pauvre eu .chlo rureSj aux dépens de 11 chaux et de la potasse^ hijpoac ide. La nutrition est encore modifiée par Fintermédiaire du système nerveuK qui peut être mis en jeu par des incitations centrales ou ■périphériques. L'accélération de» échanges sera modérée par les aliments d'épargne, l'arsenic, la valériane, les bromures. Le ralentissement du processus nutritif sera accéléré au moyen des eaux de Vichy, de Carlsbad, des iodures, des stimulants cutanés, du massage, etc. Les alcalins diminueront l'acidité de l'arthritisme, puisque l'alcal init é humorale active les

^02 LES do{:trines médicales

oxydations, tandis que l'acidité les diminue. Il fant aussi réduire l'excilabilité anormale du système nerveux, car les ràucltons neroeuses peuvent produire des maladies dites humorale», des troubles de la nutrition générale non en lésant les cellules, mais en modlflant l'activité avec laquelle elles transforment les principes immédiats. Elles peuvent ainsi favoriser le développement du diabète, de l'obésité, de la lithiase biliaire, de la goutte, troubler la nutrition générale et engendrer la diathèse et les manifestations diverses de la nulrtlion retardante.

L'une ou l'autre de ces maladies arthritiques apparaîtra suivant que tel principe, la graisse pour l'ubésité, le sucre pour le diabète, la matière protéique pour la gravelle se soustrairont plus particulièrement aux métamorphoses réductrices. C'est aux conditions de la genèse de ces maladies que s'attaque la thêrorpeulique palhogénique, qui est surtout indiquée dans la cure des maladies chroniques dont la cause est durable et persistaute.

L'indication pathogénique dans les maladies de la nutrition générale consiste à ramener à leur type normal les métamorphoses troublées. La thérapeutique de Vobénté consistera donc, dans ses grandes lignes, à accélérer la nutrition en stimulant le système nerveux et en activant la fonction du Foie, & réduire l'accumulation de graisse (alcalins, exercices musculaires, exercice corporel k jeun).

Pour combattre le diabète, on accélérera les mutations nutritives, on activera la polyurie et ou modérera les autres sécrétions, ou accroîtra les mutations ' fonctionnelles et respiratoires, on restreindra l'iotro- ' duction du sucre alimentaire et des générateurs da ' giycogëne, on substituera au sucre qui s'élimine, d'autres substances qui puissent le suppléer, soit comme matières plastiques, soit comme matières combustibles, on emploiera les eaux minérales a

I THâRAPEUTIQUfi OËNARALI 303

Unes qui s'appliquent, du reste, au traitement des maladies par nutrition retardante. On emploiera coDlre la gravelle et les dépAts tophacés de la goutte, les moyens qui diminuent la production de l'acide uriqueet qui en facilitent la dissolution. On essaiera, en premier lieu, d'augmenter l'acide hippurique et l'urée en utilisant les effets du régime, de l'acide bonzoïque, de l'acide quinique, de l'eau chaude, des bains chauds, des bains salés.

Ces maladies de la nutrition sont surtout justiciables de la médication alcaline connue dès la plus haute antiquité. Elle se généralisa, dès qu'on s'aperçut que la^e éiémenlaire se passait en piilieu alcalin. On invoqua en sa faveur les expériftntos de' Claude Bernard ranimant avec des injections de soude des animaux sur le point de mourir par intoxication acide, ainsi que l'activité des oxydations in vitro sous l'influence des sels de soude et de potasse. Aux doses thérapeutiques, cette médication excl£ë~les fonctions siScrétoires et éliminatrices, active la sécrétion gastrique et biliaire, la diurèse, l'élimination des déchets toxiques qui, en s'oxydant mieux, deviennent moins nocifs. Le docteur Dufourl (de Vichy) a constaté expérimentalement l'augmentation du glycogëne du foie sous l'inlluence du bicarbonate de soude et on sait que la richesse en glycogëne est proportionnelle aux fonctions antitoxique, uréopoïétique et à tous les modes d'activité du foie. Il a encore vu que le coefficient azoturique ou coefficient d'utilisation azotée augmentait sous l'influence du bicarbonate de soude, à haute dose. C'est un argument eu faveur de ta théorie de la nutrition retardante. Cette médication agit dans les diverses manifestations de l'artbritisme GLi favorisant le métabolisme nutritif, en éUminant dans la goutte les divers acides qui imprègnent les

Si, en restreignant la production d'acide urique augmentant l'urée à ses déçans, feu SvoiwsùaKX ^

