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rie très féconde et très belle : Il n’y a pas de gœouvernement légitime en soi. Il n’y a pas un gouvernement légitime et tous le sont. Si un pouvoir, quel qu’il soit, agit au mieux des intérêts de tous, selon les règles de la justice et de la raison, là est le pouvoir légitime auquel tout le monde doit obéir. Si un pouvoir méconnaît les droits des masses, transgresse les règles morales auxquelles il devrait obéir, alors ce gouvernement est illégitime, il est mauvais, et contre lui l’insurrection est le plus sacré des devoirs.
Cette souveraineté de la raison est, de toutes les théories politiques, celle qui s’adapte le mieux aux grandes idées modernes de progrès et d’évolution. C’est la base d’un gouvernement évoluant avec le peuple, auquel il commande, s’adaptant au milieu, au climat, à l’époque ; certaines nations peuvent demander la souveraineté du peuple, d’autres demandent la souveraineté du monarque. Ces deux principes sont légitimes si peuple et monarque agissent pour le plus grand bien du plus grand nombre.
C’est ce qu’explique très clairement M. de Lavergne dans un article sur Royer-Collard : « Pour les uns, le principe de l’ordre politique est dans la légitimité des rois. ; pour les autres, dans la souveraineté du peuple. Ce ne sont pas là des principes, ce sont des moyens. Le but de toute association politique, c’est le respect des personnes et des propriétés, la défense du faible contre le fort,