‹ Les doctrines pédagogiques des GrecsChapitre 7 sur 22 · LA RÉPUBLIQUE. — ÉDUCATION DES MAGISTRATS · texte numérisé non relu

LA RÉPUBLIQUE. — ÉDUCATION DES MAGISTRATS

On a remarqué sans doute qu'en formant Tintelligence de ses guerriers, Platon a singulièrement restreint la mesure des connaissances qui doivent lui être transmises ; il en borne la culture à quelques fables, aux œuvres des poëtes fortement réduites et corrigées, aux paroles et à la musique des airs appris pour être chantés dans les fêtes nationales ou religieuses. C'est qu'il réserve la science véritable pour les enfants de la caste supérieure, celle des magistrats, c'est-à-dire des philosophes, appelés dans son système à gouverner la cité. Le plan d'études, tracé en détail à leur usage, se trouve dans le septième livre de la République, qui débute par l'allégorie si connue de la caverne, image de la condition humaine.^ « La prison souterraine, c'est le monde visible; le feu qui l'éclairé, c*est la lumière du soleil ; le captif qui monte à la région supérieiu'e et qui la contemple, c'est l'âme qui s'élève jusqu'au monde intelligible. Dans le lieu le plus élevé de ce monde, est l'idée du bien, qu'on n'aperçoit qu'avec beaucoup de peine, mais qu'on ne peut connaître sans conclure qu'elle est la cause première de tout ce qu'il y a de beau

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