les dangers d'intoxication due à. l'élaboration insuffisante de l'azole. D'après Pawlow, les alcalins ont une action loliibitrice sur le pancréas et sur l'estomac, surtout chez les hyperchlorhydriques et ne possèdent pas une îniluence excito-sécrétoire sur ces organes. Ce sont des agents d'inhibition pour ces glandes. Cependant, aus doses thérapeutiques, les alcalins excitent les fonctions sécrétoires et éUniinatoires, activent les sécrétions gastrique, biliaire, rénale et facilitent ainsi la sortie des déchets toxiques; ils accroi^^sent tous les modes d'activité hépatique et surtout les fonctions antitoxiqne et uréopoïétique ; ils contribuent à mieux oxyder et élaborer les produits toxiques qui, ainsi, deviennent moins nocifs. De là, les bons effets de la médication alcaline dans la nutrition retardante et les auto-intoxications. Pourtant, oo a fait remarquer que l'urée diminuait sous l'intluence du bicarbonate de soude; mais M. Dufourt a montré, au contraire, qu'avec ce sel, le coefficient d'utilisation azotée augmtintait. De plus, des animaux soumis aux acides comburent moins facilement le sucre injecté dans leurs tissus que ceux qui sont traités par des solutions sodiques. (Charrin.) La synthèse de l'acide hippurique est entravée par l'administration d'acides. (Desgrez et Adler.) La médication alcaline agit essen- , ticllement en favorisant le métabolisme nutritif; et i chez les goutteux, elle restreint la production de i l'acide urique eu augmentant l'urée à ses dépens OD i le solubilise et rend son élimination facile; enfÏD, elle transforme en urée les corps puriques, les ' acides amidés et d'ammoniaque, ces produits plus \ toxiques dus à l'élaboration insuffisante de l'azote. ' L'heureuse action des oaux alcalines dans le diabâte 1 s'explique plutôt par leurs effets sur la nutrition que I par la facilité plus grande qu'elles donnent à, la coin- i buslion du sucre dans un milieu plus alcalin. Le ' bicarbonate de soude ne doit jamais être donné à '

S>BDT1Q0E GÉNéHALE

doses capables de produire l'alcalinilé. Dans la gravelle, ce sel peut éviter ou diminuer les dépâLs, mais on ne doit pas lui demander de les dissoudre. (Bouchard.)

Les abus de la médication alcaline et les objections formulées contre la théorie de la nutrition retardante par Albert Robin, Lecorché, Guyot, etc., ont conduit à prescrire les acides et de préférence l'acide pkoaphorique dans le diabète, la goutte, et quelques autres manifestations de l'arthritisme.

Radiothérapie. — Courants de haute fréquence.

— Les courants de haute fréquence ont été avantageusement employés dans le diabète, les troubles de la nutrition, le nervosisme.

Enlin, le rayonnement calorique, les rayons colorés visibles (ultm-violets), les rayons cathodiques, les rayons de Becquerel, les rayons de Rœntgen oui été utilisés eu thérapeutique.

Les qualités des divers rayonnements sont difTérentes, mais les effets produits sont analogues : aussi la photothérapie, la radiumthérapie, la Rœntgenthérapie, peuvenl^elles être considérées comme une méthode générale de traitement par les radiations, que l'on pourrait appeler par abréviation {Badiatio-Tliê rapie).

Pbotothérapie. — En 1894, Finsen démontre l'action des rayons bleus et violets dans la genèse de l'iuflammation. Leur suppression diminue la durée et l'intensité des phénomènes inflammatoires. Telle fut l'origine du traitement des varioleux dans la chambre rouge. Les rayons chimiques ultra-violets détruisent les bactéries qui se trouvent dans la peau. Leur emploi thérapeutique a donné des succès dans le lupus, la tuberculose cutanée. Sur 729 lupiques traités par la photothérapie, 689 soit 94 % ont été influencés favorablement et 413 ont guéri. Elle agit fort utilement sur le cancer de la peau, l'acné, les nœT:.

Finsen a recommandé l'emptoi des rayons sombres (lu spectre, les lentîlleB de quartz, la diminution de l'action calorique par la suppression des rayons rouges, l'augmentation du pouvoir pénétrant de la lumière par une compression soigneuse.

Rœntgenthérapîe. — Les rayons .font donné quelques résultats dans le traitement des épilbéliocna superficiels de la peau, de la langue, des lèvres. Ils sont préférables à l'ablation lorsque le cancer atteint les oridces de la face ou se complique de lésions trop profondes du squelette, car ils enlèvent ce qui est malade et rien de plus. Dans les cas de lancer du sein, ils eotrainent parfois une certaine amélioration. mais nous n'avons jamais observé de giiérison réelle.

Radiumthérapie. — Les elTets du radium sont analogues à ceux des rayons A^ Rœntgen. Ils s'en distin- | guent en ce que les rayons du radium exercent une j action plus profonde, plus bactéricide, plus éner- ' gique sur les néoplasmes malins de la peau. Ils conviennent aux angiomes cutanés en raison de leurs effets plus considérables sur les vaisseaux.

En résumé, ils n'ont donné qu'une amélioration passagère dans les tumeurs et la tuberculose des Yiscères ou des tissus sous-cutanés. Les lésions cutaoées ! justiciables de radiothérapie sont surtout celles dans lesquelles l'élément inflammatoire aigu fait défaut; | lupus tuberculeux, lupus érythémateui, eczéma chro- i nique, acné, sycosis, favus, épithéliomas de la peau et des muqueuses accessibles (1),

Telles sont les principales conquêtes thérapeutiques que l'on doit aux doctrines médicales modernes. Elles ont eu, encore, une heureuse influence sur la prophylaxie des maladies infectieuses, des maladies i' ' laides et sur l'hygiène publique et privée.

I. Lex Rayant de Bttnlgm. (ApplJcaiions chirurgicales.) ' Pans, 190&.

iies évi-

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